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LES DROITS DE LA FEMME

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LES DROITS DE LA FEMME ... Comme pour toute discrimination, ... Le travail des ouvri res rencontre cependant une vive opposition de la part du mouvement ouvrier ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: LES DROITS DE LA FEMME


1
LES DROITS DE LA FEMME
  • Toute une histoire
  • Par Melle TOBIO-HAUTESSERRE Pascale
  • Pour le centre social André Malraux de Villepinte

2
INTRODUCTION
  • L'idée que les femmes ont les mêmes droits que
    les
  • hommes est récente.
  • Comme pour toute discrimination, on s'appuyait
    alors
  • sur leurs différences de nature, de fonction,
    pour
  • justifier le fait qu'elles étaient privées d'un
    certain
  • nombre de droits. De plus, on a considéré les
  • femmes le plus souvent comme inférieures,
  • incapables de réflexion, de logique, de maturité.
  • Éternelles mineures, elles devaient se cantonner
    aux
  • charges du foyer. Lorsqu'elles étaient pauvres
    on
  • les exploitait alors autant et même plus que les
  • hommes...

3
  • Aujourd'hui, si dans les textes, les femmes ont
    les
  • mêmes droits que les hommes, dans la réalité
  • bien des inégalités subsistent elles occupent
  • encore majoritairement les emplois subalternes,
  • donc moins bien payés elles sont, plus que les
  • hommes, victimes du chômage et de la précarité
  • et elles sont, encore aujourd'hui, souvent
  • systématiquement écartées du pouvoir, dans les
  • partis politiques, au Parlement, au
  • gouvernement...

4
LES ORIGINES
  • Selon certaines féministes, les
  • sociétés de la préhistoire auraient
  • connu des formes de pouvoir
  • matriarcal, fondées sur le culte
  • de la Grande Déesse .
  • Les envahisseurs indo-européens
  • auraient porté un coup fatal au
  • matriarcat.

5
DANS LEGYPTE ANCIENNE
  • Comme dans toutes les civilisations antiques, il
  • y eut quelques souveraines ou régentes qui
  • parvinrent à régner, telles Nitocratis ou
  • Hatchepsout. Certaines semblent avoir joué un
  • certain rôle politique à côté du pharaon, comme
  • Néfertiti, qui disparait de la scène assez
  • mystérieusement.
  • Cette grande épouse royale de Ramsès
  • II, avait un rôle limité à la représentation. En
  • général, leur fonction se limitait à assurer une
  • descendance et à gérer les activités du Harem
  • Royal.
  • Les mariages étaient arrangés par le père parfois
    dès l'âge de six ans.
  • Les hommes pouvaient avoir plusieurs épouses et
    des maîtresses, des harems.
  • Les femmes en revanche étaient astreintes à la
    monogamie.
  • Tous les textes de référence d'époque sont
    rédigés par des
  • hommes.

6
DES PHARAONS FEMMES ?!?
  • Les cas de pharaons femmes sont tout de même
    rares.
  • Seulement 6 sur 2000 ans d 'Histoire, et la
    majorité d'entre
  • elles sont là "par intérim". Certaines ont même
    été "oubliées"
  • sur les listes royales par les scribes c'est
    dire le peu de
  • considération qu'elles avaient.
  • Toutes les études "sérieuses" sur ces questions
    mettent en
  • avant le fait que l'Égypte fut bien, tout au long
    de son
  • histoire, une société patriarcale.
  • Et même si certains codes de loi proclament bien
    une égalité
  • entre l'épouse et l'époux, dans les faits, il en
    va
  • différemment.

7
EN PERSE
  • Certaines mosaïques représentaient des femmes
    dévêtues.
  • Il est un fait indiscutable quà Persépolis, où
    la pierre
  • conserve lHistoire de la Perse antique, les
    femmes sont
  • absentes.
  • Dun autre côté, les femmes ont joué un rôle
    important dans
  • la vie quotidienne sous la dynastie Achéménide.
    Elles
  • travaillaient au côté des hommes dans les
    ateliers et y
  • recevaient le même salaire queux.
  • Les femmes de haute naissance avaient même une
    influence
  • sur les affaires de l'État. Les femmes membres de
    la famille
  • royale possédaient leurs propres domaines, et
    nombre de
  • documents témoignent de leur implication dans la
    gestion des
  • affaires des lettres sur lacheminement du
    grain, du vin, et
  • des animaux jusquau palais depuis des
    possessions
  • lointaines.
  • Les seules limites à lautorité de la reine
    étaient fixées par le
  • souverain lui-même. Purandokht, qui était la
    fille du roi Khosrau
  • II gouverna lempire perse durant presque deux
    ans avant
  • dabdiquer. À cette époque, le plus haut rang
    féminin était tenu

8
  • Les femmes qui n'étaient pas de condition noble
    disposaient d'une certaine
  • indépendance économique. Elles avaient le droit
    de travailler (certains métiers
  • étaient autorisés aux deux sexes et d'autres
    étaient réservés), de posséder des
  • propriétés et de les vendre et étaient
    elles-aussi obligées de payer des impôts.
  • Des découvertes archéologiques ont même montré
    l'existence de femmes qui
  • étaient chef d'entreprises ou de certaines autres
    qui avaient atteint des postes
  • militaires de haut rang.

Les historiens pensent que cest en fait Cyrus
le Grand qui, dix siècles avant lIslam, a établi
la coutume de couvrir les femmes afin de protéger
leur chasteté. Daprès cette théorie, le voile
est ainsi passé des Achéménides aux Séleucides.
Ceux-ci lont, à leur tour, transmis aux
Byzantins doù les conquérants arabes lont
adopté, le répandant à travers le monde arabe.
Cela dit, le voile est omniprésent dans le monde
méditerranéen les femmes grecques mariées se
doivent de porter un voile sur leurs cheveux, la
Bible impose la même obligation aux épouses
légitimes. La chevelure visible est le
signe distinct des prostituées.
Marie Madeleine lavant avec ses cheveux,
instrument de son péché et de sa rédemption, les
pieds du Christ
9
TOUJOURS DANS LANTIQUITE
  • Les femmes d'Étrurie furent certainement celles
    qui, dans l'antiquité,
  • eurent relativement le plus de liberté, et le
    statut le moins contraignant.
  • Cela était très mal vu des Grecs et des Romains
    avant que l'Étrurie ne
  • devienne province romaine. Les Romaines étaient
    juridiquement
  • assimilées à d'éternelles mineures et soumises
    toute leur vie durant à
  • l'autorité d'un tuteur, leur père puis leur mari.
  • La patria potesta qui donne droit de vie ou de
    mort au pater familias sur
  • tous les membres de sa famille fut réduite au IIe
    siècle avant J.-C. puis
  • supprimée au IIe siècle après J.-C. Les Romaines
    jouirent d'un statut
  • moins draconien que les Grecques. Elles avaient
    par exemple libre accès
  • aux stades, théâtres et autres lieux publics. Le
    divorce existait mais avait
  • un tout autre sens qu'aujourd'hui.

Au IIe siècle ap. J.-C. l'empereur Marc-Aurèle
délivre la femme romaine de l'institution de la
manus, qui en faisait jusque là une mineure
perpétuelle. Sans jouir d'aucun droit politique,
elle peut désormais divorcer et se remarier, et
elle a droit à la même part de l'héritage
paternel que ses frères.
10
LES PREMIERES GRANDES DAMES
  • En Gaule, au Ve siècle, selon
  • la tradition, une femme de 28
  • ans, la future Sainte
  • Geneviève, appelle les
  • défenseurs de Paris, qui
  • s'apprêtaient à fuir, à résister
  • aux Huns et contribue à
  • sauver la ville.

11
La Kahina
  • En Algérie, au VIIe siècle, une femme libre
  • berbère combattit les Omeyyades, après
  • avoir rassemblé autour d'elle une armée
  • d'hommes.
  • Elle vaincu deux fois l'armée omeyyade.
  • Ce sont les historiens arabes de la période
  • médiévale qui lui donnèrent le nom sous
  • lequel on la connaît, la Kahina.
  • Elle fut finalement capturée et décapitée.
  • Figure légendaire de l'identité kabyle et
  • berbère, elle est censée avoir uni tous les
  • hommes de cette nation contre l'envahisseur
  • arabe et musulman.

12
AU MOYEN AGE
  • L'Église catholique romaine tient une position
  • ambivalente vis-à-vis des femmes. Créées à
    l'image
  • de Dieu, dotées d'une âme immortelle à l'égal de
  • l'homme, elles peuvent accéder à la sainteté.
    Elles
  • sont toutefois exclues des fonctions sacerdotales
    et,
  • au principe d'égalité devant Dieu, s'oppose une
  • hiérarchie terrestre qui les place dans une
    position
  • subordonnée.
  • Saint Augustin, grande source d'inspiration du
    droit
  • canonique, distingue ainsi l'ordre de la grâce,
    dans
  • lequel la femme est l'égal de l'homme, de l'ordre
    de la
  • nature où elle est à son service. Les femmes se
    voient
  • ainsi conférer un statut ambivalent. Comme la
    Vierge
  • Marie, il leur faut allier la pureté et la
    maternité. Dans
  • la hiérarchie établie par les théologiens et les
  • canonistes, les vierges se voient offrir une
    place
  • supérieure aux veuves et aux femmes mariées. Les
  • martyres de la pureté incarnent cette
    idéalisation de

13
  • La législation ecclésiastique joue dans
    l'ensemble un rôle de protection
  • vis-à-vis des femmes. L'Église réprime
    progressivement les abus les plus
  • criants interdisant le rapt ou au maître de
    violer une esclave vierge, au
  • père d'abuser de la fiancée de son fils
  • L'obsession est de mettre fin à l'inceste, qui
    s'était largement répandu.
  • Le mariage chrétien établit la liberté de choix
    et la libre volonté des deux
  • époux par l'échange symétrique des consentements
    (et non le prêtre qui
  • n'en est qu'un témoin privilégié) et le prêtre
    doit s'assurer de la liberté de
  • leur choix par des questions préalables. Si, dans
    la pratique, les mariages
  • arrangés se poursuivirent, particulièrement dans
    les classes sociales
  • supérieures, du moins le principe de liberté et
    d'égalité des époux était-il
  • posé. La répudiation est interdite et le divorce
    autorisé en trois cas la
  • stérilité, la consanguinité jusqu'au 7e degré ou
    lordination ultérieure dun
  • des époux. Ladultère est puni.
  • Apparu au VIe siècle, le couvent, garant de
    sécurité matérielle, représente aussi la
    possibilité d'une vie spirituelle et
    intellectuelle pour les femmes. Les abbesses
    exercèrent un pouvoir égal à celui des abbés,
    et parfois des évêques.
  • La figure emblématique de l'abbesse est
    l'érudite Hildegarde de Bingen qui vécut à la
    fin de la période (1098-1179).

14
TOUJOURS AU MOYEN AGE
  • La plupart des femmes mariées étaient sous
  • le pouvoir de leurs maris.
  • Si l'émiettement de l'empire carolingien
  • avait permis à un grand nombre de femmes
  • nobles d'accéder au pouvoir politique et
  • économique, voire militaire, la centralisation
  • de l'État du XIIe siècle leur ferme cette
  • perspective.
  • Cependant, une femme comme Aliénor
  • d'Aquitaine (1133-1204) joua en Angleterre
  • et en Aquitaine un rôle politique, puis
  • culturel, essentiel.

15
  • Au XVe siècle, Jeanne d'Arc, âgée de moins de 18
    ans,
  • parvient à se faire admettre comme chef de guerre
    et le reste
  • pendant deux ans. Les circonstances de cette
    affaire, rendue
  • possible par un contexte politique très
    particulier, ne sont pas
  • entièrement élucidées.
  • Une partie de l'Église a adopté une position
    soupçonneuse sur
  • l'épopée de Jeanne (et notamment sur la
    prétention d'une très
  • jeune femme à avoir reçu une mission divine sans
    passer par une
  • autorité religieuse instituée) l'Inquisition
    s'est inquiétée de
  • l'affaire, et c'est d'ailleurs un tribunal
  • ecclésiastique (soucieux de plaire à
  • l'occupant Anglais) qui l'a condamnée au bûcher,
  • après qu'elle ait été abandonnée par le roi
  • Charles VII de France.
  • L'histoire de Jeanne d'Arc, qui reste un cas
    unique,
  • révèle un des paradoxes d'une société dans
    laquelle,
  • au quotidien, la femme est maintenue dans une
  • situation subordonnée, mais où une femme à peine
    sortie de
  • l'adolescence a pu faire accepter son autorité
    par des guerriers.

16
  • L'Église, dès le XIe siècle et les réformes
    grégoriennes,
  • s'efforcèrent de limiter le nombre des
    religieuses et
  • d'éliminer le pouvoir des femmes en son sein. À
    partir de la
  • fin du XIIe siècle se forment dans le nord de
    lEurope des
  • communautés de femmes célibataires ou veuves, les
  • béguines. Sans faire vœu d'appartenance à aucun
  • ordre religieux, elles mènent une vie spirituelle
    intense et
  • s'investissent dans l'action caritative.

17
A la renaissance
  • La renaissance fait reculer les droits des
  • femmes dans tous les domaines.
  • Progressivement, mais inéluctablement, les femmes
    se
  • sont vues exclure de la sphère politique et
    publique.
  • Lorsque certaines d'entre elles exercent encore
    un
  • pouvoir réel comme Marguerite dAngoulême,
    l'échec
  • final est une régression visible des droits de la
    femme.

18
La régression durant la renaissance
  • La réinstauration du droit romain en Europe
    restreint
  • considérablement les droits des femmes qui
  • redeviennent de véritables mineures, abolissant
    ainsi les
  • acquis chrétiens du haut Moyen Âge.
  • En France, au XVIe siècle, la femme
  • mariée devient juridiquement incapable.
  • Marie de Gournay (1566-1645), fille
  • adoptive de Montaigne, exprime sa
  • colère dans  L'Égalité des hommes
  • et des femmes  et
  •  Le grief des femmes .

19
  • Le droit romain s'impose aussi au sein de
    l'église catholique.
  • La misogynie des traités de théologie morale des
    XIVe siècle
  • et XVe siècle est féroce la persécution contre
    les sorcières
  • fait des dizaines de milliers de victimes.
  • Christine de Pisan (1364-1430) plaide dans ce
    climat la cause
  • des femmes.
  • Ni lhumanisme, ni la réforme protestante
    n'améliorent
  • sensiblement le statut de la femme. Pendant une
    courte période, les femmes
  • profitent des ouvertures ménagées par la Réforme.
    La lecture par les femmes de la
  • Bible et des textes sacrés en langue vulgaire est
    un temps prôné par les
  • prédicateurs. À limage de Marie Dentière,
    certaines femmes saisissent
  • lopportunité qui leur est offerte pour se faire
    prédicatrices ou se mêler de
  • théologie. Elles bénéficient également de
    leffort dalphabétisation entrepris à partir
  • des années 1560 à travers le catéchisme.
  • Cette liberté de parole est cependant
    rapidement étouffée. Luther dissout les
    communautés religieuses et sa propre épouse,
    Katherine von Bora, donne l'exemple du retour de
    la femme au foyer.
  • Au XVIIe siècle, certaines sectes protestantes
    dissidentes, comme les anabaptistes ou les
    quakers, autorisent les femmes au prêche ou à
    la prêtrise.

20
Du 17e au 19e siècle
  • Du dix-septième au dix-neuvième siècle,
  • l'importance accrue accordée à la vie de
  • famille et à l'enfant a des conséquences
  • contradictoires sur le statut de la femme.
  • Son rôle dans l'éducation est clairement reconnu.
    Au
  • thème du péché se substitue celui de la nature
  • féminine, plus portée aux sentiments, à l'amour,
    qu'à
  • la raison. Mais cela signifie également que la
    femme se
  • doit de se cantonner à son rôle d'épouse et de
    mère
  • (Rousseau, Kant). Dans les Salons, les dames de
  • l'aristocratie comme la marquise de Rambouillet
  • règnent sur la vie intellectuelle. Apparaît le
    type de la
  • femme de lettres ou de sciences et Condorcet
    théorise
  • l'égalité des sexes.

21
SOUS LANCIEN REGIME
  • Les fils seuls ont le droit à l'héritage. Les
    filles sont
  • seulement "dotées", selon le bon vouloir des
  • parents.
  • Le mariage, acte religieux, est soumis à
    l'autorisation du père, quel que soit l'âge des
    futurs époux.
  • Le mariage est indissoluble le divorce et même
    la
  • séparation de corps sont impossibles.
  • Le mari seul a le droit de gérer les biens du
    couple
  • et les biens de sa femme (mais il n'a pas le
    droit de
  • dilapider la dot de sa femme).

22
LA REVOLUTION FRANCAISE !
  • Si les femmes participent activement à la
  • Révolution française, les revendications de
    certaines,
  • comme Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration
  • des droits de la femme, ne sont pas prises en
    compte
  • par les députés - elle finira d'ailleurs sur
    l'échafaud.
  • La volonté des femmes de participer à la vie
    publique, comme par
  • exemple Théroigne de Méricourt qui tente de créer
    une phalange
  • d'amazones au printemps 1792, est rapidement
    freinée par la
  • majorité des révolutionnaires qui refusent
    notamment de les voir
  • armées ou bénéficier d'un droit de vote, à
    quelque niveau que ce
  • soit. Même si seule une minorité de militantes
    souhaite ces attributions,
  • toutes les revendications sont fortement
    critiquées, au point même où
  • les habitudes traditionnelles (présence des
    femmes dans les
  • manifestations, dans les troupes, éventuellement
    comme
  • combattantes) sont récusées.

23
LES LOIS DE LA REVOLUTION
  • Les filles ont le même droit à l'héritage que les
    fils.
  • Le mariage, acte civil, n'est plus soumis à
    l'autorisation parentale.
  • Le divorce est autorisé dans les cas suivants
  • par simple consentement mutuel des deux époux
  • sur la demande de l'un des époux pour
    incompatibilité d'humeur, démence, fureur,
    condamnation infamante, crime, sévices, injures
    graves, abandon du domicile conjugal pendant deux
    ans, dérèglement des mœurs notoires.
  • La femme a le droit d'accomplir certains actes
    juridiques, mais le mari garde " la suprématie"
    dans l'administration des biens.

24
Théroigne de Méricourt en habit dAmazone
  • Le 20-21 juillet 1789 l'abbé Sieyès, tient un
  • discours distinguant entre citoyens actifs et
  • passifs . Les femmes furent classées,
  • comme les enfants, les étrangers et tous ceux
  • ne pouvant s'acquitter d'un sens électoral, dans
  • cette seconde catégorie. Malgré l'appel de
  • Condorcet, elles furent ainsi officiellement
  • exclues du droit de vote par l'Assemblée
  • nationale le 22 décembre 1789, exclusion
  • maintenue par la Constitution de 1791 puis par
  • un vote de la Convention nationale le 24 juillet
  • 1793.

25
  • À partir d'octobre 1793, toute autonomie des
    femmes est bannie
  • de la vie politique. Les plus politisées qu'elles
    soient "enragées 
  • comme Pauline Léon, Claire Lacombe, "girondines"
    comme
  • Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt ou Manon
    Roland,
  • contre-révolutionnaires, comme Marie-Antoinette
    ou Charlotte
  • Corday sont réprimées, voire exécutées. Le
    procureur de la
  • Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette,
    applaudissant à
  • lexécution de plusieurs femmes et fustigeant
    leur mémoire,
  • évoque La femme-homme, limpudente Olympe de
  • Gouges qui la première institua des sociétés de
    femmes,
  • abandonna les soins de son ménage, voulut
    politiquer et
  • commit des crimes ... Tous ces êtres immoraux
    ont été
  • anéantis sous le fer vengeur des lois. Et vous
    voudriez les
  • imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez
    vraiment
  • intéressantes et dignes destime que lorsque vous
    serez ce que
  • la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons
    que les
  • femmes soient respectées, cest pourquoi nous les
    forcerons à
  • se respecter elles-mêmes.

26
  • Par ailleurs, le divorce instauré in extremis le
    dernier
  • jour de l'Assemblée législatif en 1792 va être
    largement
  • utilisé par les femmes qui régularisent des
    situations
  • matrimoniales difficiles.
  • À partir de 1795, les hommes mettent un terme à
    ce qui
  • restait de liberté aux femmes, leur interdisant
    par
  • exemple des réunions dans les rues, cherchant à
    limiter
  • les effets du divorce. Les femmes qui retrouvent
    une
  • visibilité sont les fameuses "Merveilleuses",
  • Images même de ce qui est attendu d'un
  • sexe à la fois soumis, séduisant et futile.
  • L'Empire consacre cet état de fait,
  • limitant le divorce, restaurant l'autorité
  • du père de famille avec le Code civil français de
    1804.

27
LE CODE NAPOLEON
  • Le mariage est soumis au consentement du père
  • pour le fils, jusqu'à 25 ans
  • pour la fille, toujours.
  • La femme passe par son mariage de la tutelle de
    ses parents à celle de son mari
  • elle doit suivre son mari à son domicile
    (jusqu'en 1975)
  • elle n'a aucun droit sur l'administration des
    bien communs (jusqu'en 1965)
  • elle ne peut disposer de ses biens personnels, ni
    les gérer sans l'autorisation de son époux, même
    en cas de séparation de corps (jusqu'en 1965)
  • elle ne peut sans autorisation de son mari
    exercer une profession (jusqu'en 1965)
  • elle ne peut accomplir aucun acte juridique.
    (abrogé partiellement en 1938, définitivement en
    1965)
  • Les époux se doivent fidélité, mais pas au même
    degré (jusqu'en 1975)
  • la femme adultère est passible d'un
    emprisonnement de 3 mois à 2 ans
  • l'homme adultère est passible d'une simple
    amende, et seulement s'il amène sa concubine au
    domicile conjugal.
  • Le divorce n'est autorisé que dans trois cas
    (jusqu'en 1975)
  • adultère
  • condamnation à une peine infamante
  • sévices et injure grave.

28
AU 19eou la place des femmes en 1848
  • En France, malgré le Code civil, certaines femmes
    auront
  • cependant eu l'occasion d'exprimer une volonté
    politique, de
  • prendre conscience de leurs problèmes propres, en
    même temps
  • que de leur désir d'appartenir à la nouvelle
    société en qualité de
  • membre actif. Le féminisme aura désormais partie
    liée avec la
  • gauche, républicaine, utopiste puis socialiste.
  • Le thème bourgeois de la femme au foyer se répand
    dans les
  • milieux populaires. La condition féminine dans la
    société
  • victorienne prend des caractéristiques
    particulières au cœur de
  • l'Empire britannique à son zénith. Elle est
    notamment marquée,
  • comme aux États-Unis à la même période, par la
    doctrine de la
  •  Coverture  qui suspend la personnalité
    juridique de la femme
  • mariée pour la fondre avec celle de son époux. En
    vertu de ce
  • principe, la femme mariée perd à titre individuel
    toute capacité
  • juridique.

29
FIN 19e
  • Dès le début de la révolution industrielle, les
    femmes
  • entrent dans les usines, notamment dans le
    secteur
  • textile, bastion traditionnel de lemploi
    féminin. Le travail
  • des ouvrières rencontre cependant une vive
    opposition de
  • la part du mouvement ouvrier naissant. La
    mécanisation permet en effet la
  • substitution douvrières peu qualifiées à des
    emplois qualifiés autrefois
  • exclusivement masculins. Le salaire des femmes,
    nettement inférieur
  • à celui des hommes, est également une aubaine
    pour les employeurs. Les
  • premiers syndicalistes dénoncent la concurrence
    déloyale mais aussi la
  • désorganisation des foyers quentraînerait le
    travail féminin. Les
  • proudhoniens, dominants en France, sont attachés
    à une répartition sexuée
  • des rôles sociaux qui maintient les femmes au
    foyer.
  • Lors du congrès de Genève de lAssociation
    internationale des
  • travailleurs en 1866, le refus du travail des
    femmes est voté à leur
  • initiative, au motif quil constitue un principe
    de dégénérescence
  • pour la race et un des agents de démoralisation
    de la classe
  • capitaliste .

30
DES MOUVEMENTS, A LETRANGER
  • Aux États-Unis, le principal syndicat
  • la Fédération américaine du travail
  • est hostile au travail des femmes et
  • empêche leur accès à de nombreux
  • métiers. En réaction, les ouvrières new Yorkaises
    sorganisent de
  • manière autonome au sein de lInternational
    Ladies Garment
  • Workers' Union.
  • Larrivée de migrantes juives dEurope de lEst,
    plus
  • politisées, est à lorigine du premier conflit
    social
  • dampleur dans le secteur de la confection avec
    le
  • soulèvement des 20 000 (femmes) mené par
  • Clara Lemlich en 1909.
  • En Grande-Bretagne, c'est vingt ans plus tôt,
  • avec la grève des ouvrières des manufactures
  • dallumettes à Londres en 1888, qu'a eu lieu le
    premier conflit
  • social d'ampleur mené par des ouvrières sans
    qualifications.

31
AU 20e SIECLE
  • En France, Léon Blum accorde certes en 1936
    quatre secrétariats d'État à des femmes, mais
    pas le droit de vote. Ce n'est qu'à partir
    des années 70 que les femmes font triompher en
    Occident l'idée de l'égalité des sexes certains
    estiment que la possibilité de maîtriser leur
    fécondité a représenté de ce point de vue la
    principale avancée.
  • La participation des femmes dans l'effort lié à
    la guerre totale que s'imposent
  • les puissances belligérantes fera évoluer de
    manière induite
  • les droits des femmes. L'Histoire des femmes dans
    la
  • guerre évolue, certaines deviennent combattantes
    dans
  • les armées régulières ou dans la Résistance.
  • Sans en faire des soldats, d'autres nations
    telles le
  • Royaume-Uni les incorporent en tant
    qu'auxiliaires féminines.
  • Les États-Unis mettent fin pour six ans à la
    perspective de la femme au foyer
  • en employant 6 millions de concitoyennes dans les
    industries d'armement du
  • Victory Program. Selon la formule de Franklin
    Delano Roosevelt  le
  • Président l'a dit, elles l'ont fait . L'auteur
    anonyme du récit Une femme à
  • Berlin émet l'idée que les grands perdants dans
    cette guerre sont les hommes,
  • annonçant l'avènement ultérieur d'une libération
    sexuelle.
  • À la libération, les femmes n'ont pas été
    épargnées puisque le phénomène
  • collectif et revanchard des Femmes tondues a été
    observé.

32
DANS LES PAYS DEVELOPPES
  • Les femmes sont plus diplômées que les hommes (en
    1996,
  • on comptait en France 1 133 900 étudiantes pour
    928 000
  • étudiants), sans que les disparités
    disparaissent, tant en ce
  • qui concerne les filières d'études que la vie
    professionnelle et
  • le niveau des salaires.
  • Depuis le début des années 1970, le nombre des
    femmes
  • actives a augmenté de plus de trois millions en
    France, mais
  • on note que de 1962 à 1992, ouvriers et ouvrières
    ont
  • vu leur qualification suivre des mouvements
    inverses. Les
  • classifications supérieures se masculinisent, les
    catégories
  • d'ouvriers non qualifiés se féminisent davantage.

33
AU 20e siècle dans le monde.
  • Manifestation à Dhaka
  • au Bangladesh pour l'emploi
  • des femmes.
  • Dans le tiers-monde, femmes politiques (souvent
    les
  • héritières de quelque héros national) et
    écrivaines
  • jouent un rôle politique essentiel dans la lutte
    contre
  • les régimes autoritaires et corrompus, qui
    prennent
  • appui sur l'armée et le conservatisme des mœurs.

34
LEDUCATION DES FEMMES DANS LE MONDE
  • Le statut et l'éducation des femmes sont une des
    clés de la sortie du sous
  • développement. Plus autonomes et mieux éduquées
    les femmes sauront maîtriser
  • leur fécondité, éduquer leurs enfants, participer
    plus efficacement à la vie
  • économique, où elles jouent presque toujours un
    rôle essentiel.
  • Il reste cependant beaucoup à faire. Dans le
    monde, 120 millions d'enfants n'ont
  • pas accès à l'école les deux tiers sont des
    filles.
  • Il faut attendre les années 1970 pour que les
    organismes internationaux et les
  • administrations des pays du tiers-monde prennent
    conscience du rôle fondamental
  • de la force de travail des femmes dans la survie
    des populations rurales de ces
  • régions. Pivot essentiel de la vie des
    familles, c'est elle qui devrait être au centre
  • de la formation .
  • De nombreux projets d'éducation informelle (non
    scolaire) à destination des
  • femmes rurales se limitent aux conseils
    domestiques. Les femmes ont pourtant
  • d'autant plus besoin de formation agricole
    qu'elles se voient souvent confier les
  • champs les plus difficiles à cultiver, au Niger
    par exemple. Les femmes doivent
  • encore assurer des activités commerciales ou
    artisanales, complément d'autant
  • plus nécessaire que, parfois, le mari utilise
    pour lui-même ses propres revenus, les
  • femmes devant acheter seules les biens pour la
    consommation familiale.

35
  • L'éducation des femmes joue enfin un rôle
    économique
  • indirect. Les femmes sont chargées d'éduquer les
    enfants,
  • elles peuvent leur transmettre une mentalité
    mieux adaptée à
  • l'économie moderne, l'idéologie de la réussite
    individuelle .
  • L'hygiène permettra aussi de pallier les
    conséquences
  • économiques de maladies trop fréquentes qui
    diminuent la
  • productivité des agriculteurs. La contraception
    comme le
  • recul de l'âge du mariage soulagera l'économie du
    poids de la
  • démographie. Ainsi, la politique
  • volontariste de la Tunisie à l'égard
  • des femmes, amorcée dès 1966,
  • leur a donné accès à l'enseignement
  • et à l'emploi.
  • Cela a pu contribuer à la baisse du
  • taux de fécondité, aujourd'hui voisin
  • de celui de l'Occident.

36
  • La charge de travail qui pèse sur les femmes rend
    particulièrement
  • difficile le suivi assidu d'une formation. Les
    petites filles sont souvent
  • considérées comme une force de travail,
    domestique en particulier, voire
  • mariées précocement. De plus le garçon continue
    le lignage, quand le
  • capital culturel et professionnel de la fille
    appartiendra pour ainsi dire à
  • son mari, c'est-à-dire à un autre lignage.
  • Au Bénin, on tolère plus facilement la
    scolarisation des cadettes que celle
  • de l'aînée, mais seul le garçon sera soutenu
    financièrement. Notons
  • pourtant que c'est au plus fort de la vague
    islamique que l'alphabétisation
  • des femmes a connu des progrès fulgurants au
    Maghreb, passant en
  • Algérie, selon l'Unesco, de 24 en 1980 à 49 en
    1995 (Tunisie, 32 à
  • 55 Maroc, 16 à 31). Si l'éducation des femmes
    est rendue difficile
  • par la lourdeur même des tâches de reproduction
    et de production qui
  • leur incombent dès l'enfance, elle peut
    finalement être facilitée par des
  • investissements modiques en Afrique,
    construction de moulins à mil ou
  • de puits. Le défaut de moyens de transport peut
    gêner tant l'accès à la
  • formation que l'engagement des femmes dans des
    activités
  • rémunératrices, commerciales et artisanales.

37
  • Dans les villes des pays peu développés,
    l'alphabétisation des femmes est
  • devenue monnaie courante. Mais les jeunes
    citadines reçoivent rarement une
  • éducation qui leur offre des débouchés
    professionnels dans le secteur moderne,
  • sauf en ce qui concerne les carrières
    commerciales. L'école ne cherche guère à
  • stimuler leur intérêt pour les matières liées à
    la vie professionnelle, ou sinon les
  • oriente vers un champ restreint d'activités,
    comme le secrétariat, l'enseignement
  • ou les métiers médico-sociaux. On remarque que
    lorsque les Universités s'ouvrent
  • aux jeunes filles, elles se rassemblent d'abord
    dans les facultés de Lettres, puis en
  • Médecine et dans les branches apparentées. Selon
    elle, les jeunes filles auraient
  • intériorisé la coutume qui veut que les femmes
    s'occupent des enfants et des
  • malades. Il y a cependant des pays, comme la
    Thaïlande, où il est de tradition que
  • les femmes exercent un métier. Elles entrent
    alors directement en compétition
  • avec les hommes sur le marché général du travail.
    En France, l'emploi féminin
  • diminue en Grèce depuis le tournant des années
    soixante. Les femmes grecques
  • ne constituent qu'une force de travail d'appoint,
    au moindre coût. Elles seront
  • aussi les premières licenciées. En Afrique, la
    déconfiture du système scolaire rend
  • difficile la réussite scolaire des jeunes filles.
    Même lettrées, les jeunes filles
  • n'auront que bien peu de chance de trouver un
    emploi salarié qualifié, domaine
  • monopolisé par les hommes.

38
LE FEMINISME
  • Le féminisme désigne d'abord un
    courant d'idées lié à la dénonciation de
    l'oppression subie par les femmes.
  • Le corps des femmes constitue le
    terrain privilégié de la confrontation des
    féministes et de leurs adversaires.
    Dans la théorie féministe, pour celui qui
    est considéré comme paternaliste, les femmes ne
    seraient au fond que l'instrument de la
    reproduction, ou de la jouissance. Pour les
    féministes, les femmes ont dû revendiquer et
    obtenir, contre cette représentation, certains
    droits le droit de se cultiver et de
    travailler en dehors de la maison, ou de disposer
    de leur salaire, la liberté de disposer de leur
    corps (droit au divorce, à la contraception, sans
    oublier la levée des restrictions concernant la
    recherche de paternité, en 1993). Elles ont
    également lutté pour que le viol soit
    systématiquement condamné.

39
LA LUTTE DES SEXES
  • Malgré le radicalisme sectaire qu'on leur prête,
    les féministes
  • post-soixante-huitardes n'ont pas fait de leur
    mouvement une
  • structure fermée. Elles ont opté pour une
    multitude de petits
  • groupes très réactifs. C'est que les femmes ne
    constituent pas
  • une classe économique, encore moins une nation.
    Elles ne
  • peuvent pas espérer construire une société par
    exclusion des
  • hommes. Il s'agit plutôt pour elles de créer les
    conditions sociales
  • de leur épanouissement et de l'égalité des sexes.
  • Des femmes comme Louise Michel se sont
    battues lors de la Commune aux côtés des
    hommes. Pour certaines féministes, c'est la
    gauche politique qui n'a pas été à la hauteur
    de ses idéaux universalistes et égalitaires.
  • Il y aurait donc une lutte entre les sexes,
    qui constituerait une constante de
    l'histoire, lutte larvée ou ouverte, parfois
    sanglante, lutte qui s'expliquerait par la
    volonté des hommes de maintenir les femmes
    dans un état perpétuel de tutelle et de
    s'approprier le contrôle de leur fécondité.

40
Lémancipation des femmes et ses limites
  • Outre l'action militante, l'émancipation des
    femmes s'expliquerait par le déclin de
    l'influence de l'Église, par la généralisation
    du travail féminin salarié et son contrecoup sur
    la cellule familiale, par les progrès des
    conceptions libérales des mœurs et de
    l'individu. En France, les femmes obtiennent le
    droit de vote en 1944, le planning familial
    est créé en 1956 par Mme le Dr Veil.
  • La loi Simone Veil (janvier 1975) qui
    dépénalise l'avortement est
  • définitivement adoptée en 1979. En 1992,
    Véronique Neiertz fait voter la loi qui
  • pénalise le harcèlement sexuel au travail, les
    violences familiales et les
  • commandos anti-IVG. Mentionnons enfin le principe
    de la parité politique, inscrit
  • dans la constitution en 1999. La loi donne
    souvent l'impression de courir après les
  • mœurs, mais traduit aussi la volonté politique de
    lutter contre les inégalités entre
  • les sexes et de promouvoir la dignité des femmes.
  • Mais certaines questions sont plus complexes la
    garde des enfants,
  • généralement attribuée aux femmes en cas de
    divorce, reproduit la division
  • traditionnelle des rôles. Si les femmes ont le
    droit de travailler et de disposer de
  • leur salaire, cela n'entraîne pas un partage
    équitable des tâches domestiques, qui
  • alourdissent leur journée (la "double journée")
    et entravent de fait leur carrière
  • professionnelle.

41
  • Le libéralisme a joué un rôle important dans
    l'émancipation des femmes, mais il
  • tend aussi à restreindre les protections contre
    les discriminations salariales ou
  • celles qui concernent l'emploi et la carrière.
  • La réussite des femmes se fait surtout dans des
    domaines qui subissent une
  • certaine désaffection de la part des hommes,
    comme la fonction publique ou
  • l'enseignement (soin, aide).
  • En revanche, les femmes occupent moins de 5 des
    postes de direction en
  • science de l'Union européenne, et environ 2 des
    postes de numéro un ou deux
  • des entreprises françaises de plus de 500
    salariés. Certaines professions se sont
  • cependant féminisées sans perdre de leur valeur
    sociale droit, médecine,
  • journalisme.
  • Ailleurs dans le monde, l'accès des femmes aux
    études supérieures n'a pas
  • toujours conduit à l'égalité avec les hommes, ni
    même à la remise en cause
  • des statuts traditionnels. Dans nos régions, un
    certain culte de la violence et des
  • conduites viriles, en particulier dans les
    milieux populaires, pourrait selon les
  • féministes conduire à une remise en cause de
    l'égalité des femmes et des

42
LES DATES IMPORTANTES
1790 Les lois de la Révolution la femme a le même droit à l'héritage que les enfants de sexe masculin.
1804 Le Code Napoléon consacre l'incapacité juridique de la femme mariée . la femme, considérée comme mineure, est entièrement sous la tutelle de ses parents, puis de son époux . restrictions sévères au droit de divorcer.
1816 Suppression totale du divorce.
1850 La loi Falloux oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir une école primaire spéciale pour les filles.
1861 Julie Daubié  première femme bachelière
1863 Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique, crée les cours secondaires pour jeunes filles, jusque-là interdits.
43
1874 Première loi tentant de protéger les femmes au travail les femmes ne peuvent travailler dans les mines, ni travailler le dimanche.
1880 La loi Camille Sée organise l'enseignement secondaire féminin (il est différent de celui dispensé aux garçons).
1881 Loi autorisant les femmes à ouvrir un livret de Caisse d'épargne sans l'autorisation de leur époux
1882 Lois Jules Ferry l'école primaire est obligatoire et gratuite pour les filles comme pour les garçons.
1884 Loi autorisant le divorce, aux mêmes conditions qu'en 1804.
44
27 NOVEMBRE 1893
  • Droit de vote pour les Néo-Zélandaises
  • La Nouvelle-Zélande est le premier pays à
    attribuer
  • le droit de vote aux femmes, et le seul à le
    faire au
  • XIXème siècle.
  • Ce droit est obtenu après une pétition dune
  • impressionnante ampleur près dun quart de la
  • totalité des femmes adultes du pays lont signée.
  • Toutefois, les femmes ne seront éligibles quà
    partir
  • de 1919.

45
LES MOMENTS IMPORTANTS
1892 Loi limitant la journée de travail à 11 heures pour les femmes. Il est interdit de les faire travailler la nuit (loi mal appliquée).
1900 Jeanne Chauvin première femme avocat
1903 Marie Curie reçoit le prix Nobel de Physique
1906 Repos hebdomadaire pour tous les travailleurs.
1907 La femme mariée qui travaille a le droit de disposer de son salaire (mais pas de gérer ses autres biens).
1908 Libéralisation du droit au divorce il est autorisé, à la demande des deux époux, après 3 ans de séparation de corps.
1908 Madeleine Brès première femme à exercer la médecine
1909 Loi instituant un congé de maternité de 8 semaines, sans traitement.
1915 Les femmes disposent de l'autorité paternelle en l'absence du mari, et pour la durée de la guerre.
46
1920 Loi faisant de la contraception et de l'avortement un délit pénal
1920 Les institutrices obtiennent l'égalité de rémunération avec les hommes.
1924 L'enseignement secondaire est le même pour les filles que pour les garçons.
1928 Loi instituant le congé de maternité.
1932 Création des Allocations Familiales.
1936 Le gouvernement Léon Blum compte 3 femmes sous secrétaire détat
1936 Loi reconnaissant à la femme une "capacité juridique" restreinte droit de témoigner (justice), etc
1941 Le divorce est interdit pendant les trois première années suivant le mariage ensuite aussi, sauf en cas de sévices graves et répétés.
1941 Officialisation de la fête des mères
1942 L'avortement est considéré comme un crime contre l'État, passible de la Peine de mort.
1944 Une ordonnance d'Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d'éligibilité. Les femmes sont admises dans les jurys d'assises.
47
Le 21 AVRIL 1944
  • Les femmes obtiennent le droit de vote
  • La France combattante à Alger
  • accorde le droit de vote aux
  • femmes, près d'un siècle après
  • l'adoption du suffrage universel
  • masculin.
  • La France est l'un des derniers pays d'Europe a
  • avoir accordé le droit de vote et d'éligibilité
    aux
  • femmes, juste avant l'Italie, la Belgique, la
    Grèce et
  • la Suisse. Les femmes useront de ce droit pour la
  • 1ère fois aux élections municipales du 29 avril
    1945.

48
LE 21 OCTOBRE 1945
  • Les femmes votent pour la première fois en
  • France
  • Les femmes participent massivement pour
    élire les membres de la nouvelle assemblée
    constituante. L'ordonnance du 5 octobre
    1944, leur avait accordé le droit de vote.
    Elles le mettent en pratique pour la première
    fois de l'histoire de France. Le suffrage
    universel prend tout son sens.

49
1945 Rétablissement du divorce aux conditions de 1908.
1945 Loi instituant le congé de maternité obligatoire et indemnisé à 50.
1945 34 femmes sont élues députées
1946 Le préambule de la Constitution pose le principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes.
1965 Réforme du régime matrimonial de 1804 la femme peut gérer ses biens, ouvrir un compte en banque, exercer une profession sans l'autorisation de son mari.
1965 L'enseignement technique est ouvert aux filles.
50
1966 Lorganisation nationale des femmes
  • Betty Friedan fonde lOrganisation nationale des
    femmes
  • Écrivain et féministe américaine, Betty Friedan
    met en place la "National
  • Organization for Women", connue sous lacronyme
    "NOW". Elle cherche
  • ainsi à lutter pour obtenir légalité totale
    entre les deux sexes. Quelques
  • années plus tôt, elle avait publié un ouvrage
    retentissant pour la cause
  • féministe "la Femme mystifiée", "The Feminine
    Mystique".
  • Dans cet essai, elle sopposait au fait que le
    rôle
  • de la femme au sein de la société ne se limite
    quà
  • sa vie maritale et maternelle. Selon elle, la
    femme
  • était engluée dans de fausses valeurs, ce qui
  • lempêchait de sépanouir autrement quau travers
    de
  • son rôle de mère et dépouse. Lannée suivante,
  • le Womens Liberation Movement naîtra aux
    États-Unis
  • sous limpulsion de quelques militantes du NOW.
  • Cette organisation luttera en faveur de
    lavortement
  • et pour légalité des sexes dans les milieux
    professionnels.

51
1967 Loi Neuwirth autorisant la contraception celle-ci sera remboursée en 1974
1970 La mère devient l'égale du père en matière d'autorité parentale.
52
26 AOUT 1970
  • Le Mouvement de libération des femmes est né
  • Des groupes de femmes se réunissent afin de
    déposer une gerbe sur la tombe du "soldat
    inconnu" mais destinée à la "femme inconnue",
    dénonçant le manque de reconnaissance
    vis-à-vis des femmes. Elles sont arrêtées par
    la police mais cet événement donne naissance
    au Mouvement de libération des femmes (MLF).
    Sans leader, cette organisation va fédérer
    plusieurs groupes de différentes tendances
    politiques,
  • philosophiques ou sociologiques. Selon les
    membres, la femme nest pas
  • suffisamment entendue au sein de la société, bien
    quelle obtienne de
  • plus en plus dedroits. La presse et lédition
    seront
  • leurs principaux moyens de communication. Très
    vite,
  • le mouvement prendra de lampleur, notamment
    grâce
  • à Antoinette Fouque, Simone de Beauvoir ou
    encore,
  • Christine Delphy. Les actions de chaque groupe
  • tourneront autour de la protection de la femme,
    de la
  • lutte pour ses droits et contre la violence,
    ainsi que pour
  • lavortement.

53
5 AVRIL 1971
  • Publication du "Manifeste des 343"
  • Sous limpulsion du Mouvement de libération
  • des femmes, le journal du Nouvel Observateur 
  • publie une pétition portant 343 signatures de
  • femmes. Toutes déclarent avoir recouru à
  • lavortement au cours de leur vie. LIVG étant
    sévèrement
  • puni par la loi, elles courent des risques afin
    de changer la
  • législation. Elles réclament en effet le droit
    daccéder
  • librement à la contraception, ainsi que celui
    davorter en
  • toute légalité. Parmi ces signatures figurent
    celles de
  • personnalités très en vogue, telles que Simone de
    Beauvoir,
  • Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Françoise
    Sagan,
  • Delphine Seyrig Le scandale est retentissant. La
    loi Veil
  • autorisera lavortement en 1975.

54
11 OCTOBRE 1972
  • Le procès de Bobigny sachève
  • Jugée pour avortement, Marie-Claire
  • Chevalier est relaxée, au terme de
  • plusieurs semaines de procès.
  • Dès louverture de laffaire, les féministes
  • du Mouvement de libération des femmes avaient
    réagi.
  • Déjà lannée précédente, la pétition du
    "manifeste des
  • 343" avait été publiée pour lutter en faveur de
  • linterruption volontaire de grossesse et de la
  • contraception gratuite. La libération de la jeune
    femme
  • apparaît comme un grand pas en avant pour ce
    combat
  • mené depuis des années pas les féministes.

55
1971 Loi rendant obligatoire l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes pour un même travail.
1974 Loi Veil autorisant l'IVG, sous certaines conditions.
1975 Libéralisation du divorce
56
4 DECEMBRE 1974
  • Nouvelle avancée pour la contraception
  • Une nouvelle loi autorise la délivrance de la
    pilule
  • contraceptive aux mineures sans l'autorisation de
  • leurs parents. Elle garantie anonymat et gratuité
  • dans les centres de planification familiaux.
  • Ce nouveau texte vient parfaire la loi
  • Neuwirth du 28 décembre 1967
  • qui légalise l'utilisation de la pilule.

57
17 JANVIER 1975
  • Vote de la Loi Veil
  • La ministre de la Santé de Valéry Giscard
  • d'Estaing fait voter son texte autorisant
  • l'avortement en France avec l'appoint des
  • voix de gauche, après un débat houleux.
  • La loi est votée à titre
  • provisoire pour une période
  • de 5 ans.
  • Elle sera reconduite le
  • 31 décembre 1979.

58
LA LOI DE 1975 SUR LE DIVORCE
  • La femme n'est plus obligée de vivre au domicile
    de son mari.
  • L'adultère est dépénalisé.
  • Le divorce par simple consentement mutuel devient
    possible.
  • La rupture de la vie commune devient un cas de
    divorce, même sans le consentement de l'un des
    époux.

59
1980 Maguerite Yourcenar première femme à lAcadémie Française
1983 Loi Roudy, qui interdit toute discrimination professionnelle en raison du sexe.
1986 Circulaire légalisant l'emploi du féminin pour les noms de métier.
1990 Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.
1992 Loi réprimant les violences conjugales, et loi sanctionnant le harcèlement sexuel au travail.
1999 Réforme de la Constitution la loi "favorise" l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives.
2000 Loi en faveur de la parité hommes/femmes en politique.
60
15 SEPTEMBRE 1995
  • Les droits des femmes à l'ONU
  • La déclaration finale de la conférence de l'ONU
  • consacrée aux femmes réaffirme que "les droits
    des
  • femmes sont partie intégrante et indivisible des
  • droits humains". Elle a été adoptée par les 181
  • délégations participants aux débats.
  • Les Etats catholiques et musulmans ont essayé, en
  • vain, d'exclure la notion de "sexualité" des
    textes.

61
1 FEVRIER 2003
  • Naissance de Ni putes ni soumises
  • La "Marche des femmes contre les ghettos et pour
    l'égalité 
  • sélance de Vitry-sur-Seine en hommage à Sohane
  • Benziane, 17 ans, brûlée vive quelques mois plus
    tôt pour
  • sêtre affichée avec son petit ami. Cest le
    point de départ
  • dune marche qui, après 23 étapes en France,
    regroupera 30
  • 000 personnes le 8 Mars suivant à Paris.
  • Décidé à briser le silence entourant la
  • condition féminine dans les cités
  • difficiles, le mouvement dénonce les
  • violences, les "tournantes" mais aussi
  • les atteintes quotidiennes à la liberté.
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