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Les paradigmes sociologiques, analyses de la socit

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Ce diaporama est la troisi me partie du cours intitul Les paradigmes sociologiques, analyses de la soci t ... On adopte une responsabilit morale globale, divine ou de raison, ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: Les paradigmes sociologiques, analyses de la socit


1
Les paradigmes sociologiques,analyses de la
société
  • III Lethnométhodologie
  • Octobre 2009

2
Ce diaporama est la troisième partie du cours
intitulé Les paradigmes sociologiques, analyses
de la société
  • Plan du cours
  • Introduction
  • I Le Fonctionnalisme
  • II LHabitus Culturel
  • III LEthnométhodologie (dans le présent
    diaporama)
  • IV Lindividualisme Méthodologique
  • Conclusion
  • N.B. En raison de leur taille les parties font
    lobjet de fichiers Speechi différents

3
Avertissement
  • Ce cours a été conçu pour servir le programme du
    DUT  Carrières Sociales  module  M229 MOp
    229 Analyse de la société .
  • Mais il peut aussi servir à tout enseignement de
    Sociologie

4
III Lethnométhodologie
  • A - Définition, devoir
  • B La société dun point de vue
    ethnométhodologique
  • Les interactions sont décisives
  • Les hommes régulent leurs interactions au moyen
    de la réciprocité
  • Les acteurs construisent des règles implicites
  • Les interactions produisent des valeurs faisant
    système
  • Les degrés de liberté des acteurs dans leur vie
    sont de mieux en mieux mesurés. Cinq exemples
  • C - La Personne dun point de vue
    ethnométhodologique
  • Définition
  • La construction de la personne chez G.H. Mead et
    J. Habermas
  • Construction de soi et opportunités. Trois
    exemplesLa socialisation secondaire
  • Une théorie interactive de la déviance
  • Apport des Neurosciences
  • D Le travail social dun point de vue
    ethnométhodologique
  • Définition
  • Trois exemples de descriptions
    ethnométhodologiques de travail social
  • Exemples de constrution de de soi par
    interactions organisées par le travail social
  • La compétence sociale au cur du travail social
  • Létude américaine  Chicago Longitudinal Study 

5
A - Définition (Garfinkel 1967, Schutz 1987)
  • Toute société est produite localement,
    naturellement organisée, réflexivement
    descriptible.
  • Elle est un accomplissement continu et pratique,
    avec indexation lexicale (mémorisation des
    fréquences dévènements divers par chacun)
  • En agissant, avec ou contre autrui, je construis
    une facette de la société ET de moi-même.
  • A tout moment, jarbitre, je choisis
  • Nous sommes tous des sociologues à létat
    pratique

6
Face logico-mathématique du paradigme EM
  • Il y a tant de variables (notamment les actes de
    millions de personnes et de décideurs) dans une
    société quil est impossible de faire des
    prédictions à long terme (10 ans et ).
  • Autant au niveau individuel que collectif
  • N.B. En sciences de la nature, le hasard se
    définit par la présence dune infinité de
    variable.

7
Corollaire
  • On peut prévoir à court terme (1 à 2 ans)
  • On peut agir sur des situations comportant un
    petit nombre de variables
  • Lethnométhodologie est un paradigme de la
    liberté

8
Enoncé du devoir sur lEthnométhodologie
  • Sur le sujet choisi en accord avec lenseignant,
    (un seul sujet pour les 4 devoirs)
  • Définir lEthnométhodologie
  • Présenter 3 tab statistiques mentionnant la
    source, la date, lintitulé du tab., la taille de
    léchantillon, , ou à défaut 3 schémas de
    décisions dacteurs sociaux et construire un
    commentaire pour chaque sous la forme 
  • Enoncer les décisions effectives des acteurs
    daprès le tab. (oppositions, particularités,
    etc..)
  • Reconstruction des interactions, des  bonnes
    raisons  probablement présentes dans les esprits
    des acteurs au moment de leurs choix de métier,
    pratique sociale, etc.
  • Critique du paradigme (comparaison avec les
    précédents par ex)
  • 2 p. obligatoirement dactylographiées maxi tab.
  • A remettre le  12 / 12 / 2007

9
Pour vos devoirs,vous trouverez un grand nombre
de sondages
  • sur le site gratuit de lorganisme BVA

10
B - La Société dun point de vue
ethnométhodologique
  • Les interactions sont décisives
  • Les hommes régulent leurs interactions au moyen
    de la réciprocité
  • Les acteurs construisent des règles implicites
  • Les interactions produisent des valeurs faisant
    système
  • Les degrés de liberté des acteurs dans leur vie
    sont de mieux en mieux mesurés. Cinq exemples

11
1 - Les interactions sont décisives (M. Dobry,
1986)
  • Une crise politique est un exemple très complet
    de la construction sociale par les interactions
    humaines
  • 1 Lente maturation. Les responsables se
    croient coincés dans le jeu. Ex. XVIIIe La
    Cour Royale, XXe Pays socialistes, etc.
  • 2 Un événement bouscule les logiques
    organisationnelles multiplication des
    interactions Ex prise de la Bastille. Glanost
    (transparence) et Perestroïska (réforme) de
    lURSS de Gorbatchev
  • 3 Décisif la visibilité de lengagement des
    autres
  • 4 Début de stabilisation des incertitudes
    autour de chefs charismatiques (Danton,
    Robespierre, Napoléon, etc..)

12
NB Quest-ce quune interaction ?
  • Toute forme de transmission de message impliquant
    au moins deux protagonistes.
  • Le message peut prendre une forme et un sens
    quelconques
  • Regard
  • Parole (tel, internet, etc..)
  • Lettre
  • Contact physique (pacifique ou violent)

13
2 Les hommes régulent leurs interactions au
moyen de la réciprocité (Mauss 1925,
Lévi-Strauss 1955, J-M. Dutrénit, 2002 chap 2)
  • La réciprocité est létalon implicite
    dévaluation des interactions
  • Chaque individu lutilise implicitement, comme
    chaque responsable de groupe ou de nation
  • Quand un individu ou un groupe sécarte trop de
    la réciprocité positive (nazisme, dictatures,
    criminels, délinquants, parents ou conjoints
    abusifs, etc.) , il est combattu jusquà
    rétablissement de relations équilibrées.
  • Le schéma suivant décrit le processus

14
Réciprocité (Mauss, Lévi-Strauss, Shalins,
Temple)
15
3 - Construction de règles implicites à côté
des règles officielles
16
Deux exemples de règles implicites mettant en
uvre une certaine réciprocité
  • Les ouvriers dentretien (minoritaires en nombre)
    disent à ceux de la production élisez-nous
    comme délégués en échange dun bon entretien des
    machines, sinon les pannes seront longues et
    variées (Crozier dans un monopole industriel
    français en 1955)
  • La base du service social dunité territoriale
    dit aux cadres vous aurez de bonnes
    informations pour le rapport annuel en échange de
    notre autonomie technique dintervention, sinon
    les infos seront  difficiles  à collecter (JMD
    fonction publique territoriale 1983)
  • NB. Réciprocité nest pas égalité.

17
4 Les interactions produisent des valeurs
faisant système
  • Ce système est évolutif
  • M. Crozier en donne une description imagée dans
    un livre récent, Nouveau regard sur la société
    française O. Jacob 2006
  • En voici une présentation personnelle dans la
    douzaine de diapositives suivantes
  • N.B. Michel Crozier, Fondateur du Centre de
    Sociologie des organisations (CNRS),, a été Pr
    Paris X-Nanterre, a reçu le Prix Tocqueville
    1998, est Membre de lInstitut

18
Présentation choisie
  • Après 40 ans denquêtes et de travaux
    sociologiques, Michel Crozier offre son regard
    instruit sur les valeurs concurrentes qui en
    France se disputent la première place
  • Pour les principaux phénomènes décrits, nous
    (JMD) avons regroupé les résultats en quelques
    points essentiels pour la société Française
  • Forces
  • Faiblesses
  • Paradoxes malaises
  • Remèdes

19
Ecole
  • Forces
  • Obéir
  • Etre bon élève
  • Etre chahuteur
  • Etre les deux
  • Etre capable de juger le monde
  • Faiblesses
  • Coopérer,
  • créer,
  • Innover
  • Paradoxes malaises
  • Esprit de contradiction (copie négative de
    lobéissance)
  • Non préparation à vivre dans un monde de liberté
  • Remède
  • Apprendre à coopérer, créer, innover (progr. 4H,
    Cf Jean-Marc Dutrénit La compétence sociale)

20
Liberté
  • Forces
  • Nous avons une grande liberté s/ contrainte
    génétique
  • Héritage chrétien droit devoir de sextraire
    des contraintes du groupe pour répondre de soi
    devant Dieu
  • On peut renverser les valeurs de son milieu
    dorigine
  • Faiblesse
  • Manque de discipline, manque de conscience morale
  • Incapacité à construire progressivement un
    consensus durable
  • Paradoxes malaises
  • Syndrome de légalité (apothéose avec le goulag
    soviétique)
  • Deux types idéaux les soumis les rebelles
  • Peur panique de la liberté gt Installation de
    contraintes a priori à la clé de toute nouveauté
    gt stagnation (OGM, précaution, etc)
  • Remède
  • Faire dabord en liberté, puis évaluer et réguler

21
Responsabilité
  • Forces
  • La responsabilité penche vers le collectif et
    atténue le pouvoir de la liberté.
  • Elle remplace peu à peu et partout lobéissance
  • Elle est plus efficace et répond mieux au désir
    dindividuation des personnes
  • Les multiples  liens faibles  (organisation,
    contrats, Etat de droit) étayent fortement
    liberté et responsabilité (Cf. J. Rawls Une
    Théorie de la justice)
  • Faiblesses
  • Croyance erronée et répandue  le pouvoir
    appartient à quelques uns . NON, il circule et
    se conquiert. Je nai de pouvoir que dans la
    mesure où dautres ont intérêt à men
    reconnaître.
  • Paradoxes malaises
  • On adopte une responsabilité morale globale,
    divine ou de raison, mais on magouille dans les
    affaires quotidienne ( les grands principes /
    les grands sentiments  Guy Béart)
  • On proclame le peuple souverain (1789) mais
    misère, escrocs politiques et guerres sanglantes
  • Remèdes
  • Faire ce que lon dit, dire ce que lon fait est
    le début de la morale (qualité ISO, Churchill, de
    Gaulle, etc)
  • Développer la responsabilité juridique des
    chargés de pouvoir (accountability, Eva Joly Dans
    quel monde voulons nous vivre ?))
  • WARNING
  • On nest pas totalement maître du jeu

22
Connaissance
  • Forces
  • Un désir de connaissance vieux comme le monde
    anime la France. Nous avons dexcellents
    scientifiques (médecine, Airbus, Ariane, TGV,
    Dassault, etc). La scolarisation des 18-24 ans
    a progressé de 58 entre 1990 et 1999, etc
  • Faiblesses
  • En Sciences humaines et en politique, tout le
    monde discute de tout sans se soumettre à la
    rigueur de la preuve - en Sociologie notamment
  • Paradoxes malaises
  • Le principe de précaution, linterdit sur le
    clonage (unique au monde ! ) nous retardent dans
    la connaissance
  • Remèdes
  • Seule la connaissance peut nous éviter les
    écueils quelle crée (OGM, Clonage)
  • Un devoir connaissance doit accompagner liberté
    et responsabilité (Neurosciences et
    apprentissages lecture, mémoire, intelligence,
    coopération, etc)
  • Une presse plus informative, plus exacte (par ex
    sur les régimes spéciaux de retraite) permettrait
    de discuter avant de prendre parti pour telle ou
    telle solution)
  • WARNING
  • Je suis moralement coupable de ne pas essayer de
    savoir

23
Démocratie( exercice du pouvoir par le peuple)
  • Forces
  • Liberté dentreprendre. Les entreprises du CAC
    40, avec ingénieurs français de premier plan ont
    pu construire un secteur privé produisant une
    richesse exceptionnelle partout dans le monde
  • Faiblesses
  • Le parlement et lEtat presque régalien font lois
    et décrets dapplication  top down  (coupés de
    la base)
  • Lois normatives détaillées universalistes MAIS
    inapplicables à tous les cas
  • PME bloquées par la bureaucratie tatillonne
  • Paradoxes malaises
  • Comme la décision nest pas construite  bottom
    up  chacun se bat contre des mesures dont il se
    sent exclu
  • Donc on  sarrange  en contournant la loi,
    selon le vieil adage français la théorie et
    la pratique sont des univers différents 
    (confusion entre théorie scientifique et
    doctrine)
  • Contradictions dune société  entrouverte 
  • Remèdes
  • Faire des lois cadre peu nombreuses, et laisser
    les juges interpréter
  • Aller vers une démocratie tempérée comme celle de
    nos voisins européens
  • Parvenir à libérer les énergies individuelles

24
Travail Energie physique ou intellectuelle de
la personnalité vivante dépensée à loccasion de
la fabrication de choses utiles  (Marx 1860)
  • Forces
  • Les Français sont attachés aux uvres depuis homo
    faber
  • Ils aiment le travail bien organisé
  • Générosité enthousiaste
  • Les jeunes diplômés trouvent du travail aisément
  • Faiblesses
  • La bureaucratie gâche lorganisation (disent les
    salariés dans les enquêtes)
  • 150.000 jeunes sortent du système scolaire sans
    diplôme chaque année
  • La formation permanente est insuffisante
  • Préjugés sur la relation âge de la retraite,
    temps de travail et chômage
  • Paradoxes malaises
  • Les 35 heures nont pas servi à la formation
  • Linactivité des 55-64 ans (63) entraîne fortes
    charges sociales et par conséquent des freins à
    lembauche, notamment des jeunes
  • Remèdes
  • Flexsécurité un immense chantier de formation
    pour tous (Ex. Norvège loi 2003 tout adulte peut
    reprendre ses études gratis jusquau
    Baccalauréat)

25
Institutions Mais dabord, quest-ce quune
institution ?
  • Ex. Assemblées, conseils, journaux,
  • Définition tous lieux où lon fabrique, ajoute,
    transforme, annule de la règle
  • Deux théorèmes fondamentaux
  •  Plus il y a dinstitutions plus le peuple est
    libre  (St Just uvres 1790)
  • La liberté ne vient pas de moins dorganisation
    mais de plus dorganisation Crozier et Friedbergh
    Lacteur et le système

26
Institutions en France
  • Forces
  • Les institutions françaises ont produit de
    grandes chose (X, Sc Po, Les Mines, Normale Sup,
    etc
  • Les grandes institutions se sont étendues et
    complexifiées (Ex lArmée, lEnseignement, la
    Protection sociale, etc..)
  • Des institutions mineures mais essentielles au
    développement se sont émancipées et multipliées
    en France (Protection Sociale, Loisirs, Radio
    libres, etc..)
  • Faiblesses
  • La fascination du pouvoir central  qui peut
    tout  est une infirmité et une paresse de la
    pensée politique française
  • De ce fait la France est le pays des doctrines
    radicales  top down , du prétendu déterminisme
    social (Ex. lHabitus culturel) et des
    révolutions.
  • On construit à côté au lieu de transformer ce
    qui existe

27
Institutions en France suite
  • Paradoxes malaises
  • Le radicalisme des critiques invite au
    centralisme sous dautres apparences (1789)
  • La décentralisation départementale (petites
    forces divisées) a renforcé le pouvoir central en
    refusant de le confier aux Régions (force de
    taille significative) à lopposé de lEspagne
  • Remèdes
  • Développer lesprit de Réforme progressif et
     Bottom up 
  • Rechercher les points sensibles à réformer pour
    modifier un ensemble (Ex. la réforme de Sciences
    Po réussie par des quota détudiants de banlieue)
  • Espoir les réformes en cours (La transparence
    des comptes des syndicats, du MEDEF et de lEtat)
  • Cogestion dans lentreprise comme au Pays Bas,
    Prêts étudiants à remboursement de 5 du futur
    salaire, pédagogie de la compétence sociale à
    lEcole

28
Exemple dinstitution intelligente le Centre
des Jeunes Dirigeants (CJD )
  • Limite dâge pour être membre 45 ans
  • Toute responsabilité est non cumulable, non
    renouvelable et dure 2 ans
  • Durée maximum possible en mandats
  • Président de Section 2 ans
  • Président de Région 2 ans
  • Président National 2 ans
  • Total 6 ans
  • De ce fait la démagogie pour durer au pouvoir est
    impossible.
  • Au contraire, chaque dirigeant est tenté de
    proposer des réformes intelligentes pour
     laisser sa marque 
  • Appliquer ce genre de règles à la plupart des
    institutions serait sage
  • Cf. Le Magazine du CJD

29
La confusion des valeurs
  • Forces
  • La liberté du débat sur tout
  • La volonté de liberté
  • La lente ascension du spectateur impartial dAdam
    Smith. Cf. Boudon dans la partie Individualisme
    Méthodologique
  • Faiblesses
  • Un grand tabou on croit que les valeurs
    républicaines liberté, égalité, fraternité,
    monarque républicain, parlement loin des acteurs,
    étatisme universaliste - sont supérieures aux
    valeurs démocratiques de TOUT AUTRE REGIME ou
    PAYS
  • Ecart entre valeurs professées et pratique
    responsables de gauche mettant leurs enfants en
    école privée, Patrons prêchant la modération
    salariale / Stock options
  • La jonglerie avec les valeurs les dévalorise, les
    multiplie, les rend confuses
  • Démocratie se mêlant de science (OGM) comme la
    Théologie au Moyen Age
  • Lexpression des communautarismes (alors que
    lexpérience de Lagan College ouvre les esprits)

30
La confusion des valeurs suite
  • Paradoxes malaises
  • Les pays émergents, Chine, Inde, Islam,
    superposent valeurs capitalistes à autoritarisme
    ancien allant jusquau sacrifice personnel pour
    la communauté (Cf. Les croisades du Moyen Age,
    Inglehart, Enquête sur les valeurs du monde ).
  • Guerre civile algérienne montée du
    communautarisme en France résultent du conflit
    entre ces valeurs
  • Remèdes
  • Mieux répondre au besoin dintégration des
    immigrés
  • Remplacer le simplisme de luniversalisme
    républicain par une démocratie participative
    (Pays Scandinaves) mieux adaptée à la complexité
    moderne. Les 35 h nont pas satisfait ceux qui
    voulaient travailler plus
  • Revenir au principe de réalité, càd celui de la
    connaissance scientifique des phénomènes pour
    proposer des modalités de gestion cohérentes

31
5 - Les degrés de liberté des acteurs dans leur
vie sont de mieux en mieux mesurés.
  • Ils sont importants
  • Cinq exemples

32
Ex. n1 - La proportion de diplômés ou gt bac a
augmenté en 25 ans Champ de létude Français
ayant terminé études initiales Enquête FQP 1993
INSEE
33
Interprétation ethnométhodologique de ce tableau
FQP 1993
  • Dans toutes les CSP il y a une part de diplômés
    Bac ou . Cela signifie que des choix sont
    opérés par les intéressés
  • Les proportions de diplômés Bac ou varient
    dune génération à lautre, dans toutes les CSP.
    Cela signifie que les intéressés varient leurs
    choix selon la conjoncture .
  • En 1965 les enfants douvriers trouvaient plus
    intéressant de devenir ouvrier
  • En 2007, ils trouvent plus intéressant de devenir
    technicien ou ingénieur.
  • /

34
Interprétation EM suite
  • Conclusion
  • La compréhension complète de ces données repose
    sur la motivation des acteurs et non sur leur
    origine car
  • 1/ dans chaque CSP certains font  comme papa 
    et dautres font  autrement .
  • 2/ dans chaque CSP ces changent avec le temps
  • Cependant laccès à Polytechnique était de 25 du
    recrutement en 1965 pour les enfants de CSP
    ouvrière, et de 1 en 2005 la révolte gronde.
    Ce qui est une autre preuve de labsence de
    déterminisme social.

35
Ex n 2 - Structural Equation Model Showing the
Relationship Between Family Processes, Child
Characteristics, and Achievement for Children
Aged 6 to 11 Years (Ryan Adams 1998)
36
Commentaire du graphique
  • La seule variable vraiment corrélée à la réussite
    est la motivation scolaire de lélève
  • Les autres variables présentent des liaisons
    faibles. Le SES des parents que lhabitus
    culturel présente comme déterminant, influence en
    réalité très faiblement la réussite.
  • Les degrés de liberté de lélève sont donc très
    importants.
  • Mais on peut attendre des neurosciences des
    découvertes de plus en plus précises pour rendre
    compte de la motivation et du QI dont on sait
    quils déterminent très fortement la réussite

37
Pour comprendre le sens des coefficients de ce
modèle
  • R² 0,54 signifie que ce modèle ne rend compte
    que de 54 des éléments influençant la réussite
    des élèves de 11 ans
  • Chaque coefficient est une mesure de linfluence
    dune variable sur une autre, compte tenu des
    autres influences
  • Wonnacott Wonnacott Statistique, Economica, 4e
    ed. 1998 (Cf. chap  La régression multiple )
    est LE livre utile à la compréhension des stat.
    Depuis le niveau débutant jqau top

38
Ex. n 3 - La transmission des pratiques
sociales par la famille est faible
  • Le coefficient Beta de transmission inter
    générations (.30) pour
  • Sport, lecture, pratiques musicales (Enquête
    Pratiques culturelles des Français, 2000)
  • Divorce, sexualité avant le mariage, rôles
    féminins et masculins (Thornton 1989)

39
Ex. n 4 - Effets dune augmentation de revenu
familial passant de 15.000 à 30.000 (S.
Mayer 1997)
  • Grossesses dadolescentes (38gt22)
  • Quitter lécole avant 18 ans 30gt18)
  • Nombre années scolarité 12 gt 12.5
  • Revenu des fils gt 20
  • Chômage des fils gt - 13
  • Mères célibataires 44 gt 26
  • /

40
Effets dune augmentation de revenu (suite)
(Beta coefficients)
  • Ambition parentale - .121
  • Efficience parentale .364
  • Attitude de confiance .189
  • Attitudes de colère .008

41
Ex. n 5 - Effets du style parental éducatif
  • (Baumrind, 1991 Weiss Schwarz, 1996 Miller
    et al., 1993). Summarised by Nancy Darling
  • ont fait plusieurs enquête par interviews de
    parents, souvenirs denfant et observations de
    parents. En voici les principaux résultats
    /

42
Il y a 4 principaux styles parentaux présentant
des effets sur les enfants (continuation)
  • Parents légitimistes (authoritative)
    (exigeants et répondants) Equivalent du modèle
    JMD de Travail Social Exigences et Aide
  • gt enfants socialement compétents et réussite
    professionnelle plus que les autres types
  • Parents non impliqués (ni exigeants et ni
    répondants) Equivalent du modèle JMD de Travail
    Social Exigences--- et Aide ---
  • gt enfants à faibles performances en tous
    domaines

43
style parental et ses effets (continuation)
  • Parents autoritaires (très exigeants mais peu
    répondants) Equivalent du modèle JMD de Travail
    Social Exigences et Aide ---
  • gt enfants à réussite scolaire modérée sans
    déviance mais faible compétence sociale, faible
    estime de soi, et davantage de dépression
  • Parents indulgents (très peu exigeants mais
    très répondants) Equivalent du modèle JMD de
    Travail Social Exigences--- et Aide
  • gt enfants à problèmes de comportement, moins
    performant en classe, mais plus grande estime de
    soi, meilleure compétence sociale, et moins de
    dépression.

44
Conclusion EM sur la société
  • La société résulte finalement des actes choisis
    par les individus qui la composent, dans un
    dialogue permanent dinfluences offertes, reçues
    ou refusées  après examen .

45
C - La personne dun point de vue
ethnométhodologique
  • Définition
  • La construction de la personne chez G.H. Mead et
    J. Habermas
  • Construction de soi et opportunités. Trois
    exemplesLa socialisation secondaire
  • Une théorie interactive de la déviance
  • Apport des Neurosciences

46
Définition de la personne pour lethnométhodologie
  • La personne résulte de sa participation à la
    construction de la réalité en coopération/oppositi
    on avec les autres personnes
  • En posant un acte social, je me définis et me
    construis moi-même, à travers des degrés de
    liberté et de résistance variés
  • Max Weber (1900) soulignait laccroissement de la
    liberté individuelle à laube du XXe siècle.
    Lidentité sociétaire (nation) dépasse de en
    lidentité communautaire du village de naissance.
    On ajoutera (JMD) que la mondialisation
    amplifie encore le phénomène

47
1 - La construction de la personne daprès G.H.
Mead (1930) L'esprit, le soi et la société, PUF
  • toujours par des interactions
  • entraînant ladaptation réciproque des conduites
  • au cours de lélaboration dun processus social

48
Les étapes (G.H. Mead )
  • 0-6 ans construction de lautonomie. A travers
    les rôles joués, les enfants testent les
    réactions des adultes
  • 7-11 ans apprentissage par les jeux aux
    semi-règles construites (indiens, gend/vol,
    terminator, etc)
  • 12-14 ans jeux réglés (foot, etc)
  • 15-18 ans reconnaissance de lindividu par les
    autres. Le moi pour autrui entre en
    concurrence avec le je. Je veux être considéré
    pour ce que je suis, je sélectionne ce que je
    serai. (étape de reconstruction des 40 de
    synapses perdues à la puberté) kaïd, fort en
    thème, amical, hostile
  • Conclusion Plus de contacts gt plus de choix gt
    plus de liberté

49
2 - Trois fondements de la construction de la
personne daprès J. Habermas  (Morale et
communication 1986)
  • Linteraction réciproque chacun est le même que
    lautre dans ce en quoi il est opposé à lui
    (conflit interpersonnel)
  • Les représentations symboliques communication
    didées (scolarité univ) prises de pouvoir
    (luttes pol soc) création/destruction de
    normes (lois, règles) refus-libération (Roméo
    et Juliette) réciprocité comme outils de
    co-construction des egos (bandes, assoc.
    entreprises)
  • Processus de travail règles scientif, techn,
    juridiques.
  • Conclusion les 3 font irruption sans prévenir
    les uns dans les autres pour réorienter les
    processus et la construction de soi

50
3 - Construction de soi et opportunités. Trois
exemples
  • La belle écriture des Bretonnes Bertaux-Wiame
    Isabelle, Le projet familial, Annales de
    Vaucresson, 26, 1987,1, 61-75
  • Vos filles peuvent réussir Bertaux-Wiame
    Isabelle, Le projet familial, Annales de
    Vaucresson, 26, 1987,1, 61-75
  • La pelle ou les études Santelli E, La mobilité
    sociale dans l'immigration. Itinéraires de
    réussite des enfants d'origine algérienne, PUM,
    2001, 305 p.

51
Ex n 1 - La belle écriture des Bretonnes
(Bertaux-Wiame 1987)
  • Un couple breton (cordonnier et lavandière)
    émigre à Paris en 1920, et trouve à semployer
    comme chauffeur et lingère ( On embauche à Paris
    ! , loccasion est saisie).
  • Leurs deux filles suivent une scolarité primaire
    studieuse. La mère apprend à la boulangerie du
    coin que le Crédit Lyonnais recrute des jeunes
    filles ayant une belle écriture. (Interaction de
    bifurcation)
  • Les deux filles sont embauchées à 14 ans. Elles
    se hissent dans la classe moyenne. (Elles
    construisent leur nouvelle identité).

52
Ex n 2 - Vos filles peuvent réussir 
(Bertaux-Wiame 1987)
  • Ouvrier à Dourdan, épouse surveillante chef
    hôpitaux de Paris, le couple a deux filles.
    (Train-train ordinaire)
  •  Comment vont les enfants ?  demande un jour le
    patron. Elles font une bonne scolarité et seront
    secrétaires répond la mère. Pourquoi ne pas les
    envoyer à luniversité comme les enfants de
    cadres ni plus ni moins intelligents ?
    (Interaction de bifurcation)
  • Les parents déménagent, le père est embauché à
    lhôpital. Les filles feront des études
    supérieures (Délibéré familial innovant)
  • Une fille est devenue médecin, lautre directrice
    de Centre Social (Elles ont construit une
    identité différente de celle de leurs parents).

53
Ex n 3 - La pelle ou les études
  • Lille 1990, après le cours. Je bavarde avec des
    étudiants dorigine maghrébine formant un bon
    tiers de lamphi. Comme leur présence dément les
    thèses de lhabitus culturel, je leur demande
    comment ils sont arrivés là.
  • Très simple répondent-ils ! Les parent (sachant à
    peine lire les chiffres) regardaient les carnets
    scolaires  Bonnes notes 10 francs mauvaises
    notes coups de bâtons !  (Délibéré familial
    innovant)
  • Puis, à ladolescence, les Vieux nous ont dit
     Attention, il faut choisir la pelle ou les
    études !  (Interaction de bifurcation)
  • On a choisi les études ! (Ils ont construit une
    nouvelle identité).

54
4 - La socialisation secondaire (Berger Luckman
1980 )
  • Définition incorporation de nouveaux savoirs en
    provenance du monde professionnel vers le soi
  • Elle peut prendre le pas sur la socialisation
    primaire (parfois nommée lhabitus )

55
Etapes et conditions de réussite de la
socialisation secondaire (Berger Luckman 1980
)
  • Prise de distance des rôles incluant une
    disjonction entre identité réelle et virtuelle
    (Interactions avec anciens élèves ayant réussi,
    Saga, Epopée, mythe des héros)
  • Techniques spéciales assurant une forte
    identification au futur rôle et un fort
    engagement personnel (épreuves par groupes
    solidaires coopérant à une oeuvre commune)
  • Action continue dun appareil conversationnel
    (entretiens, dynamique de groupe, débats)

56
Etapes, suite
  • Processus institutionnel dinitiation permettant
    une transformation de la  maison  de lindividu
    et une implication des socialisateurs dans le
    passage dune maison à lautre (voyage de fin
    détude, fête de fin dannée, cérémonie de remise
    des diplôme, etc..)
  • Existence dune institution médiatrice permettant
    la conservation dune partie de lidentité
    ancienne pendant lidentification à des autrui
    nouveaux perçus comme légitimes (Bureau des
    élèves, Junior entreprise, etc..)

57
5 - Une théorie interactive de la déviance
(Neser, Silberg, Parrish, 1968)
  • Méconnue depuis sa publication en 1968, cette
    théorie est confirmée par de nombreux résultats
    denquêtes

58
Host-agent model for deviance Neser, Silberg,
Parrish, Soc Work 1968, 13, 2, 96-100
Occasions de délits Apprentissage Aisé
Nombreux stimuli Non sanction Egaux
défavorables Valeurs conflictuelles Modèle
parental pauvre Accès limité à buts
sanctionnés Instit de formation aide de faible
qualité
Faible tolérance à lanxiété Faible estime de soi
(maladie, QI, réputation) Problèmes émotionnels
AGENTS INSPIRATEURS
Niveau de Délinquance
HOTE
contact
Occasions de délits limitées Apprentissage
Difficile Peu de stimuli Ressources pour
sanctions Egaux favorables Valeurs
homogènes Modèle parental positif Accès à buts
utiles Instit de formation aide de bonne
qualité
Acceptation de soi Identification à valeurs
Positives (relig,educ, culture) QI moyen ou
supérieur
59
Commentaire du modèle interactif de la déviance
(diapo précédente) (Neser, Silberg, Parrish,
1968)
  • Dans la diapo précédente, les auteurs ont recensé
    les différentes interactions qui peuvent, au
    contact des qualités intrinsèques du sujet
    (partie droite de la diapo), linciter à la
    déviance (moitié haute) ou au contraire à
    lintégration (moitié basse)
  • Partie gauche du schéma principales
    interactions de bifurcation vers la déviance ou
    au contraire vers la sagesse
  • Partie droite du schéma les qualités
    intrinsèques du sujet (HOTE) qui offriront plus
    ou moins de résistance aux interactions
    (délibéré personnel)
  • La construction dune identité (niveau de
    délinquance) résulte de ce délibéré, ou plutôt de
    la longue suite de délibérés à propos des
    interactions de bifurcation plus ou moins
    contradictoires

60
6 - Apport des Neurosciences on devra compter
avec le cerveau
  • La très grande plasticité du cerveau permet
    dapprendre et de déduire leçons et anticipations
    de chaque expérience individuelle
  • Pendant le sommeil, des neurones dun mètre de
    long mettent en contact aléatoires les diverses
    zones cérébrales. Le résultat est imprévisible
    (Changeux 1997)
  • Le cerveau des émotions mémorise à tout âge. La
    compétence sociale semble être localisée
    précisément dans une zone du lobe temporal droit.
    Sa lésion entraîne une perturbation radicale des
    relations sociales chez le singe comme chez
    lhomme (Damasio 2003)

61
Conclusion EM sur la personne
  • La fatalité nexiste pas
  • Lhéritage familial est toujours revu et corrigé
    par la personne. Parfois refusé
  • Plus nous interagissons, observons, apprenons...
    plus nous devons arbitrer, choisir plus nous
    sommes libres
  • On se construit soi-même au contact des autres,
    de tous les autres

62
D - Le travail social dun point de vue
ethnométhodologique
  • Définition
  • Trois exemples de descriptions
    ethnométhodologiques de travail social
  • Exemples de construction de soi par interactions
    organisées par le travail social
  • La compétence sociale concept ethnométhodologique
    au cur du travail social
  • Létude américaine  Chicago Longitudinal Study 
  • Conclusions

63
Définition du travail social
  • On entend par travail social tout acte qui au
    moyen dinteraction, dapprentissage ou de
    service permet de développer le statut
    (contibutions/ rétributions) de personnes tombées
    au dessous de seuils définis par la société
    (Jean-Marc Dutrénit 1981)
  • Lintervention sociale est universelle, variable
    à linfini. Elle incarne une forme dentraide
    entre les hommes
  • Au quotidien les hommes inventent de nouvelles
    formes dentraide et de travail social

64
Trois exemples de descriptions ethnométhodologique
s de travail social
  • M. Foucauld Histoire de la folie 1970
  • J. Donzelot La police des familles, 1975
  • C. Chevreuse Pratiques inventives du travail
    social 1975

65
Dans ces uvres leurs auteurs exposent des
 interactions de bifurcation 
  • qui sont le cur battant de linnovation et du
    changement

66
Une très longue interaction de bifurcation est
décrite par M. Foucauld dans son Histoire de la
folie (1970)
  • Jusquau XVème siècle lEglise, qui avait créé
    les premiers hôpitaux au IVème siècle, gérait
    partout en Europe le Spirituel (Religion) et le
    Temporel (Gestion) des hôpitaux
  • Vers 1450 les échevins des villes (élus
    municipaux) ont progressivement partout pris le
    pouvoir sur le Temporel au moyen de procès longs
    et difficiles (un siècle entier à Angers) mettant
    en cause les abus de biens sociaux par plusieurs
    abbés responsables en chef des hôpitaux.
  • Les abbés conservèrent néanmoins le Spirituel

67
Une interaction de bifurcation inventive est
décrite par J. Donzelot dans La police des
familles, (1975)
  • Depuis Vincent de Paul on pouvait abandonner un
    nouveau né dans le  tour  de lhôpital (guichet
    de dépôt anonyme).
  • Les enfants étaient alors déposés en nourrice à
    la campagne contre une allocation aux nourrices.
  • Beaucoup de jeunes mères de la campagne ont alors
    établi une connivence avec les  tourières  pour
    récupérer leur propre enfant en nourrice tout en
    bénéficiant de lallocation.
  • Gouvernement, préfets et gendarmes ne purent
    faire cesser le trafic quen supprimant le tour
    en 1860. Mais linventivité populaire avait
    préparé lavènement des allocations familiales
    quelques années plus tard.

68
Dans Pratiques inventives du travail social
(1975) C. Chevreuse a exposé des interactions de
bifurcations travailleurs sociaux-acteurs divers
  • En entreprise pour réintégrer les handicapés
  • Au lycée pour prévenir laddiction aux drogues
    diverses
  • En unités territoriales pour apporter solutions
    daction pour des catégories de population
  • Un des chapitres écrit par Jean-Marc Dutrénit et
    D. Cassegrain théorise ce mouvement permanent de
    création-adaptation et le présente sous forme de
    modèle compréhensif valable pour les différentes
    périodes du travail social et de leurs
    transitions
  • N.B. C. Chevreuse est le nom que sest donné le
    collectif de 9 cadres de travail social et 9
    sociologues ayant écrit ce livre sous la dir
    scientifique de R. Sainsaulieu.

69
Exemples de (re)construction de soi de lusager
par les interactions
  • Ou comment le travail social met parfois en uvre
    les principes soulignés par lethnométhodologie

70
Interactions dinsertion tous les jours après la
classe dans 40 pays les programmes 4H
(Head-Heart-Hand-Health)De huit ans jusquà la
fin de luniversité ou école professionnelle
  • Il sagit de participer à des actions créatives
    dans des entreprises, des associations, des
    administrations, etc..
  • Ex deux élèves de lycée professionnel
    dessineront et construiront une pièce de machine
    outil de lusine voisine, deux autres iront
    réparer le chauffage de la mairie, deux autres
    feront le mobilier du théatre municipal, etc.
  • Ceux du lycée classique rédigeront un formulaire
    de satisfaction du supermarché, etc Les plus
    petits feront pousser des légumes avec leurs
    parents, etc..
  • Ces interactions pré-citoyennes aident les
    jeunes à apprendre des capacités concrètes comme
    - diriger- sexprimer- respecter autrui-
    sadapter au changement- être responsable-
    décider- produire un revenu de leurs propres
    projets- se documenter sur les carrières
    possibles
  • Ces capacités construisent des parts
    significatives de la personnalité

71
Nouveau type dinteractions pour adolescents
difficiles Le camp des fortes têtes
(Téléfilm, Arte, sept 2006)
  • Un camp dété pour 15 adolescents récalcitrants
    en conflit avec leurs parents, deux mois au bord
    dun lac du Nord Canada, loin de tout.
  • Activités nature, dobservation, de conversation,
    épreuves de créativité. Discipline explicite
    appliquée avec explications. Et exposé des
    conduites à tenir. Direction par un psychologue
    docteur. Impossibilité légale et pratique de
    quitter le camp sans autorisation expresse des
    parents
  • En découvrant leur capacités nouvellement
    acquises y compris celle de comprendre la nature,
    la coopération et le plaisir que cela leur
    procure, ces adolescents deviennent travailleurs
    en classe et aimables avec leur entourage. La
    solidité de ce nouvel état est contrôlée par
    enquête un an après le retour à la maison.

72
L efficacité du placement est maximum entre 16
et 20 ans
  •  Le camp des fortes têtes  laissait voir que
    même après 16 ans la construction de la personne
    est très efficace.
  • Une preuve statistique de ce phénomène existait
    déjà dans létude de M. Lepage-Chabriais 1980
    (tableau suivant).

73
Devenir à 30 ans de 600 anciens détablissements
sociaux pour mineurs (M. Lepage Chabriais 1980)
74
Destruction / reconstruction synaptique à
ladolescence (Bourgeois Desmotes-Mainard,
2001)
  • Phénomène marquant la puberté chez les
    mammifères, la montée hormonale détruit 40 de
    leurs synapses (les connexions entre neurones).
    Cela signifie trois choses
  • Personne nest responsable de laspect dévasté
    des adolescents
  • Tout lentourage participe à la reconstruction
    des nouvelles synapses et aux significations qui
    sy logent
  • Des interactions de réciprocité forte pour les
    16-20 ans comme le programme 4H,  Le camp des
    fortes têtes  et les séjours en institution
    façonnent de nouvelles synapses qui favoriseront
    plus tard la réciprocité positive

75
Le casework avec contrat dobjectifs négociés est
un type dinteraction qui fait progresser le
fonctionnement familial mesuré sur léchelle St
Paul Mullen Dunpson Thirteen evaluative
studies, 1977)
76
La résilience ou abandon du passé à partir
dinteractions nouvelles
  • La résilience est une capacité du vivant à
    réduire limportance des expériences douloureuses
    du passé pour se centrer sur de nouvelles
    expériences plus positives pour soi et les autres
    (Cyrulnick 1999).
  • Notre pré-câblage cérébral pour la coopération
    (Damasio 2003) est probablement un support
    essentiel de cette capacité.

77
Une application de la résilience et de la
coopération développer la parentalité dans un
service dAide Sociale à lenfance (Ruhaut 1999)
  • Système Traditionnel
  • Absence de contact entre famille biologique et
    famille daccueil
  • RESULTAT
  • Tx. retour en famille en fin de mesure 30
  • Nouvelles interactions
  • Réunion bimestrielle entre
  • famille biologique,
  • famille daccueil
  • un référent ASE
  • centrée sur la tâche  Comment organiser au
    mieux lavenir de lenfant ? 
  • RESULTAT
  • Tx. retour en famille en fin de mesure 70

78
Lart et linsertion Changeux 1994, Lefebvre
1998, Merle dAubigné 1998
  • Des ateliers dart 2fois 2h/semaine pour des
    handicapés mentaux stimule les aires cérébrales
    des émotions qui à leur tour stimulent les aires
    de la mémoire et du raisonnement. Les progrès
    sont sensibles et la joie de vivre perceptible
    (Changeux, Merle dAubigné)
  • La pratique artistique (danse, photo, théâtre de
    marionnettes) pour des personnes sans espoir de
    reclassement est une revitalisation préalable à
    formation et emploi (Lefebvre)

79
La politique de la ville aux USA et en France
(Donzelot Faire société, 2000)
  • Deux politiques, deux résultats
  • La France attribue des subsides à des personnes
    dans le besoin et à des organismes indépendants
    les uns des autres. Absence de coopération. La
    délinquance augmente.
  • Les USA attribuent du pouvoir à des organismes
    territoriaux encadrés par la loi les obligeant à
    reconstruire un quartier avec des emplois, des
    logements, des écoles et des comités de citoyens.
    Le succès du Bronx à New York est la vitrine de
    cette politique réussie. Elle catalyse la
    coopération. La satisfaction des acteurs
    encourage leurs efforts. La délinquance diminue.

80
Ces formes interactives réussies de travail
social ont deux points communs
  • lutilisation des degrés de liberté pour
    organiser la coopération entre les acteurs
  • un type de coopération conduisant parfois à la
    compétence sociale, nouveau concept de
    développement personnel

81
La compétence sociale est devenue en 10 ans un
sujet très étudiéNombre darticles publiés dans
les revues scientifiques
  • Avant 2008.
  •  Social skills learning  gt 10 791
    références (dans ERIC, Education Ressource
    Information Center)
  •  Social competence learning  gt
  • 2 883 références (dans ERIC)
  • Avant 1997
  • 400 références

82
Sous les droits et devoirs de chacun on trouve -
le statut (implicite) - la compétence sociale
(familière et obscure)
  • Définition
  • établir réciprocité positive avec
  • autrui à travers capacités
  • essentielles
  • motivation, anticipation, image
  • de soi, responsabilité, maîtrise
  • espace, utilisation des acquis
  • dans tous les éléments du
  • statut
  • Le statut estimation du
  • rapport contributions /
  • Rétributions, dans les
  • disciplines implicites
  • de la vie quotidienne formation, travail,
  • hygiène, famille, loisirs,
  • logement, budget

83
Le concept de compétence sociale
  • capitalise les résultats épars sur le
    développement personnel
  • représente la face individuelle de la coopération
  • permet de rendre le travail social plus rapide et
    plus efficient car ce concept
  • définit le point dapplication du travail social
  • Quantifie les composantes de ce point
  • autorise un diagnostic
  • permet des actions concertées pour son
    développement par les intervenants sociaux

84
Effets dun accroissement de compétence sociale
(JM Dutrénit, cours sur le Fonctionnalisme, IUT
en ligne, diapos 131-147)
  • meilleure réussite scolaire et professionnelle
    (médiation pour apprendre)
  • meilleure intégration pour les handicapés
  • réduction des dépenses de protection sociale
  • Cf  social competence  en anglais sur le web

85
Six principaux moyens complémentaires de
développement de la compétence sociale (JM
Dutrénit 1997)
  • Aider la personne à analyser son système de
    valeurs
  • Organiser des médiations relationnelles entre la
    personne et le monde
  • Etablir de nombreux contrats contribution /
    rétribution
  • Offrir des enseignements cognitifs dans la zone
    proximale dapprentissage de la personne
  • Proposer des applications individuelles de ces
    enseignements
  • Proposer des applications en coopération inter
    groupes de ces enseignements

86
Plus dinfos
  • Cf. IUT en ligne, cours intitulé  La compétence
    sociale, nouvelle orientation dans le
    développement de la personne 

87
Conclusion apports de lEM au travail social
  • Les initiatives dans les degrés de liberté
  • Les interactions de bifurcation
  • La coopération qui favorise le développement
    individuel et collectif
  • La compétence sociale
  • Ouverture vers une rationalité forte du travail
    social

88
Conclusion générale sur lEM
  • LEM montre que lhomme a partout et toujours
    inventé des solutions aux problèmes quil se
    posait
  • De manière locale
  • De façon imprévisible
  • La coopération, la réciprocité apparaissent comme
    les bases universelles et historiques parce que
    biologiques du développement humain
  • Cest un encouragement à trouver des formes
    pleinement participatives dans tous les secteurs
    des sociétés humaines

89
Comparaison Fonctionnalisme / Habitus Culturel /
Ethnométhodologie 1/2
  • A lopposé des paradigmes Fonctionnaliste et
    Habitus Culturel, lEM analyse les phénomènes à
    partir des consciences individuelles
  • La question devient alors dassurer des mesures
    objectives des subjectivités et de leurs
    interactions
  • Les techniques de preuves sont alors exactement
    les mêmes que dans les autres disciplines
    montrer que différents modes daction entrainent
    différents états de conscience et de réaction des
    personnes concernées

90
Comparaison Fonctionnalisme / Habitus Culturel /
Ethnométhodologie 2/2
  • Une différence cependant avec les sciences de la
    nature inerte est la gigantesque capacité
    danticipation de lhomme la cause de ses actes
    se trouve très souvent dans le futur anticipé et
    non dans le passé
  • Ces différents points sont présents et enrichis
    dans le paradigme de lIndividualisme
    Méthodologique

91
Ouvrages cités dans la partie ethnométhodologie
N.B. Les ouvrages cité dans une partie sont
parfois des références critiques du paradigme
étudié
  • Baumrind, 1991 Weiss Schwarz, 1996 Miller et
    al., 1993). Résumé par Nancy Darling. Site web
    à ce nom.
  • Berger Luckman 1980 "La Construction sociale de
    la Réalité
  • Bertaux-Wiame Isabelle, Le projet familial,
    Annales de Vaucresson, 26, 1987,1, 61-75
  • Bourgeois Desmotes-Mainard, 2001 Les mutations
    cérébrales pendant ladolescence, Annales
    médico-psychologiques, 159,10, 697-99
  • Changeux J.P. Raison et Plaisir, O. Jacob 1994
  • Crozier M. B. Tillette Nouveau regard sur la
    société française O. Jacob 2006
  • Cyrulnik B. Un merveilleux malheur, O. Jacob
    1999, 2002
  • Damasio Antonio R. Le cerveau des émotions, O.
    Jacob 2003 et Looking for Spinoza Joy, Sorrow
    and the Feeling Brain N.Y. Harcourt Inc. 2003
  • Dobry, M. Sociologie des crises politiques, 1986
  • Donzelot J. Faire société, O. Jacob 2000
  • Garfinkel, H. (1967). Studies in
    ethnomethodology. Englewood Cliffs, NJ Prentice
    Hall. ...
  • LEFEBVRE G. Reconstruction identitaire et
    insertion, Harmattan, 1998
  • LEPAGE-CHABRIAIS, M. Réussir le placement des
    mineurs en danger, Harmattan 1996
  • MERLE DAUBIGNE D. Création artistique et
    dépassement du handicap. Les ateliers
    Personimages Harmattan 1998
  • Mullen Dunpson Thirteen evaluative studies,
    1977
  • Lucas C. Suerte. Lexclusion volontaire, Plon,
    1995
  • Mayer S. 1997 What money cant buy family
    income and Childrens Life Chance, Harvard Univ
    Press
  • Neser, Silberg, Parrish, The host-agent model for
    deviance Soc Work 1968, 13, 2, 96-100
  • Santelli E, La mobilité sociale dans
    l'immigration. Itinéraires de réussite des
    enfants d'origine algérienne, PUM, 2001, 305 p.

92
La collection  Technologie de lAction Sociale 
(dir. JM Dutrenit, Editions de LHarmattan) peut
être qualifiée dethnométhodologique pour ses
analyses et les préconisations. Voici les titres
publiés 1/3
  • BELIN B. Animaux au secours du handicap 2000
    (Prix Fernand Méry 2002, Académie Vétérinaire de
    France)
  • BIN-HENG M.- CHERBIT, F. - LOMBARDI, E. Traiter
    la violence conjugale 1996
  • BORN M., LIONTI A.M., Familles pauvres et
    intervention en réseau, 1996
  • BOROY A. Mes enfants sourds 2eme ed. 2006
  • BOSHI R. La prévention des troubles psychiques
    chez lenfant et ladolescent.1998
  • BRESSON M. SDF et nouveau contrat social.
    1997
  • CAHEN J. Réussir malgré sa dyslexie 2000
  • CASPAR , Ph. Laccompagnement des personnes
    handicapées mentales, 1994
  • CCAH (B. Belin) Linsertion professionnelle des
    handicapés 2003
  • CCAH (B. Belin) Les personnes handicapées
    vieillissantes, colloque, tome 2, 2003
  • CCAH (B. Belin) Les personnes handicapées
    vieillissantes, colloque, Tome 1, 2002
  • COLMONT H. Handicap, inventivité et dépassement,
    2003
  • COTHENET Sylvie  Réseau contre maltraitance
    2004
  • COULIBALY A. Droit au travail et handicap 
    comment améliorer ?
  • DE CONNINCK Le métier de surveillant de prison
  • DROUARD Y. Léducateur spécialisé en foyer de
    CAT
  • DUTRENIT J.M. La compétence sociale, diagnostic
    et développement 1997
  • DUTRENIT (dir) Recherche et développement qualité
    en Action Sociale 2004
  • DUTRENIT J.M. Action sociale et qualité sociale,
    2001

93
La collection  Technologie de lAction Sociale 
(dir. JM Dutrenit, Editions de LHarmattan) peut
être qualifiée dethnométhodologique pour ses
analyses et les préconisations. Voici les titres
publiés 2/3
  • GATTO F. Enseigner la santé. Lexemple de la
    Kinésithérapie 2005
  • GAYDA, M. LEBOVICI, S. (ed) Lenfant
    polyhandicapé et son milieu 2002
  • GAYDA, M. (ed.) Les causes de lautisme et leur
    traitement 2000
  • GILLET, J.C. Animation et animateurs, le sens
    de laction, 1995
  • GOUARNE (ed) Les aveugles dans lentreprise
    1997
  • GRANVAL D. Adolescents difficiles,
    établissements et aide sociale Comment
    améliorer ? 2002
  • GRANVAL D. Le projet individualisé en travail
    social. 2005
  • JELLAB A. Le travail dinsertion en mission
    locale 1997
  • JOING J.L. Ethique et qualité en action
    sociale, 2002
  • LAFORESTRIE R. Vieillesse et société 1997
  • LARES-YOËL L.M. Mon enfant triso 1997
  • LAVOIE J.P. Familles et soutien aux parents âgés
    dépendants, 2000
  • LECAPITAINELintégration scolaire des
    malentendants
  • LEFEBVRE G. Reconstruction identitaire et
    insertion, 1998
  • LEPAGE-CHABRIAIS, M. Réussir le placement des
    mineurs en danger, 1996

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La collection  Technologie de lAction Sociale 
(dir. JM Dutrenit, Editions de LHarmattan) peut
être qualifiée dethnométhodologique pour ses
analyses et les préconisations. Voici les titres
publiés 3/3
  • MERIGOT D. Familles en structures daccueil.
    Approche systémique. 1997
  • MERLE DAUBIGNE D. Création artistique et
    dépassement du handicap. Les ateliers
    Personimages 1998
  • NICOLAS-LE STRAT P. Pouvoirs de limplication.
    Les nouvelles bases de lintervention
    sociale.1996
  • RATER GARCETTE, Chr. La professionnalisation du
    travail social (1880-1920), 1996
  • REBOUL Visiteur à lhôpital et en maison de
    retraite 2005
  • ROM
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