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Pour une Agriculture Soutenable

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Universit s d Et du NPA Cycle : Un Monde en crise Atelier du 26 ao t 14 h 17 h Plan de l intervention Les faits, rapidement, ils sont en g n ral connus ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: Pour une Agriculture Soutenable


1
Pour une Agriculture Soutenable
  • Universités dEté du NPA
  • Cycle Un Monde en crise
  • Atelier du 26 août 14 h 17 h

2
Plan de lintervention
  • Les faits, rapidement, ils sont en général connus
  • Les conséquences de lagriculture intensive sur
    lenvironnement, sur la société, sur les paysans
    du monde entier, sur le consommateur
  • Le Comment, ce qui est peut être moins connu
    les règles établies, par qui, pourquoi, dans quel
    contexte
  • Lagriculture intensive organisation de la
    filière et lois du Marché
  • Les textes internationaux sur les droits des
    peuples
  • Stratégie pour lavenir
  • Les enjeux
  • Changer lagriculture adopter et généraliser
    une agriculture écologique
  • Changer les règles au niveau international,
    européen, national

3
Des choix lourds de conséquences
  • Une norme (presque) universellement acceptée
    tous les coups sont permis pour augmenter ses
    bénéfices et son pouvoir. Y compris avec
    lagriculture Les paysans du  Sud  et les
    populations en payent le prix fort
  • Choix dune agriculture intensive (max de
    rendement pour un min de Main doeuvre) qui
    poursuit son chemin depuis plus de 60 ans
  • Choix dune libéralisation du Marché des produits
    agricoles surtout depuis 1995 et à lOMC
  • Poursuite de la financiarisation de tous les
    domaines dactivité humaine y compris
    lagriculture

4
Agriculteurs dans le monde
  • 28 millions dagriculteurs équipés de tracteurs
    sur de grandes surfaces utilisant eau,
    fertilisants, pesticides
  • 250 millions utilisent la traction animale et 1
    milliard nont que la force de leurs bras munis
    de houe.
  • Ecarts de productivité 1 jusquà 500 voire
    1000
  • Mais le problème nest pas essentiellement là, il
    est dans lorganisation des marchés à léchelle
    mondiale
  • En Europe 11 millions de paysans dont 4,5 des dix
    nouveaux pays européens
  • Par an, 50 millions de paysans sont arrachés à
    leur terres

5
Agriculture intensive. Caractéristiques
  • Rationalisation de la production sappuyant
    sur la recherche scientifique
  • Travail important du sol doù machinisme agricole
    très présent et travail sur de grandes parcelles
    Extension de lirrigation
  • Utilisation de semences  améliorées , hybrides
    souvent, déconnectées de la notion dadaptation
    aux terroirs, aux biotopes et souvent non
    réutilisables en semences
  • Peu ou pas de rotation de cultures, voire
    monoculture à léchelle de grandes parcelles
    (maïs en France) ou de régions (soja en
    Argentine). Sols nus une partie de lannée
  • Utilisation de plus en plus dintrants -
    fertilisants chimiques, pesticides - au fur et à
    mesure de la stérilisation des sols et du
    développement des résistance des parasites,
    maladies et mauvaises herbes
  • Consommation dénergie pour le labour, la
    fabrication, lacheminement et lépandage
    dengrais, la fabrication et lépandage de
    pesticides la mise à disposition dune tonne de
    blé en France consomme plus dun tiers de tonne
    de pétrole

6
Agriculture intensive. Conséquences
  • Mécanisation remembrement on a supprimé ainsi
    1à 2 millions de km de haies en France. Sans
    haie, pas doiseaux Et pas doiseaux pour réguler
    le nombre dinsectes dinsecticides. Sans
    haie, leau de pluie nest pas retenue
    sécheresse des haut et érosion , inondation des
    bas
  • Pollution généralisée de lenvironnement (air,
    eau, sols, alimentation) par les nitrates, les
    pesticides et leurs coformulants
  • Disparition de la faune du sol, seule garante
    dune fertilisation durable et dune nutrition
    équilibrée des plantes
  • Chute de la biodiversité
  • Impact sur la santé, des produits chimiques et
    des modifications de la qualité nutritionnelle
    des aliments

7
Agriculture intensive. Conséquences
  • Echec de la  révolution verte  imposée aux pays
    dits  du sud   le modèle agricole proposé
    par la révolution verte, loin daméliorer la vie
    des petits exploitants du tiers monde ou de
    briser le cercle vicieux associant pauvreté
    rurale et dégradation de lenvironnement, a
    provoqué une rupture de léquilibre naturel.
    Cette crise environnementale nest que leffet de
    choix socio-économiques encourageant des méthodes
    qui entraînent érosion des sols, salinisation,
    pollution par les pesticides, désertification et
    réduction de la biodiversité. Tant que la
    monoculture formera la base des systèmes
    agricoles, les ravageurs croîtrons et se
    multiplieront tandis que les végétaux fragilisés
    requerront des mesures de protection toujours
    plus dangereuses et plus couteuse 
  • Rapport FAO Agro-écologie 2008

8
Pesticides rapport FAO juin 2002
  • Il y a 2 millions de préparations chimiques
    différentes dans le monde avec des ventes
    annuelles de 1,6 billions de dollars
  • La convention de Rotterdam qui vise à empêcher
    les importations indésirables de produits
    chimique dangereux, na été ratifiée que par 20
    pays alors quil en faut au moins 50 pour activer
    cette convention
  • Donc pas de procédures, donc trafic mondial de
    produits dangereux..Et les pays du sud nont
    aucun moyen de contrôle

9
Pesticides
  • Le commerce des pesticides est une activité
    industrielle florissante
  • La France est un très bon exemple numéro 1 des
    pesticides, Premier exportateur (en 2002)
    troisième consommateur (plus de 100.000 t/an)
    cest aussi le pays qui a le plus fort
    pourcentage de fruits et légumes pollués par des
    résidus de pesticides 54 des échantillons (36
    moyenne européenne) dont 10 au-dessus du
    seuil autorisé (surtout la salade)
  • 25 à 75 (voire 100 en aérien) des pesticides
    épandus sévaporent et se retrouvent dans les
    eaux de pluie. Les pesticides peuvent ainsi faire
    le tour de la planète
  • Tout adulte européen a accumulé entre 300 et 500
    produits chimiques industriels, stockés dans le
    sang, les urines, les graisses et peuvent se
    retrouver dans le lait maternel. Lenfant naît
    avec déjà son stock de polluants (250 molécules
    décelées)

10
Pollution par les pesticides des eaux en France
(IFEN 2005)
  • En 2005, 819 points ont été contrôlés sur les
    rivières 91 dentre elles présentaient au
    moins un pesticide
  • Le bilan est tout aussi accablant pour les eaux
    souterraines 55 des 1213 points de contrôle
    révèlent une concentration de pesticides.
  • Létude souligne des niveaux de contamination
    significatifs 36 des points de mesure en eaux
    de surface ont une qualité moyenne à mauvaise, et
    25 des points en eaux souterraines ont une
    qualité médiocre à mauvaise.
  • Mais ce nest pas tout Voilà ce que lon peut
    lire dans un rapport de 2000   seulement une
    centaine de molécules et leurs dérivés sont, en
    pratique, analysables dans les eaux. De plus
    certains composés pesticides ne sont pas
    quantifiables à des limites suffisamment basses
    pour rendre compte de la qualité environnementale
    ou sanitaire et les incertitudes sont parfois
    fortes 
  • En France, de leau impropre à la consommation
    est régulièrement délivrée à des millions de
    consommateurs (il ny a pas que dans le Tiers
    Monde)

11
Pesticides, Environnement et Santé  Les
produits toxiques les plus préoccupants, quant à
leur impact sur lenvironnement, sont
actuellement les polluants dorigine
industrielle (PCB, dioxines, détergents, métaux
lourds, hydrocarbures) et dorigine agricole
(pesticides, engrais). Leur présence dans
lenvironnement modifie certaines fonctions
physiologiques des organismes vivants et
diminue, ainsi, leur capacité reproductive. .
Ces changements sont la conséquence dévénements
précoces résultant dinteractions moléculaires
entre polluants et systèmes biologiques. . Les
polluants interagissent avec des cibles
moléculaires (enzymes, récepteurs, gènes),
situés en des points stratégiques de la
physiologie des organismes (système nerveux
central, reproduction..). Le dysfonctionnement
de ces cibles moléculaires a des conséquences
biologiques au niveau des individus, des
populations et ultérieurement des écosystèmes. 
(CNRS Institut des sciences de lévolution.
Université Montpellier II)
12
Pesticides et Santé
  • Les agriculteurs sont les premières victimes 16
    à 20 des agriculteurs subissent des effets
    secondaires après épandages de pesticides. Une
    étude (réseau de toxicovigilance de la Mutualité
    Sociale Agricole) portant sur 1000 dossiers a
    permis dincriminer aux pesticides 2/3 des
    troubles constatés chez les agriculteurs, avec
    des symptômes cutanés (40 ), digestifs (34 ),
    des céphalées (24 ) troubles respiratoires (20
    ).
  • Maladie de Parkinson, sarcomes, cancers du
    cerveau, décelés chez les agriculteurs, en
    proportion supérieure à la population générale
    5 au lieu de 1. Chez les viticulteurs, les
    risques de cancer du cerveau sont 25 fois
    supérieurs à ceux quils sont dans la population
    générale

13
MSA Enquête phytattitude
  • Organisation de remontées dinformation depuis
    2000
  • Dernier rapport publié 2004
  • Liens significatifs entre troubles ressentis et
    produits utilisés 2 fois /3
  • 4 fois/5 concerne les ouvriers agricoles
  • Les plus grands risques arboriculture et
    viticulture
  • Les produits classés toxiques sont les plus
    fréquemment causes daccidents

14
Une technique de déni du risque chimique
  • Lors dune enquête menée sur le terrain en Poitou
    Charentes, jai mis en évidence que le xylène (en
    co-formulant) était lune des molécules les plus
    utilisées dans les épandages de pesticides.
  • Recherche dinformations à la suite Le
    xylène est-il dangereux ?
  • Les xylènes saccumulent dans lorganisme,
    passent la barrière placentaire, sont présents
    dans le lait maternel
  • Ils sont embryotoxiques et cancérigènes
    expérimentalement
  • Mais les études épidémiologiques n'ont pas
    abouti à la classification du xylène parmi les
    produits cancérigènes à cause de l'exposition
    simultanée à plusieurs produits chimiques.
  • Et voilà le travail ! avec les pesticides et les
    produits chimiques en général, nous sommes
    toujours dans ce cas. 2500 associations de
    molécules, au bas mot, circulent en même temps
    dans lenvironnement (résultats dune enquête
    anglaise auprès de 700 fermes)

15
Agriculture intensive. Conséquences
  • Lagriculture intensive a favorisé (précipité,
    prolongé) lemprise des économies occidentales
    sur les autres parties du Monde (sauf la Chine ?)
    et la mise en coupe réglée des territoires et
    des sociétés en un colonialisme prolongé au delà
    de sa fin théorique
  • Les nouveaux esclaves de lagriculture pour la
    récolte des fruits et légumes, pour la culture
    sous serre (qui prend de plus en plus dampleur),
    les agriculteurs du Nord font appel massivement à
    une main dœuvre issue de limmigration
    clandestine, malléable, disponible, sous payées,
    sans droits puisque  inexistants . En France ce
    serait plus de la moitié des travailleurs
    agricoles saisonniers

16
Perte de sols
  • Sur une surface totale de 13 milliards dhectares
    de terre sur la planète, les terres cultivables
    représentent 11 (soit 1,5 milliards ha), les
    pâturages 27, les forêts 32 et les zones
    urbaines 9.
  • À travers le monde, les taux dérosions sont plus
    élevés que jamais. Daprès une étude de
    lInternational Food Policy Research Institute,
    on estime que 10 millions dhectares de terres
    cultivables sont abandonnés chaque année dans le
    monde à cause de lérosion des sols et de la
    diminution de production. 10 autres millions
    dhectares sont gravement endommagés chaque année
    par la salinisation due en grande partie à
    lirrigation et/ou à des systèmes découlement
    inappropriés. Cette perte sélève à 1,3 de la
    surface cultivable par année.
  • Selon la FAO, 40 des terres émergées sont
    touchées par la désertification

17
Évolution terres arables disponibles
  • La population mondiale a doublé durant les 45
    dernières années. Si le taux daccroissement
    actuel de 1,3 par année persiste, la population
    doublera encore en seulement 50 ans.
  • En 1960, quand la population mondiale
    natteignait quenviron 3 milliards dindividus,
    on disposait approximativement 0,5 ha de terres
    cultivables par personne, la surface minimum
    considérée comme essentielle pour la production
    dune alimentation variée, saine et nutritive,
    composée de produits animaux et végétaux, comme
    celle consommée aux États Unis ou en Europe. Mais
    à mesure que la population humaine continue
    daugmenter et détendre son activité économique,
    avec toutes les infrastructures qui en découlent,
    comme les systèmes de transports et les
    structures urbaines, la surface cultivable vitale
    se trouve recouverte et perdue pour la
    production. Au niveau mondial, la surface
    cultivable disponible par personne est maintenant
    denviron 0,23 ha. En Chine, la surface
    cultivable par personne est descendue de 0,11 ha
    à 0,08 ha en 25 ans, en raison de laugmentation
    continue de la population, de lérosion, et de la
    dégradation extrême des sols.

18
Leau douce
  • Très inégalement répartie, 3.8OO km3 prélevés
    annuellement dont 70 , utilisés pour
    lagriculture
  • Les changements climatiques entraînent une
    raréfaction des pluies dans certaines région et
    la fonte des glaciers (réserve régulatrice) avec
    baisse de débit des fleuves nourriciers
  • Lutilisation intensive pour lagriculture et
    pour lurbanisation assèche les nappes
    phréatiques et les lacs qui ont du mal à se
    reconstituer
  • Conflits..et enjeux financiers conduisent à
    laccaparement de leau au détriment de
    populations de plus en plus nombreuses qui
    souffrent du manque deau
  • Situation aggravées par lactivité humaine. La
    moitié des fleuves et des rivières sont gravement
    pollués par les pesticides, les engrais, les
    microbes
  • 1 milliards de personnes boivent de leau
    impropre à la consommation avec près de 10.000
    qui en meurt chaque jour

19
Leau agricole
  • Il faut 1.100 l deau pour produire 1kg de blé,
    2.500 pour 1kg dœufs, 13.500 pour 1kg de bœuf
    (intensif)
  • On ne peux plus étendre lirrigation
  • Et rappelons que 10 à 50 des terres irriguées
    se salinisent les rendant progressivement
    impropres à la culture

20
Conséquences sociales
  • En France il y avait 2 millions de fermes en
    1945, aujourdhui il y en a 550.000. 11 des
    exploitations représentent 45 du potentiel
    agricole
  • La mécanisation de lagriculture, chassant les
    paysans de leurs terres, a permis de soutenir
    lindustrialisation rapide en fournissant dans
    les villes, la main-dœuvre nécessaire
  • Au sud, lexode rural a alimenté les bidonvilles,
    les paysans sy sont retrouvés sans moyens de
    subsistance faute dindustrie pour les employer,
    leurs structures traditionnelles de solidarité
    démantelées. Condamnés à la misère des millions
    de personnes tentent laventure dune migration
    vers des cieux réputés plus cléments et
    alimentent un néo- esclavage en particulier en
    agriculture où lindividu doit accepter des
    conditions de vie totalement indignes et
    dangereuses notamment avec des productions sous
    serre qui se multiplient depuis quelques
    décennies
  • Le paysan devenu exploitant, et plus ou moins
    subventionné selon quil est au nord ou au sud,
    produira en fonction des besoins du marché et non
    plus des besoins de sa communauté ou de ses
    propres besoins

21
Les coopératives agricoles en France
  • 3200 coopératives regroupent 150.000 salariés.
    Elles se situent au niveau de la collecte et de
    lindustrialisation de la production
  • Elles contrôlent 75 de la production de blé,
    94 de celle de porc, 47 pour le lait, 62 pour
    le sucre, 60 pour la volaille etc
  • Elles distribuent 70 des semences, 62 des
    engrais et 60 de laliment bétail
  • Mais leur pouvoir leur échappe de plus en plus au
    profit des multinationales des semences et des
    produits chimiques (Monsanto, Syngenta), de
    lindustrie agroalimentaire (Danone, Nestlé..),
    de la distribution (Cargill, Carrefour) voire de
    lénergie (Total)
  • Anecdotique ? le groupe chinois Chalkis agro
    industriel (reconversion des soldats démobilisés
    sur la frontière nord chinoise) a racheté la
    coopérative Le Cabanon, principal producteur de
    concentré de tomate, qui transforme la production
    de 2000 agriculteurs du Sud Est

22
Le syndicalisme agricole
  • La FNSEA crée en 1946 par un député socialiste
    (entre autres) pour une organisation de
    lagriculture libérée. Leur credo lunité du
    monde rural rassemblé dans une Confédération
    générale de lAgriculture (CGA). Les exploitants
    agricoles y siégeront avec leur FNSEA. La CGA
    est à peine née que danciens responsables de la
    Corporation paysanne pétainiste arrivent à
    prendre le contrôle de la FNSEA en écartant les
    hommes de gauche au nom de lunité apolitique. La
    FNSEA campe alors à droite
  • La FNSEA na eu de cesse de tenter de contrôler
    toutes les institutions agricoles (chambres
    dagriculture, organismes de crédit, de
    coopération et de mutualité sociale), au point de
    devenir un acteur incontournable. Pour accéder à
    la terre, aux prêts bonifiés, mais aussi aux
    dotations et primes, le paysan doit très souvent
    prouver son orthodoxie Pendant cinquante ans, la
    FNSEA (et ses montages organisationnels) sest
    autoproclamée représentante de lagriculture. Il
    faudra attendre larrivée de la gauche au pouvoir
    pour que soit reconnu en 1981 le pluralisme
    syndical.
  • Et bien sûr la Confédération paysanne à lopposé
    des choix de la FNSEA,

23
Politique agricole de la FNSEA
  • Elle s'investit dans l'organisation des
    productions et des marchés
  • La FNSEA a accompagné et milité activement pour
    la survenue de lagriculture intensive telle que
    nous la connaissons aujourdhui avec toutes ses
    conséquences économiques et sociales au nord
    comme au sud.
  • Elle prend position en faveur de l'agriculture
    raisonnée et d'un développement de l'agriculture
    vers des productions non alimentaires. Elle
    s'attache aussi à sécuriser le revenu des
    agriculteurs (de certains seulement) par des
    outils publics de gestion des marchés, protestant
    contre le démantèlement systématique des
    organisations communes de marché (OCM) qu'annonce
    la réforme de la PAC. 
  • Après la nouvelle réforme de la PAC adoptée en
    1999 et la mise en place d'Agenda 2000, sous la
    pression de la base, la FNSEA s'est efforcée de
    redéfinir la mission des paysans par le concept
    de multifonctionnalité, consacré par la loi
    d'orientation de 1999  produire des produits
    sains d'origine connue, occuper et gérer l'espace
    en préservant la nature, contribuer à l'emploi et
    à l'animation du milieu rural.

24
Agriculture, agroalimentaire, distribution
  • Au niveau mondial
  • 4 groupes dominent la fourniture des semences
  • 3 leaders pour lagrochimie et pour 50 du marché
  • La transformation en produits primaires (sucre,
    huiles, farines, coton) est dominée par Cargill
    (160000 salariés dans 67 pays) 3
    multinationales contrôlent 80 du marché des
    graines de soja
  • Lagroalimentaire Nestlé est le premier avec
    265.000 salariés dans 80 pays (19.000 en France
    sur 35 sites) et présent sous 140 marques. Danone
    ensuite. Lagroalimentaire est la première
    industrie française
  • La distribution un géant américain Wal-Mart 2
    millions de salariés numéro 2 Casino, 49.000
    salariés dans 30 pays. Les cinq plus grands
    concentrent entre 30 et 96 des ventes
    daliments. Caractéristique générale pression
    sur les prix achetés aux producteurs
  • Ce sont ces sociétés qui définissent les règles
    du commerce international, les normes, les usages

25
Agriculture, agroalimentaire, distribution (2)
  • Pression sur les prix achetés aux producteurs qui
    ne reçoit que 2 à 4 de la valeur finale de son
    produit. Le café a perdu 70 de sa valeur à
    lachat au producteur depuis1980. Quand le
    consommateur achète 1kg de bananes 2, le
    producteur reçoit 5 centimes. Plus près de nous,
    1kg de pommes vendu 2,50 à Paris est payé 20 à
    50 ct au producteur
  • En imposant toujours des prix concurrentiels, la
    grande distribution en position de monopole, a
    incité le secteur de la transformation, à choisir
    la composition des aliments économiquement
    avantageuse au détriment de la qualité
    nutritionnelle


26
Agriculture, agroalimentaire, distribution (3)
  • En résumé les gouvernants nont plus a
    intervenir sur les prix de vente, le système de
    la grande distribution suffit à faire baisser les
    coûts de lalimentation dans les pays développés
  • Mais ce sont les producteurs qui en subissent les
    conséquences avec des rémunérations de plus en
    plus faibles doù la mise en place de subventions
    compensatoires dans la mesure où la disparition
    complète des paysans nest pas souhaitée
  • Notons que ces aides sont directes pour
    lagriculteur mais semi-directe pour
    lagroalimentaire et indirecte pour le secteur
    industriel (qui peut modérer les hausses de
    salaire) et ..la bourse !

27
La PAC
  • Première PAC approvisionner les pays de lUE et
    stabiliser cet approvisionnement par un soutien
    des prix, une protection tarifaire, une
    régulation des stocks avec restitution à
    lexportation. Ne concerne pas toutes les
    productions mais celles qui sont exclues peuvent
    bénéficier de mesures annexes
  • PAC en 1992 changement, parallèlement à la
    création de lOMC et lentrée de lagriculture
    dans son champ de libéralisation des marchés.
    Mais aussi fin de la guerre froide et de la
    nécessité de  lautosuffisance  et donc
    orientation davantage vers lexportation. On
    passe du soutien aux prix à laide directe aux
    agriculteurs (phase I), puis à une aide directe
    partiellement découplée de la production (phase
    II), puis à un découplage total (phase III).
    Après le bilan de santé de la PAC un système de
    paiement unique (SPS) est envisagé ainsi que le
    passage à une OCM unique pour les 21 régimes
    existants

28
La PAC (2)
  • Lobjectif est de permettre à lUE dinscrire la
    plus grande partie du soutien à lexploitation
    dans la  catégorie verte  qui nest pas soumise
    aux disciplines de lOMC
  • Découplage sauf pour les primes à la vache, la
    chèvre, a brebis
  • LUE continue à faire usage des formes
    traditionnelles de soutien (restitution à
    lexportation) lorsque la conjecture limpose
    (renforcement de leuro par rapport au dollar)
    lobjectif étant la stabilité sur les marchés de
    lUE
  • La modification du soutien agricole de lUE suit
    les modifications des tendances importance
    croissante accordée à la qualité de la production
    agricole et non pas son volume renforcement du
    pilier du développement rural qui nest plus
    synonyme de production agricole
  • Le paiement unique se fait sous certaines
    conditionnalités mise en œuvre de  bonnes
    pratiques agricoles ,  bon état agricole et
    environnemental  de la terre
  • Le problème ce sont les définitions quon peut
    donner à ces différents termes on na jamais
    défini la  qualité  et les  bonne pratiques 
    ont mené à  lagriculture raisonnée  qui comme
    chacun nest quun coup de  communication  pour
    les industries chimiques
  • En 2012, la prime aux cultures énergétiques
    serait supprimée
  • A terme ces aides seront aussi découplées des
    surfaces aide à lexploitation agricole


29
La PAC (3)
  • Les droits de chaque agriculteur sont définis en
    fonction de ceux acquis durant la période de
    référence (2000-2002) c-a-d montant/nb dha et ce
    montant à lha est appliqué sur les ha
     éligibles  cest-à-dire pas les cultures
    permanentes (prime à lherbe ?) et la
    sylviculture et pas non plus fruits et légumes,
    p. de terre de conservation
  • LUE considère le marché scindé en deux dune
    part  les achats de nécessité  (produits
    agricoles de base, indifférenciés ) liés au prix,
    dautre part les achats  hauts de gamme  selon
    la qualité perçue. LUE veut appuyer la
    production de qualité  haut de gamme  laissant
    à des pays comme le Brésil, lArgentine le soin
    de nous alimenter en produit de  nécessité 
  • Importance des normes de qualité dans la PAC
    réformée. 4 types dassistance sont envisagées
    - pour aider à instaurer des nouvelles normes de
    qualité - promotion du bien être animal -
    soutien pendant 5 ans au programme de
    certification des agriculteurs - soutien à la
    publicité pour les produits labellisés par des
    groupes de producteurs


30
La PAC (4)
  • Dans le cadre du deuxième pilier (soutien au
    développement rural) soutien à linvestissement
    des entreprises de transformation
  • Promotion du développement des espaces ruraux
    (comprendre, en plus des agriculteurs)
    diversification des activités économiques dans
    les régions rurales, promotion du tourisme
  • Il y a donc glissement progressif des montants
    alloués au premier pilier vers le deuxième
    pilier. Et tous les fonds consacrés au
    développement rural seront réunis dans un nouveau
     fonds européen agricole de développement
    rural  (FEADER). Ça veut dire à terme
    disparition de la PAC en tant que telle, mais ça
    ne veut pas dire disparition des aides, qui
    orienteront les productions et le développement
    rural selon les directives décidées par le
    conseil des ministres de lUE et la commission
    européenne

31
La Banque Mondiale
  • Elle fut créée en 1945. En 1946, elle approuve
    son premier prêt, qui fut accordé à la France
    pour un montant de 250 millions de en valeur
    actualisée, il s'agit du plus gros prêt consenti
    par la Banque
  • La Banque mondiale a été créée principalement
    pour aider lEurope et le Japon dans leur
    reconstruction, au lendemain de la Seconde guerre
    mondiale, mais avec le mouvement de
    décolonisation des années soixante, elle se fixa
    un objectif supplémentaire, celui d'encourager la
    croissance économique des pays en voie de
    développement africains, asiatiques et
    latino-américains.
  • Vu la situation actuelle inutile den dire
    pluscest le franc succès !
  • L'appellation Groupe de la Banque mondiale
    désigne depuis juin 2007 cinq institutions
  • la plus importante est la Banque Internationale
    pour la Reconstruction et le Développement
    (BIRD), son fonctionnement est assuré par le
    versement d'une cotisation réglée par les États
    membres,
  • Lassociation International de Développement
    (AID), ses prêts sont réservés aux pays les moins
    développés,
  • la Société Financière Internationale (SFI), pour
    financer les entreprises privées,
  • le Centre International pour le Règlement des
    Différents relatifs aux Investissements (CIRDI),
  • LAgence Multilatérale de Garantie des
    Investissements (AMGI),
  • Elle fait partie des institutions spécialisées du
    système de ONU.

32
La Banque Mondiale. Rapport 2008
  •  Si lagriculture, dans les pays en voie de
    développement, nest pas placée au centre des
    préoccupations internationales, lobjectif du
    Millénaire visant à réduire de moitié, dici
    2015, le nombre dêtres humains vivant dans une
    extrême pauvreté et souffrant de la faim, ne sera
    pas atteint. 
  • La BM remarque aussi que les dépenses publiques
    des pays du Sud consacrées à lagriculture sont
    très faibles  4  pour lAfrique subsaharienne.
    (Qui est-ce qui a recommandé la diminution
    drastique des dépenses publiques ?)
  • la BM reconnaît, quune augmentation du PIB
    provenant de lagriculture serait 4 fois plus
    efficace quune même croissance de nimporte quel
    autre secteur, pour faire reculer la pauvreté.
  • Et quest-ce quelle propose ?

33
La banque Mondiale. Rapport 2008. 2
  • mettre en place une  bonne gouvernance
    publique . avec quatre objectifs fixés Premier
    objectif   élargir laccès aux marchés et
    mettre en place des chaînes de valeur
    efficaces . Deuxième objectif   accroître la
    compétitivité des petits producteurs et faciliter
    lentrée sur le marché .
  •  Promouvoir linnovation par le biais de la
    science et des technologies. Il faut soutenir
     le développement dorganismes génétiquement
    modifiés (OGM) qui pourraient aider les
    populations pauvres .  La production de
    biocarburants, offre de nouvelles opportunités
    prometteuses datténuer les changements
    climatiques 
  • Il faut,  élargir laccès aux services
    financiers et réduire le degré dexposition à des
    risques non assurés. Les contraintes financières
    continuent dêtre un problème généralisé dans
    lagriculture  elles sont coûteuses  La
    solution  la microfinance, qui donne accès au
    crédit sans garantie formelle, qui a permis à
    des millions de pauvres, des femmes surtout 
    daccéder au prêt. Quil se pratique à des coûts
    souvent supérieurs à 20 lan, ne semblent guère
    préoccuper la Banque.
  • Bref toutes les solutions et tous les
    poncifs qui ont mené à la réussite que nous
    savons

34
Le Fonds Monétaire International
  • Issu de lONU comme la BM.
  • Extraits de la fiche de présentation sur son
    site
  • Le Fonds monétaire international a été créé en
    1945 pour promouvoir le bon fonctionnement de
    l'économie mondiale. Basé à Washington D.C., il
    est gouverné par ses 185 États membres soit la
    quasi-totalité des pays du monde devant
    lesquels il est responsable
  • Les 45  gouvernements alors représentés à sa
    création voulaient établir un cadre de
    coopération économique conçu pour prévenir le
    retour aux politiques économiques désastreuses
    qui avaient contribué à la Grande Dépression des
    années  30.
  • Le FMI poursuit les objectifs suivants 
    promouvoir la stabilité économique et prévenir
    les crises contribuer à la résolution des
    crises, lorsqu'elles se produisent promouvoir la
    croissance et alléger la pauvreté. Pour atteindre
    ces objectifs, il exerce trois fonctions
    essentielles  surveillance, assistance technique
    et opérations de prêts.
  • Succès total !

35
LOrganisation Mondiale du Commerce
  • Crée en 1995 à partir du Gatt (accord général sur
    les tarifs douaniers et le commerce) en
    lélargissant à lagriculture, aux services et à
    la propriété intellectuelle
  • Régi le commerce mondial dont les règles ont été
    négociées par la conférence des ministres des
    pays membres lors du  cycle de lUruguay 
    (Gatt) le  cycle de Doha  depuis 1995,
    achoppe sur le dossier des échanges agricoles
  • Une seule vision la libre concurrence,
    louverture du commerce comme valeur suprême
    permettant la croissance économique et la paix
    entre les peuples !
  • Sauf que les promoteurs eux-mêmes, au nord, ne
    respectent pas les règles, en subventionnant les
    productions au Nord, en établissant des barrières
    douanières tout en obligeant, par lintermédiaire
    du FMI et de la banque mondiale, les pays du sud
    à ouvrir largement leurs frontières à leurs
    produits
  • A Hong Kong en 2005 la conférence de lOMC a fixé
    à 2013 la suppression des subventions à
    lexportation dans le secteur agricole


36
Les règles de lOMC
  • Depuis 1980 sous la pression du FMI,
    lagriculture des pays du Sud a été
    progressivement libéralisée retrait de lEtat,
    diminution des droits de douanes, suppression de
    quotas à limportation
  • Depuis 1995 avec lOMC, ce processus samplifie
    aux pays du Nord on fait miroiter de fabuleux
    marchés au Sud aux pays du Sud, on promet un
    accès plus facile aux marchés du Nord aux
    consommateurs, partout, on promet une baisse des
    prix
  • Les règles diminution des subventions
    directes (taxes) mais autorisation des aides
     découplées  (aides générales de lEtat mesures
    agri-environnementales, assurances-revenu) nuance
    de taille puisque seul les pays du Nord ont les
    moyens de découpler les aides
  • tous les pays doivent
    ouvrir leur marché intérieur agricole aux
    importations et sans droit de douane même quand
    ils sont auto suffisant (ex du riz en Corée du
    Sud)

37
Inégalités devant les règles de lOMC en
agriculture
  • Le commerce des produits alimentaires ne porte
    que sur 15 de la production mondiale. Oui mais
    les quelques firmes agroalimentaires (des pays
     développés ) délocalisent (ou localisent)
    leurs usines près des lieux de consommation et
    surtout là où il y a beaucoup de consommateurs et
    cest là aussi où main dœuvre et produits
    peuvent être acquis à moindre frais. Incidence ?
  • Le changement de règle en 1995 affectent
    différemment les pays Pour lEurope et les USA,
    les exportations agricoles représentent moins de
    10 des exportations totales. Mais cest 32
    pour le Brésil, 49 pour Madagascar, 84 pour
    lEthiopie ! Et dans les pays les moins avancés,
    poussés à produire pour lexportation par les
    IFI, 54 des recettes dexportation servent à
    limportation de denrées alimentaires quils ne
    produisent plus
  • Et les cours chutent le cacao a perdu 70 , le
    café 65 , le coton 48 Et pour les PED, pas de
    parachutes-subventions comme aux USA



38
Libre-échange !
  • Pour gagner 1/j sur son ha, le paysan africain
    doit vendre ses 10 à 20 q de blé produit, 18 à 36
    /q. En Europe sur 100 ha, en intensif,
    lagriculteur produit 80 q/ha qui lui coûtent
    15/q tandis que les argentins et les australiens
    eux produisent à 8/q et cest ce plus bas cours
    qui fait référence sur le marché mondial.
  • Pour que lagriculteur européen puisse exporter
    sa production, lUE subventionne (la moitié des
    revenus de lagriculteur). Si bien que le q de
    blé arrive en Afrique à 8-10/q.
  • Le paysan africain na aucune chance de survie
  • Et comme en plus, grâce au FMI et la BM, il ne
    peut plus cultiver ses légumes, remplacées par
    des cultures dexportation et bien il meurt de
    faim sur place ou dans les bidonvilles
  • NB On peut remplacer  blé  par  coton  et
     UE  par  USA 

39
Libre-échanges des exemples réussis pour le
Nord
  • Une stratégie qui paye rendre dépendant les
    pays qui nont pas les moyens de résister (parce
    quon a mit en place des gouvernants corrompus,
    et en soutenant des luttes armées qui conduisent
    à des dictatures). Comment ?
  • En changeant les habitudes alimentaires par ex
    au Sénégal la France a imposé aux sénégalais le
    riz indochinois excédentaire (pendant la
    colonisation). Ensuite on a vendu aux sénégalais
    les brisures de riz thaïlandais en ruinant les
    producteurs de riz de Casamance. Et on a
    également fourgué les surplus européens de blé
    (largement subventionnés) à bas prix, donnant
    lhabitude aux sénégalais de manger du pain alors
    que le climat au Sénégal ne permet pas de
    produire de blé
  • En engageant les paysans (dette oblige) à
    cultiver pour lexportation abandonnant ainsi
    leurs cultures vivrières et donc en les rendant
    dépendant des importationsquand ils peuvent
    payer, cest la limite de lexercice !
  • Mais tant pis, quelques millions de morts de
    faim, après tout, la Terre ne devient-elle pas
    trop peuplée ?

40
Poulet-bicyclette et poulet-avion
  • Les poulet brésiliens et thaïlandais ruineraient
    les éleveurs bretons mais ceux-ci ruinent les
    producteurs africains. Voyons
  • Le groupe français Doux premier exportateur
    européen, délocalise sa production au Brésil
    matière première et main dœuvre peu cher (il
    faut 5 kg de céréales pour 1 kg de viande)
  • Les producteurs européens, soutenus par les
    subventions UE pour le blé, continuent à produire
    des volailles dont les meilleurs morceaux sont
    vendus sur place, tandis que le reste (ailes et
    croupions qui ne peuvent plus être incorporés aux
    farines pour animaux) partent en Afrique à prix
    cassé 1,37 /kg contre 2,28 pour le poulet
    produit sur place. Au Cameroun ce système a
    supprimé 110.000 emplois par an entre 1996 et
    2003. Et en plus comme la chaine du froid nest
    pas respectée, les risques sanitaires explosent
    après contrôle de 200 échantillons, 83 ont été
    déclarés impropres à la consommation en 2004.
  • Là aussi, le pays restera durablement dépendant
    parce que les paysans ont durablement disparus

41
Libre échange encore lALENA (accord de
libre-échange nord américain)
  • Histoire de renards (USA, Canada) dans le
    poulailler (Mexique), qui a commencé en 1994. Les
    accords ont eu plusieurs résultats
  • Dun côté, déferlement des usines de montage,
    américaines (maquiladores) vers le Mexique pour
    profiter des bas salaires et de labsence de
    normes sociales
  • De lautre les subventions étatsuniennes à la
    production agricole qui ont fait chuté le prix du
    maïs (la céréale principalement consommée, au
    Mexique) de 70 , ruinant les producteurs
    traditionnels mexicains avec disparition des
    paysans. Ils ont du sûrement, alimenter en main
    dœuvre les maquiladores
  • Résultat le Mexique est durablement dépendant
    des importations. On a vu les conséquences en
    2007 lorsque le prix du maïs a doublé (pour
    alimenter les usines de biocarburants) Ce furent
    les premières émeutes de la faim du (jeune, il
    est vrai) XXI siècle
  • Et les maquiladores commencent à fermer pour
    cause de délocalisation en Asie. Que reste-t-il
    à louvrier-ex-paysan ?

42
Et pourtant, comment on a fait nous, pour nous en
sortir
  • 1881 création du Ministère de lAgriculture en
    France et ce fut la mise en place dune longue
    suite de barrières douanières pour protéger le
    paysan français dans son effort de productivité 
  • 1936 création de lOffice du blé pour stabiliser
    les cours des céréales
  • 1960 création du marché commun agricole pour
    faciliter les échanges entre six pays européens
  • Mécanisme du développement de lEurope de lOuest
    ces 60 dernières années dés la fin de la
    guerre, intensification des productions  pour
    nourrir la France et lEurope  cest-à-dire
    travail lourd de la terre (machinisme agricole),
    extension des exploitations donc avec disparition
    de paysans (les plans quinquennaux daménagement
    du territoire les avaient programmés), ça tombe
    bien on en a besoin dans lIndustrie
    utilisation des fertilisants chimiques et des
    pesticides vantés par la recherche qui est
    elle-même soutenue par les industriels de
    lagrochimie, qui ont besoin de débouchés pour
    les produits créés pendant la guerre, et de
    reconversion pour leurs outils industriels

43
Et pourtant .(suite)
  • Gains de productivité très importants, les prix
    alimentaires baissent et alors les salaires
    peuvent ne pas augmenter. Les entreprises
    récupèrent indirectement les gains de
    productivité réalisés par les agriculteurs.
  • Donc le développement de lEurope de lOuest
    sest effectué sur la base dune industrie et de
    services largement ouverts au marché mondial
    (règles du GATT), mais sappuyant sur une
    agriculture encadrée et protégée par des droits
    élevés, dissuasifs pour les produits extérieurs,
    combinés à des prix fixés et stables sur le
    marché intérieur
  • La nourriture à prix bas et peu fluctuant
    représente lun des facteurs essentiels de la
    compétitivité mondiale de lindustrie et des
    services.
  • Pour maintenir le niveau de vie des
    consommateurs, il a fallut des subventions
    publiques (dont la PAC) pour combler la
    différence apparue dans les années 1990 entre les
    coûts de production et les prix de vente sur le
    marché intérieur. En relation avec lOMC et la
    libéralisation des échanges de produits agricoles
    (1995)

44
Autres exemples
  • Le Japon très ouvert sur le marché international,
    applique des droits de douane de 512 sur les
    importations de riz de façon à conserver un
    minimum dindépendance alimentaire sur cet
    aliment pour lui totalement stratégique et à
    entretenir une vie sociale et des paysages ruraux
    auxquels ce pays accorde une grande importance
  • Le Nigéria a décidé de reconquérir une partie de
    sa souveraineté alimentaire en interdisant les
    importations de poulet congelés et de volailles
    vivantes qui menaçaient la survie de son
    aviculture. Celle-ci a pu être ainsi relancée
    avec une productivité honorable
  • Nous lavons fait, ils lont fait, avec succès.
    Pourquoi ne pas remettre sur le tapis cette
    question pour améliorer la souveraineté
    alimentaire des pays, en particulier là où on
    meurt le plus de faim, là où la sous-nutrition
    est endémique

45
Accaparement des terres
  • La crise alimentaire mondiale met à nu un
    problème global  le changement climatique, la
    destruction des sols, la perte des ressources en
    eau et la stagnation des rendements des
    monocultures sont autant d'immenses menaces qui
    pèsent sur les ressources alimentaires futures de
    notre planète.
  • Linsécurité alimentaire accentue le phénomène
    daccaparement des terres en particulier par des
    pays comme lArabie saoudite ou la Chine, dont la
    disponibilité en terres agricoles risque dêtre
    insuffisantes pour assurer la sécurité
    alimentaire de leurs populations
  • Aussi accaparement par les grandes firmes pour
    permettre par un jeu de compensation carbone de
    continuer à polluer tranquille

46
Accaparement des terres Version financière
  • La crise alimentaire se traduit par des
    prévisions de marchés tendus, de prix élevés et
    de pressions pour obtenir plus des terres
    agricoles. Dans le même temps, le secteur
    financier, cherche maintenant des zones
    protégées. Tous ces facteurs font des terres
    agricoles un nouveau terrain de jeu formidable
    pour faire des profits
  • Pendant toute lannée 2008, une armée de sociétés
    dinvestissement, de fonds spéculatifs et
    dautres du même type se sont emparés de terres
    agricoles dans le monde entier, avec laide
    précieuse dagences comme la B M, sa Société
    financière internationale ou la BERD, qui toutes
    préparent la voie à ces investissements en
     persuadant  les gouvernements de changer les
    lois foncières pour permettre la réussite de ce
    processus.

47
Définition de lalimentation selon la
Confédération paysanne
  • L'alimentation est une nécessité physiologique
    essentielle à lhumanité. Elle trouve des
    réponses dune très grande variété dans les
    diverses cultures, avec des pratiques très
    spécifiques pour ce qui reste un geste de base 
    cuisiner.
  • Lalimentation constitue un fait social et
    culturel  nous ne mangeons pas que des aliments
    mais nous mangeons aussi des symboles et de
    limaginaire.
  • Lalimentation est la rencontre entre un
    territoire, ses sols, son climat et lhomme en
    tant que paysan, qui cultive la terre et élève
    les animaux 
  • Lagriculture aux  normes  actuelles ne
    permet pas de nourrir lhumanité entière, ni de
    répondre à lensemble des besoins de santé,
    culturels et sociaux liés à lalimentation.

48
La Banque Mondiale son dernier rapport sur le
développement 2008
  • Rapport sur le développement dans le monde
    2008 Lagriculture au service du développement
  • La BM affirme
  • lagriculture est importante pour la croissance
    économique, la sécurité alimentaire, les moyens
    dexistence et un environnement durable.
    Lagriculture à petite échelle est un moyen
    puissant pour sortir de la pauvreté et les
    femmes y jouent un rôle important
  • lamélioration du niveau et de la qualité des
    investissements dans lagriculture à petite
    échelle est fondamentale.
  • le renforcement des moyens daction des
    producteurs, notamment de sexe féminin, en les
    organisant, est vital pour leur permettre
    dobtenir une part équitable des opportunités
    offertes par le marché
  • les pays industrialisés doivent de toute urgence
    augmenter leur aide aux fonds dadaptation aux
    changements climatiques et cette adaptation
    devrait sintégrer aux programmes agricoles
  • MAIS

49
La Banque Mondiale son dernier rapport sur le
développement 2008 (2)
  • La BM affirme encore quune libéralisation
    totale du commerce permettra une diminution du
    taux de pauvreté.
  • Le Rapport affirme que ce sont les consommateurs
    pauvres qui sont les victimes de la protection de
    la production intérieure

50
Quelques principes énoncées dans des textes
internationaux et nationaux
  •  Les êtres humains sont au centre des
    préoccupations relatives au développement
    durable. Ils ont droit à une vie saine et
    productive en harmonie avec la nature  Principe
    n1 de la Convention de Rio (repris en France
    dans la LOADDT de 1999)
  •  lagriculture durable doit répondre à trois
    enjeux indissociables économique, social,
    écologique - et axer la production sur les
    intérêts des consommateurs  (Union européenne)

51
Déclaration universelle des droits de
lhommeNations Unis 1948
  • Article 25
  • Toute personne à droit à un niveau de vie
    suffisant pour assurer sa santé, son bien être et
    ceux de sa famille, notamment pour
    lalimentation, lhabillement, le logement, les
    soins médicaux ainsi que pour les services
    sociaux nécessaires elle a droit à la sécurité
    en cas de chômage, de maladie, dinvalidité, de
    veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de
    perte de moyens de subsistance par suite de
    circonstances indépendantes de sa volonté

52
Pacte international droits économiques, sociaux
et culturels. Nations Unis 1966-1976
  • Article 11
  • Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent
    le droit de toute personne à un niveau de vie
    suffisant pour elle-même et pour sa famille, y
    compris une nourriture, un vêtement et un
    logement suffisants, ainsi quà une amélioration
    constante de ses conditions dexistence. Les
    Etats parties prendront les mesures appropriées
    pour assurer la réalisation de ce droit et ils
    reconnaissent à cet effet limportance
    essentielle dune coopération internationale
    librement consentie

53
Le droit à lalimentation
  • In sommet mondial de lalimentation 2002
  • "Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir
    un accès régulier, permanent et libre, soit
    directement, soit au moyen d'achats monétaires, à
    une nourriture quantitativement et
    qualitativement adéquate et suffisante,
    correspondant aux traditions culturelles du
    peuple dont est issu le consommateur, et qui
    assure une vie psychique et physique,
    individuelle et collective, libre d'angoisse,
    satisfaisante et digne."
  • Il doit être souligné que le concept de "droit à
    l'alimentation" est beaucoup plus fort que le
    concept de "sécurité alimentaire". Le "droit à
    l'alimentation" inclut tous les éléments de la
    sécurité alimentaire - disponibilité et
    accessibilité de l'alimentation -, mais Il va
    plus loin en insistant sur deux points
  • 1- L'affirmation des droits des affamés et des
    pauvres 
  • 2- La responsabilité des Etats et des autres
    acteurs.

54
Le Développement Durable
  • Le sommet de la terre (Rio 1992)
  • "le développement durable est celui qui répond
    aux besoins du présent sans compromettre la
    capacité des générations futures à répondre à
    leurs propres besoins"
  • Le traité de Maastricht
  • adopte dans son article 2 le développement
    durable comme objectif de la Communauté
    Européenne et dans le domaine agricole cela se
    traduit par
  •  réduire les apports de produits chimiques au
    point qu'aucun des processus naturels de base ne
    soient affectés  

55
Application des Droits économiques et sociaux
  • Pour mettre en pratique la déclaration
    universelle des droits de lhomme cest- à-dire
    définir les obligations pour les Etats
    signataires, il y a deux pactes élaborés en 1966
    le Pacte relatif aux droits civiques et
    politiques le Pacte relatif aux droits
    économiques, sociaux et culturels. Cela
    arrangeait tout le monde de traiter séparément
    ces droits et ce nest quen 1987 que le Comité
    des droits économiques, sociaux et culturels
    cest mis en place mais sans pouvoir réel
  • Ni la Cour internationale de Justice, ni les
    tribunaux pénaux internationaux nenvisagent de
    rendre justice à celui qui meurt de faim.
    Pourtant lindivisibilité et luniversalité des
    droits de lhomme ont été maintes fois réaffirmés

56
Le principe de précaution
  •  principe selon lequel labsence de certitudes,
    compte tenu des connaissances scientifiques et
    techniques du moment, ne doit pas retarder
    ladoption de mesures effectives proportionnées
    visant à prévenir un risque de dommages graves et
    irréversibles à lenvironnement à un coût
    économique acceptable (article 200-1 du Code
    rural)
  • En dautres termes  Face à des risques graves et
    irréversibles mais potentiels, labsence de
    certitudes scientifiques ne doit pas retarder
    ladoption de mesures qui auraient été jugées
    légitimes si de telles certitudes avaient été
    acquises

57
Pesticides
  • Comité de prévention et de précaution Rapport
    du 1er juin 2001
  •  Le comité a abouti à la conclusion que le
    problème sanitaire posé par lutilisation des
    pesticides en agriculture, justifiait une
    application du principe de précaution 
  • (Rapport sur les risques sanitaires posés par les
    pesticides et demandé par le Ministre de
    laménagement du territoire)

58
Valeur juridique des préambules
  • La question  quelle est la valeur juridique de
    toutes ces affirmations, sans ambiguïté, sur les
    droits de lhomme ?
  • Récemment (3 oct 2008) un arrêt rendu par le
    Conseil dEtat semble y répondre. Larrêt dit 
  • ''les dispositions de l'article 7 comme
    l'ensemble des droits et devoirs définis dans la
    charte de l'environnement, à l'instar de toutes
    celles qui procèdent du préambule de la
    constitution ont valeur constitutionnelle
    qu'elles s'imposent aux pouvoirs publics et
    autorités administratives dans leurs domaines de
    compétence respectifs''.

59
Agriculture lalternative
  • Lagriculture et les paysans partout où ils se
    trouvent doivent plus que jamais assurer ces deux
    fonctions essentielles  produire (pour se
    nourrir aujourdhui) et préserver (pour être en
    mesure de se nourrir demain). Et cest en tout
    lieu de la planète que le métier de paysan doit
    poursuivre simultanément ces deux fonctions
    essentielles.
  • Ce sont les systèmes les plus économes et les
    plus autonomes qui seront demain les systèmes les
    plus performants sur le plan économique 

60
Lagriculture paysanne
  • Lagriculture paysanne, est à la fois le modèle
    le plus répandu et le plus menacé. Elle a des
    implications positives pour lensemble de la
    société 
  • relocalisation des productions et des emplois qui
    se rapprochent des lieux de consommation
  • Plus grande autonomie énergétique, tant primaire
    que secondaire.
  • moins consommatrice despaces, permet de répartir
    les moyens de production entre un plus grand
    nombre de paysans qui participe mieux au
    dynamisme économique et social des territoires 
  • adaptée aux conditions pédoclimatiques et moins
    polluante 
  • met en valeur lensemble des ressources qui sont
    à la disposition des paysans et satisfait les
    objectifs sociaux et environnementaux au delà des
    seuls objectifs économiques que sassigne
    lagriculture intensive.
  • évite aux paysans des différentes agricultures du
    monde une mise en concurrence inutile et
    dévastatrice

61
Lagro-écologie une raison despérer(doc FAO
2008 Extraits)
  • Le développement agricole dépend d'une
    multiplicité de facteurs et sa compréhension
    suppose une analyse des rapports entre méthodes
    d'exploitation, environnement et systèmes
    sociaux. Il est aujourd'hui absolument vital
    d'élaborer une approche au développement agricole
    répondant aux besoins des petits exploitantsII
    est, bien entendu, impossible de mettre en œuvre
    de nouveaux agro-écosystèmes durables sans
    modifier les facteurs socio-économiques qui
    décident de ce qui doit être produit, comment et
    pour qui. 
  • Lagro-écologie est une discipline de gestion des
    agro-écosystèmes  ceux-ci produisent, tout en
    protégeant les ressources, respectent les
    traditions culturelles, sont à la fois justes sur
    le plan social et viables au plan économique .
  • Lobjectif de l'agro-écologie est d'assurer un
    environnement équilibré, des rendements durables,
    la fertilité du sol par des moyens biologiques
    ainsi que le contrôle des ravageurs grâce au
    développement d'agro-écosystèmes diversifiés, et
    l'usage de technologies à faible apport
    d'intrants 

62
Lagro-écologie une raison despérer(doc FAO
2008 Extraits)(2)
  • Le système doit
  • 1) réduire, régulariser et optimiser la
    consommation d'énergie et de ressources
  • 2) limiter les pertes en nutriments en
    réduisant lessivage, et érosion et en améliorant
    le recyclage des nutriments par l'emploi accru de
    légumineuses, d'engrais organique et de compost
    ou d'autres mécanismes de recyclage efficaces et
    naturels
  • 3) favoriser la production de denrées
    alimentaires locales adaptées au milieu naturel
    et socio-économique
  • 4) protéger les ressources naturelles et
    freiner la dégradation du sol
  • 5) réduire les coûts et promouvoir l'efficacité
    et la viabilité économiques des petites et
    moyennes exploitations agricoles, afin de
    renforcer l'ensemble du système agricole.

63
Lagro-écologie une raison despérer (doc FAO
2008 Extraits)(3)
  • le processus d'amélioration agricole doit
  • a) exploiter et promouvoir le savoir local et
    les technologies productrices de ressources
  • b) mettre l'accent sur la biodiversité
    locale, incluant les espèces locales, les
    ressources en bois de feu ou les herbes
    médicinales
  • c) tendre à l'auto-développement, nécessitant
    la participation active des paysans. Selon les
    rapports de projets menés en Amérique latine, ces
    méthodes permettent d'améliorer l'usage de l'eau,
    la lutte biologique contre les ravageurs, la
    conservation effective du sol, et de mettre la
    gestion de la production à la portée des petits
    paysans

64
Lagro-écologie une raison despérer (doc FAO
2008 Extraits)(4)
  • Les agro-écologistes estiment que l'on doit
    aller de la base vers le sommet, en partant des
    paysans les plus démunis. Cette approche respecte
    les facteurs culturels, puisqu'elle opère à
    partir du savoir agricole traditionnel, associé à
    des éléments de la science agricole moderne.
    L'environnement est également respecté car ces
    méthodes ne transforment ni ne modifient
    radicalement les écosystèmes paysans, mais plutôt
    identifient les éléments traditionnels ou
    modernes qui, intégrés, permettront d'optimiser
    la production. En mettant l'accent sur l'usage de
    ressources disponibles localement, les
    technologies agro-écologiques sont également plus
    intéressantes sur le plan économique.

65
Lagro-écologie une raison despérer (doc FAO
2008 Extraits)(5)
  • Stratégie
  • rotation des cultures, qui permet une diversité
    végétale temporaire. Intégrée dans un système
    cultural, elle produit des nutriments végétaux
    qui brisent le cycle de vie des insectes et
    ravageurs, des maladies, des mauvaises herbes
  • polyculture association de deux cultures
    d'espèces différentes ou plus. Plantées à
    proximité l'une de l'autre, ces cultures se
    complètent biologiquement, ce qui améliore leurs
    rendements
  • systèmes d'agro-sylviculture les arbres
    coexistent avec cultures annuelles ou animaux. La
    complémentarité de ces composants permet de
    diversifier les usages possibles de
    l'agro-écosystème
  • cultures de couverture l'utilisation de
    légumineuses seules ou associées, sous des arbres
    fruitiers, augmente la fertilité du sol, favorise
    la lutte biologique contre les ravageurs, modifie
    le microclimat du verger
  • culture/élevage l'intégration des animaux permet
    d'obtenir une biomasse plus importante et un
    excellent recyclage des nutriments.

66
Lagro-écologie une raison despérer (doc FAO
2008 Extraits)(6)
  • Nécessaire reconversion entre un système
    conventionnel et une agriculture écologique par
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