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ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT Partie 2, Chapitre 1

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ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT Farouk Alioua D partement des Sciences Humaines mars 2013 4.1. Les indicateurs de mesure de la croissance -Des indicateurs de dimension La ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT Partie 2, Chapitre 1


1
ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT
  • Farouk Alioua
  • Département des Sciences Humaines
  • mars 2013

2
PARTIE 1
CROISSANCE ECONOMIQUE ET DEVELOPPEMENT
3
CHAPITRE 1
LA CROISSANCE ECONOMIQUE
4
1. La notion de croissance 1.1. Définition 1.2.
Les caractéristiques de la croissance 1.3. Les
facteurs de la croissance 1.4. Les moteurs de la
croissance
2. Les différents aspects de la croissance
économique 2.1. La croissance démographique 2.2.
Capital et progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels 3. Les effets
de la croissance 3.1. Effets bénéfiques 3.2.
Effets négatifs
  •  4. Les difficultés de mesure de la croissance
  • 4.1. Techniques de mesure de la croissance
  • 4.2. Estimation et non mesure exacte
  • 4.3. Économie réelle et économie informelle
  • 4.4. Comparaison internationales de PIB

5
1 La notion de croissance
  • 1.1. Définition
  • La croissance peut se définir comme
    l'augmentation de la production sur une longue
    période.
  • Augmentation durable de l'activité.
  • Fait référence à l'observation de l'évolution à
    long terme d'une unité économique donnée (
    entreprise, économie nationale, secteurs, etc.)
  • Elle se réfère tout d'abord à l'accumulation de
    biens et à l'augmentation de la force de travail
    consacrées à l'augmentation de la production ( en
    termes réels ou monétaires).
  • La croissance se distingue de l'expansion à
    partir du critère de la durée.
  • F. Perroux  la croissance est l'augmentation
    soutenue pendant une ou plusieurs périodes
    longues, d'un indicateur de dimension, pour une
    nation, le produit global brut ou net en termes
    réels  F. Perroux  L'économie du XXème
    siècle, chap. 5 PUF, 1961
  • Elle  s'accompagne de progrès économiques
    variables 

6
1.2. Les caractéristiques de la croissance La
croissance est un phénomène durable. De ce fait
elle se distingue de l'expansion, phase
temporaire de la conjoncture ou du cycle
économique à l'expansion succède la récession,
ou même la dépression. Expansion                 
        Récession                             
        Dépression   L'expansion phase
de la conjoncture caractérisée par un
accroissement momentané et réversible de la
production, qui concerne donc le court
terme. Récession phase de la conjoncture
caractérisée par un accroissement momentané et
réversible de la production à un rythme inférieur
à la moyenne de longue période et qui concerne
donc le court terme Dépression phase de la
conjoncture caractérisée par une diminution
cumulative de la production et du revenu, qui
concerne donc le long terme. (Taux de croissance
négatif, baisse du revenu national réel).
7
  • 1.3. Les facteurs de la croissance
  • 2 facteurs  endogènes  le travail et le
    capital
  • La quantification de la contribution de ces deux
    facteurs à la création de richesse met en lumière
    l'existence d'un  résidu  (exogène) que l'on
    nomme  Progrès technique 
  • Dautres facteurs  exogènes  le rôle du
    capital humain, les dépenses de
    Recherche-Développement, la qualification.

8
Le capital
  • le capital est un stock de biens existant à un
    moment donné le revenu étant le flux de services
    qui découle de ce stock pendant une période de
    temps.
  • le capital est un ensemble de ressources
    hétérogènes et reproductibles dont l'emploi
    permet, par un détour de production d'accroitre
    la productivité du travail humain.
  • Ensemble de ressources hétérogènes Il peut
    comprendre
  • le capital physique qui désigne l'ensemble des
    biens physiques produits dans le passé et
    utilisés pour la production présente ou future.
    Il se décompose en
  • capital fixe, constitué par les moyens de
    production durables, c'est-à-dire utilisés
    pendant plus d'un an, comme les machines, les
    bâtiments ou les véhicules.capital circulant,
    constitué par les biens physiques transformés
    (produits semi-finis) ou détruits (consommations
    intermédiaires, comme l'électricité) pendant le
    cycle de production. le capital technique qui
    renvoie à l'ensemble des biens de production
    incorporant du progrès technique.
  • le capital financier, constitué par l'ensemble
    des actifs susceptibles de rapporter des revenus
    et/ou des gains (par différence de valeur), ou
    des titres de créance comme les titres ou les
    droits de propriété (actions, obligations, ou de
    la simple monnaie ).
  • le capital humain qui désigne l'ensemble des
    aptitudes, physiques comme intellectuelles, de la
    main d'œuvre qui sont favorables à la production
    économique. Certains2 utilisent le terme de
    capital pour désigner ces aptitudes dans la
    mesure où elles résultent d'un investissement, en
    formation notamment, qui a un coût économique
    mais qui rapporte un revenu, en augmentant la
    productivité des individus.

9
1.4. Les moteurs de la croissance
  • Rôle de l'investissement, de la consommation, du
    commerce extérieur et des dépenses publiques.
  • On peut aussi distinguer des causes  ultimes 
    et des causes immédiates
  • Causes immédiates Elles sont étudiées par les
    économistes et les statisticiens Productivité
    horaire, Dépenses d'éducation par tête, Capital
    par personne, Exportation par personne
  • Causes ultimes elles renvoient au rôle des
    institutions, des idéologies, de l'ordre
    international, du climat politique etc.
  • Tous ces éléments relèvent de l'étude des
    historiens ou des sociologues (Max Weber et
    l'éthique protestante), ils sont difficilement
    chiffrables et l'évaluation de leur importance
    relative est l'objet de controverses.

10
1. La notion de croissance 1.1. Définition 1.2.
Les caractéristiques de la croissance 1.3. Les
facteurs de la croissance 1.4. Les moteurs de la
croissance
2. Les différents aspects de la croissance
économique 2.1. La croissance démographique 2.2.
Capital et progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels
3. Les effets de la croissance 3.1. Effets
bénéfiques 3.2. Effets négatifs
  •  4. Les difficultés de mesure de la croissance
  • 4.1. Techniques de mesure de la croissance
  • 4.2. Estimation et non mesure exacte
  • 4.3. Économie réelle et économie informelle
  • 4.4. Comparaison internationales de PIB

11
2. Les différents aspects de la croissance
économique
2.1- La croissance démographique Il sagit de
prendre en compte la population et plus
particulièrement la population active,
c'est-à-dire lensemble des personnes en âge de
travailler, qui se trouvent sur le marché du
travail et désirant travailler quelles aient ou
non une activité rémunérée. Deux indicateurs
clés - Le taux dactivité nombre
dactifs/population totale. - Le taux demploi
nombre dactifs/population active. On peut
remarquer 2 entraves au libre jeu du marché sous
les hypothèses de la concurrence pure et parfaite
la faible mobilité professionnelle, car il est
difficile dadapter la main-d'œuvre aux mutations
nécessaires, ce qui crée un chômage technologique
doublé dun chômage de mobilité qui renvoie à une
situation de chômage dincohérence (coexistence
doffres demplois non satisfaites et de
chômage). Cest un chômage structurel qui dure !
12
Population du Maroc par année civile (en
milliers)
Années Totale Urbaine Rurale
1960 11 635 3 395 8 240
1970 14 952 5 171 9 781
1980 19 380 7 968 11 412
1990 24 167 11 757 12 410
2000 28 466 15 439 13 027
2010 31894 18 446 13 448
2013 32 950 19 513 13 437
2015 33 656 20 223 13 433
2020 35 361 21 943 13 418
2025 36 910 23 530 13 380
2030 38 175 24 905 13 270
2035 39 208 26 059 13 149
2040 40 082 27 004 13 078
2045 40 823 27 773 13 050
2050 41 360 28 361 12 999
13
Répartition par âge 0-14 ans 27,8 15-64
ans 66,1 65 ans et plus 6,1 Croissance
démographique (2011 est.) Taux de croissance
1,054 Taux de natalité 18,97 naissances/1.000
habitants Taux de mortalité 4,76 décès/1.000
habitants
14
Répartition par sexe à la naissance 1,05
homme(s)/femme moins de 15 ans 1,03
homme(s)/femme 15-64 ans 0,96 homme(s)/femme
65 ans et plus 0,82 homme(s)/femme
population totale 0,97 homme(s)/femme
Espérance de vie à la naissance population
totale 76,11 ans hommes 73,04 ans femmes
79,32 ans (2011 est.) Indicateur fécondité 2,19
naissance(s)/femme
15
Quavez-vous retenu de la séance précédente ?
Contrôle des connaissances N1 12/03/2013
16
1. La notion de croissance 1.1. Définition 1.2.
Les caractéristiques de la croissance 1.3. Les
facteurs de la croissance 1.4. Les moteurs de la
croissance
2. Les différents aspects de la croissance
économique 2.1. La croissance démographique 2.2.
Capital et progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels
17
2.2. Capital et progrès technique
  • Capital et accumulation on observe le taux
    dinvestissement (Inv/PIB) et son évolution.
  • Plus le taux dinvestissement saccroît, plus les
    capacités de production augmentent et plus
    linnovation se diffuse dans léconomie.
  • Cet aspect est fondamental pour la croissance
    économique, doù limportance de linvestissement
    tant pour les Néoclassiques (économie de loffre)
    que les Keynésiens (économie de la demande, jeu
    du multiplicateur).
  • CEPENDANT ce mécanisme dépend
  • de la nature de linvestissement
    (remplacement/capacité/productivité)
  • de lobjet de linvestissement (productif/non
    productif comme les équipements collectifs, le
    logement...).

18
  • Lintensité capitalistique
  • Elle se calcule en faisant le rapport K/L et
    permet de mesurer lévolution de la substitution
    capital-travail.
  • La diminution du coût du capital, la faible
    augmentation de la productivité du travail ont
    pour conséquence une évolution positive du prix
    relatif du capital face au prix relatif du
    travail, ce qui intensifie le mécanisme de
    substitution.
  • Cest aussi pour cette raison que le problème du
    chômage est un chômage de personnes non
    qualifiées dabord et ensuite un chômage de
    diplômés.

19
  • Le progrès technique
  • Au fil des siècles, cest bien linnovation qui a
    permis, et qui permet, de repousser le phénomène
    des rendements décroissants en augmentant la
    productivité, de stimuler la demande et qui
    maintient en vie le système libre entreprise
    (capitaliste).
  • Il faut distinguer la recherche fondamentale
    (conceptuelle, développement du savoir), la
    recherche appliquée (utilisation concrète des
    connaissances de la recherche fondamentale), la
    recherche-développement (type de recherche
    appliquée conduisant au lancement dun nouveau
    produit, dun nouveau procédé de fabrication...).
    Il faut un nécessaire équilibre ainsi que des
    liens forts entre recherche et entreprise, doù
    lintérêt des pôles de croissance proches des
    entreprises (Silicon Valley).
  • Le problème est lincertitude très forte liée à
    la recherche et à linnovation et à sa
    rentabilité qui désincite les gouvernements et
    les entreprises à impulser des efforts importants
    en la matière.

20
2. Les différents aspects de la croissance
économique 2.1. La croissance démographique 2.2.
Capital et progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels
21
2.3. Les facteurs socioculturels et
institutionnels
  • Mutations favorables à la croissance
  • une meilleure organisation des entreprises
    (responsabilité, adaptabilité, esprit
    dentreprise),
  • de vrais relations professionnelles (négociation
    collective, flexibilité, droit dexpression,
    gestion participative),
  • un Etat fort et entreprenant (politique
    déquipement, de formation, de recherche,
    politique industrielle...),
  • un programme déducation et de formation
    ambitieux (valoriser les capacités et les
    compétences, augmenter le niveau moyen de
    qualification, améliorer linsertion
    professionnelle, les mutations
    professionnelles...)
  • sont des actions structurelles favorables à la
    croissance.

22
Le problème est le financement, parfois difficile
avec peu de moyens dévaluer la rentabilité
attendue. De ce fait, cest LETAT qui doit alors
se substituer au marché défaillant, ce qui entre
dailleurs dans ses attributions (bien-être
général).
Obstacles à la croissance le protectionnisme,
les secteurs abrités (monopoles publics...),
linsuffisance de la concurrence, limportance du
nombre de secteurs en retard. De même, des
groupes de pression trop forts, des professions
protégées, des mentalités trop rigides peuvent
être responsables dune moindre croissance.
23
  • La croissance s'accompagne de progrès
    économiques variables
  • F. Perroux signifie par là que la croissance du
    produit global ne se traduit pas toujours par un
    progrès équivalent du niveau de vie
    l'augmentation de la production peut profiter à
    l'investissement plus qu'à la consommation. En
    outre, les richesses supplémentaires ne sont pas
    réparties de façon égalitaire dans la
    population.
  • La croissance est réalisée dans des changements
    de structure
  • Phénomène de longue période, la croissance
    s'accompagne de transformations importantes dans
    la structure de l'économie nationale. On dit que
    la croissance n'est pas homothétique les
    différents secteurs n'évoluent pas au même
    rythme.

24
1. La notion de croissance 1.1. Définition 1.2.
Les caractéristiques de la croissance 1.3. Les
facteurs de la croissance 1.4. Les moteurs de la
croissance
2. Les différents aspects de la croissance 2.1.
La croissance démographique 2.2. Capital et
progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels
3. Les effets de la croissance 3.1. Effets
bénéfiques 3.2. Effets négatifs
  •  4. Les difficultés de mesure de la croissance
  • 4.1. Techniques de mesure de la croissance
  • 4.2. Estimation et non mesure exacte
  • 4.3. Économie réelle et économie informelle
  • 4.4. Comparaison internationales de PIB

25
3. Les effets de la croissance
  • 3.1. Les effets bénéfiques de la croissance

La croissance économique permet lamélioration
du niveau de vie la croissance économique a
démarré en Europe à partir de la fin du XVIIIème
siècle avec la Révolution industrielle.
Laugmentation très rapide de la production a
permis daméliorer la ration alimentaire, de
multiplier les biens disponibles au sein des
ménages comme lautomobile, lélectroménager
(période des Trente Glorieuses), un meilleur
accès à léducation, aux soins médicaux, le
développement de droits sociaux (prévention des
risques de la vie, santé, vieillesse, chômage
avec la Sécurité sociale instituée en France en
1945).
26
Le surplus de production a amélioré le niveau de
vie des groupes sociaux les plus faibles sans
détériorer celui des autres.
Croissance économique équilibre les finances
publiques La croissance économique engendre de
plus importantes recettes fiscales qui autorisent
de plus importantes dépenses publiques pour le
bien-être de la société, la paix sociale et
lamélioration du niveau de vie.
27
Croissance économique crée de lemploi pour un
état technique donné, la croissance économique a
pour conséquence la création demplois lorsque
les gains de productivité restent inférieurs à
laugmentation de production attendue. Selon la
loi dA.M. OKUN (étude empirique aux Etats-Unis
dans les années 1960), une réduction de 3 de
lécart entre le PIB réel et le PIB potentiel
(PIB maximum que peut réaliser une économie
compte tenu de ses ressources en facteurs de
production et de ses structures productives)
permet de diminuer le chômage de 1. La
croissance économique permet daméliorer la
productivité par extension des marchés et
division du travail (cf.supra), ce qui autorise
une meilleure compétitivité, donc une hausse de
la part de marché... (cercle vertueux de
croissance).
28
3.2. Les effets négatifs de la croissance
- Les effets sociaux dès le XIXème siècle, la
croissance phénoménale a engendré des conditions
de travail inhumaines, le travail des
enfants... Aujourdhui, on assiste à une
déqualification de la main dœuvre, le marché
exclut de la croissance ceux qui ne peuvent
sadapter aux nouvelles technologies. La
croissance ne bénéficie quà certaines catégories
sociales (capitalistes) lorsque lEtat
nintervient pas pour une plus juste répartition
par une politique de redistribution ambitieuse.
29
Certains pays encouragent lexploitation de leur
population pauvre pour tenter de sinsérer dans
léconomie mondiale. Dans de telles conditions,
lEtat doit intervenir pour réguler les
conditions de la croissance (cf. régulation des
Trente Glorieuses) dans lintérêt de tous à
moyen/long terme. On peut se référer à G. MYRDAL
(Nobel 1974) qui a fait le procès de la
croissance. Il a montré que la recherche sans fin
de la productivité a pour conséquence lexclusion
sociale, la polarisation régionale, la
dégradation de lenvironnement et le
développement des inégalités (critique Radicale).
Il remet en cause le PIB comme critère de
croissance et a jeté les bases de lapproche
moderne en termes de développement.
30
  • Le transfert du système de valeurs la
    croissance engendre des inégalités économiques et
    sociales et élimine ainsi les solidarités
    traditionnelles, crée lobsession de la recherche
    de gain financier, lindividualisation et par la
    suite la délinquance, la violence, la fracture de
    la société.
  • - Les effets sur lenvironnement augmenter la
    production nécessite un recours croissant aux
    consommations énergétiques et la multiplication
    des rejets polluants. Les effets sont présents
    mais aussi sur la situation à venir.
  • En labsence de progrès technique sur une
    utilisation plus propre des ressources
    naturelles, la dégradation des écosystèmes crée
    un problème de qualité de vie pour les
    générations à venir (problème transgénérationnel).

31
REMARQUE le Club de Rome avait déjà donné
lalerte... dans les années 1970 ! Il
prônait alors une croissance 0, vite supplantée
par la recherche de gain quapportait la
croissance de lépoque. On voit ici une fois de
plus les défaillances du marché, incapable de
réguler léconomie dans un sens favorable au
bien-être collectif (où est la main invisible
?) Récemment, la Russie a sauvé le protocole de
Kyoto par sa ratification mais cela ne suffira
pas. En effet, le protocole de Kyoto prévoit de
revenir et de maintenir le niveau de pollution à
celui qui prévalait en 1990. Or, selon les
experts, pour simplement maintenir la
température de latmosphère à son niveau actuel
(déjà trop élevé), il faudrait diviser ce niveau
de pollution par deux !... Certains économistes,
plus optimistes, croient en le progrès technique
pour permettre la poursuite de la croissance sans
pollution supplémentaire (rendre les processus de
production plus propres et plus efficients).
Dautres font remarquer que lépuisement très
rapide des ressources énergétiques, non
renouvelables, vont naturellement mettre un
terme à la pollution... également par
lincitation à la recherche dautres énergies,
renouvelables de préférence, révolutionnaires
(prime au premier sur le marché).
32
Contrôle des connaissances N2 14/03/2013
Commentez et argumentez
La croissance économique permet lamélioration
du niveau de vie
33
1. La notion de croissance 1.1. Définition 1.2.
Les caractéristiques de la croissance 1.3. Les
facteurs de la croissance 1.4. Les moteurs de la
croissance
2. Les différents aspects de la croissance 2.1.
La croissance démographique 2.2. Capital et
progrès technique 2.3. Les facteurs
socioculturels et institutionnels
3. Les effets de la croissance 3.1. Effets
bénéfiques 3.2. Effets négatifs
  •  4. Les difficultés de mesure de la croissance
  • 4.1. Indicateurs de mesure de la croissance
  • 4.2. PIB Estimation et non mesure exacte
  • 4.3. Économie réelle et économie informelle
  • 4.4. Comparaison internationales de PIB

34
4. Les difficultés de la mesure
4.1. Les indicateurs de mesure de la croissance
-Des indicateurs de dimension La croissance est
appréciée à travers les variations des principaux
indicateurs économiques définis par les règles de
la comptabilité nationale. Elle s'exprime sur le
long terme par un taux de croissance annuel moyen
de ces indicateurs. L'indicateur utilisé par la
Comptabilité nationale, ainsi que par la plupart
des statistiques internationales est le Produit
Intérieur Brut (PIB) et le Produit National Brut
(PNB). Le PIB a crû d'environ 5 en moyenne
chaque année pendant les Trente Glorieuses, dans
les pays occidentaux. Il est de 8 à 9 pour la
chine.
Tx de croissance au Maroc 4,5 (2012 est.) 4,8
(2011 est.)
  • Des indicateurs de progrès économique
  • On calcule le PIB/habitant, PIB/population active
    (estimer la productivité moyenne du travail),
    Indicateur de Développement Humain.

35
Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant (US)
Source CIA World Factbook Version Mars 11, 2012
MAROC Classé 121ème Rang Mondial sur 226 pays
36
Les pays au plus gros PIB (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB (estimations 2012, prix courants)
Rang Pays PIB 2012 (milliards ) PIB 2011 (milliards ) Evolution
Source FMI Source FMI Source FMI Source FMI Source FMI
1 Etats-Unis 15 653 15 076 3,8
2 Chine 8 250 7 298 13
3 Japon 5 984 5 867 2
4 Allemagne 3 367 3 607 -6,7
5 France 2 580 2 778 -7,1
6 Royaume-Uni 2 434 2 431 0,1
7 Brésil 2 425 2 493 -2,7
8 Italie 1 980 2 199 -9,9
9 Russie 1 954 1 850 5,6
10 Inde 1 947 1 827 6,6
11 Canada 1 770 1 739 1,8
12 Australie 1 542 1 487 3,7
13 Espagne 1 340 1 480 -9,4
14 Mexique 1 163 1 154 0,8
15 Corée 1 151 1 116 3,1
16 Indonésie 895 846 5,7
17 Turquie 783 774 1,1
18 Pays-Bas 770 838 -8,1
19 Arabie saoudite 657 597 10
20 Suisse 623 661 -5,7
37
Les pays au plus gros PIB par habitant (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB par habitant (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB par habitant (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB par habitant (estimations 2012, prix courants) Les pays au plus gros PIB par habitant (estimations 2012, prix courants)
Rang Pays PIB 2012 par habitant () PIB 2011 par habitant () Evolution
Source FMI Source FMI Source FMI Source FMI Source FMI
1 Luxembourg 105 720 115 809 -8,7
2 Qatar 100 378 98 144 2,3
3 Norvège 99 316 97 607 1,8
4 Suisse 77 840 83 073 -6,3
5 Australie 67 983 66 371 2,4
6 Emirats arabes unis 65 377 63 626 2,8
7 Danemark 55 448 59 709 -7,1
8 Suède 54 879 57 638 -4,8
9 Canada 50 826 50 496 0,7
10 Singapour 49 936 49 271 1,4
11 Etats-Unis 49 802 48 328 3,1
12 Japon 46 896 45 870 2,2
13 Autriche 46 330 49 688 -6,8
14 Koweït 46 142 43 723 5,5
15 Pays-Bas 45 942 50 216 -8,5
16 Finlande 45 545 48 783 -6,6
17 Irlande 44 781 48 289 -7,3
18 Belgique 43 175 46 989 -8,1
19 Allemagne 41 168 44 111 -6,7
20 France 41 151 43 088 -4,5
38
  • - Des indicateurs de structure
  • il sagit dobserver et danalyser des
    modifications structurelles de léconomie
    analyse en termes de répartition sectorielle
    (primaire, secondaire, tertiaire), secteur
    marchand/non marchand, répartition géographique
    (PIB/région, urbain/rural, Paris/province...).
  • .

39
En 2007prés de 60 du PIB régionalisé est
réalisé par 5 régions
40
PIB régionalisée (en millions de dirhams), 2007
REGIONS PIB 2007 Part en
Grand-Casablanca 112 716 18,3
Souss-Massa-Drâa 76 085 12,3
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër 59 171 9,6
Marrakech-Tansift-Al Haouz 56 103 9,1
Tanger-Tétouan 45 929 7,5
Région de lOriental 43 587 7,1
Doukkala-Abda 37 388 6,1
Ghard-Cherarda-Béni Hssen 35 740 5,8
Chaouia-Ouardgha 32 129 5,2
Meknès-Tafilalet 31 377 5,1
Fès-Boulmane 26 769 4,3
Tadla-Azilal 24 277 3,9
Laayoune-Boujdour-Sakia Hamra 19 740 3,2
Taza-Houceïma-Taounate 15 244 2,5
     
NATIONAL 616 254 100,00
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La croissance économique du Maroc estimée à 4,5
pc. au 1er trimestre 2013
  • La croissance économique devrait se situer à 4,5
    au 1er trimestre 2013, indique le Haut
    Commissariat au plan (HCP), se basant sur
    l'hypothèse d'une campagne agricole au-dessus de
    la moyenne et du maintien du dynamisme des
    activités non agricoles.
  • Dans sa dernière note de conjoncture, le HCP
    explique que l'amélioration de la croissance
    économique par rapport au quatrième trimestre
    2012 (2,8) est due aux activités agricoles, qui
    seraient plus dynamiques en 2013, après une
    contraction de près de 8,1 une année auparavant.
  • De son côté, la valeur ajoutée du secteur
    industriel devrait, selon le HCP, croitre de 2,6
    en rythme annuel lors du 1er trimestre 2013,
    tandis que la demande extérieure adressée au
    Maroc, profiterait de la reprise progressive de
    l'économie mondiale, estimée à 0,2 et 0,3
    durant ces 2 trimestres de l'année en cours.

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  • Le PIB est un agrégat qui représente la valeur
    des biens et des services produits pendant
    l'année par les agents résidents à l'intérieur du
    territoire national (qq soit leur nationalité).
    Cest la somme des V.A. des branches.
  • Le PIB est calculé en additionnant les valeurs
    ajoutées des différentes branches, de façon à
    éviter de compter plusieurs fois leurs
    consommations intermédiaires.
  • Le P.I.B. est l'estimation de la valeur de
    l'ensemble des biens produits sur le territoire.
    Il s'agit de résumer en une seule donnée chiffrée
    la valeur des richesses créées. Mais additionner
    des tonnes, des Kms, des litres... nécessite
    l'utilisation d'une unité de compte commune. Les
    prix des produits constituent l'unité de mesure
    généralement retenue.

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4.2. le PIB, une estimation et non une mesure
exacte
  • Les méthodes de calcul des grands agrégats ne
    sont pas homogénéisées dans l'ensemble des pays.
  • Le calcul du P.I.B. implique une saisie
    d'informations auprès des agents économiques pour
    estimer leur valeur ajoutée. La confiance que
    l'on peut accorder aux renseignements ainsi
    collectés va donc, en premier lieu, dépendre des
    moyens matériels et humains dont les organismes
    chargés d'élaborer les statistiques disposent.
  • Dans la plus part des pays développés, ces moyens
    existent. Ainsi, les entreprises sont obligées de
    tenir une comptabilité précise, selon des règles
    normalisées, identiques pour toutes les firmes
    (bilan, compte de résultats ... ) et doivent
    dégager certains soldes, dont la valeur ajoutée,
    qui seront ensuite pris en compte par les
    statisticiens nationaux pour le calcul du P.I.B.
  • Mais pour bon nombre de pays la réalité est
    souvent différente. Le degré de fiabilité des
    indicateurs fournis, tel que le P.I.B., est alors
    nettement plus faible que celui établi dans les
    pays développés.

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4.3. Économie réelle et Économie informelle.
Activité économique totale Activité économique totale Activité économique totale Activité économique totale Activité économique totale Activité économique totale
Économie formelle PIB officiel Économie formelle PIB officiel Économie informelle Échappe à la mesure officielle du PIB Économie informelle Échappe à la mesure officielle du PIB Économie informelle Échappe à la mesure officielle du PIB Économie informelle Échappe à la mesure officielle du PIB
Secteur non marchand public et privé Biens et services marchands d'après les statistiques officielles Économie au noir au sens strict Économie criminelle Activité domestique Volontariat
Travail au noir occasionnel Travail au noir continu Déclaration partielle de la production Travail au noir occasionnel Travail au noir continu Déclaration partielle de la production Travail au noir occasionnel Travail au noir continu Déclaration partielle de la production Travail au noir occasionnel Travail au noir continu Déclaration partielle de la production
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Économie de lombre en pourcentage du PIB
officiel, 19882000 Groupe de pays En
pourcentage du PIB Pays en développement
3544 Pays en transition 2130 OCDE
1416 Les résultats sont indiqués sous
forme de fourchettes, car les méthodes
destimation utilisées par les différentes
sources ne sont pas les mêmes.
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L'économie souterraine atténue l'impact de la
crise
  • L'économie parallèle comme amortisseur de crise.
    Le rapport de cause à effet s'est vérifié en
    2009, indique la Deutsche Bank, mais uniquement
    pour les pays qui dépassent un certain seuil de
    non déclaré, qu'il s'agisse d'activités illégales
    comme le trafic de drogue, de simples fausses
    factures ou de travail au noir.
  • Ainsi la Grèce, championne d'Europe de l'économie
    souterraine - 25 du PIB -, où le premier
    ministre Georges Papandréou avait reconnu le
    niveau record de corruption des fonctionnaires,
    n'a enregistré pour cette année qu'un recul de
    l'activité de l'ordre de 1 , malgré les alertes
    sur la dette publique. La banque allemande cite
    comme deuxième exemple emblématique l'économie
    portugaise, qui compte 20 d'activité non
    déclarée, et dont le PIB n'a chuté que de 2,6 .
  • De la même façon, plusieurs experts estiment que
    si l'Espagne parvient à traverser la crise en
    gardant le sourire, c'est grâce à son économie
    parallèle, notamment les nombreux petits boulots
    au noir que les Espagnols cumulent pour boucler
    leurs fins de mois. En revanche, l'équation est
    moins évidente pour l'Italie, autre pays du Sud
    adepte de l'activité informelle (environ 22 ),
    où le PIB baissera cette année de 5 .
  • À l'inverse, on retrouve aussi dans les pays les
    plus résistants à la crise les États les plus
    vertueux, c'est-à-dire ceux qui comptent une
    masse salariale particulièrement honnête,
    entendez déclarée par les employeurs. C'est le
    cas de l'Autriche, de la France et des Pays-Bas,
    qui ont enregistré une contraction de leur PIB de
    2 à 4 alors que l'économie parallèle se situe
    entre 7 et 12 de l'activité totale

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4.4. Les comparaison internationales de PIB
  • Les comparaisons entre pays sont rendues
    difficiles par la variabilité des taux de change
    entre les monnaies. On utilise parfois un taux de
    change PPA (Parité des Pouvoirs d'achat) fondé
    sur la comparaison des pouvoirs d'achat des
    diverses monnaies
  • Lorsque l'on désire comparer le niveau de
    développement de chaque pays ou leur place au
    niveau mondial, on confronte le montant de leur
    P.I.B. respectif ou de leur P.I.B.. par habitant.
    Une telle démarche implique la conversion de cet
    indicateur en une monnaie commune le dollar est
    aujourd'hui la monnaie la plus fréquemment
    utilisée et la conversion se fait le plus souvent
    au taux de change constaté sur le marché.

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  • Le P.I.B. des pays en développement
  • Les données statistiques sont souvent marquées
    par une forte incertitude liée en particulier à
    l'insuffisance des moyens de collecte et
    d'analyse des informations statistiques.
  • Par ailleurs, les écarts de niveau et de mode de
    vie rendent plus difficile encore les
    comparaisons internationales.
  • En supposant la qualité du service rendu
    identique dans les trois cas.
  • Le PIB officiellement calculé n'est que la partie
    visible de la production globale d'un pays il
    correspond à l'économie formelle.
  • L'inflation rend les calculs peu fiables puisque
    la valeur de la monnaie utilisée varie. Il faut
    alors, pour l'éliminer, faire des calculs en
    volume (en utilisant les euros constants d'une
    année donnée), qui s'opposent au calcul en valeur
    (utilisant, eux, les euros courants, employés à
    ce moment-là).

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SYNTHESE
A/ La croissance transforme les structures
économiques et sociales
La croissance se fait dans et par le changement
(développement du salariat, transformations
sectorielles avec la diminution du nombre
dagriculteurs et laugmentation concomitante du
nombre douvriers, puis demployés des services,
développement des villes et de lhabitat
urbain...). Mais rien nassure que ces
transformations soient toutes dues à la
croissance économique puisque lon observe en
France et dans certains Pays En Développement
(PED) le développement de certaines villes sans
croissance économique. Il est donc difficile de
séparer dans ces transformations structurelles
celles qui sont liées au facteur croissance. B/
Certaines modifications ne sont pas quantifiables
car leur appréciation est subjective et dépend
alors de chaque individu !
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C/ Pour un même niveau de croissance, les
conséquences sur la société peuvent être
totalement différentes car elles dépendent de la
façon de créer ces richesses, de leur
répartition, du type et de limportance de
lintervention étatique... On peut par exemple
opposer les pays développés où une certaine
répartition et redistribution permet le
développement économique et sociale de la société
avec certains PED (Chine, Russie, pays arabes
exportateurs de pétrole) où la totalité des
richesses créées est accaparée par une frange
dindividus, souvent proches du pouvoir, ou
propriétaires !
D/ Enfin, les gaspillages et excès des phases de
croissance passées remettent au jour la notion de
préférences collectives, le respect de
lenvironnement, la protection des plus
pauvres... une logique salutaire de développement
durable (soutenable) qui se matérialise par la
montée en puissance des Organisations Non
Gouvernementales (ONG) qui sont, depuis peu de
temps, écoutées par les gouvernements des pays
les plus riches.
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