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Economies d

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Economies d agglom ration & Externalit s Du point de vue n oclassique aux points de vue h t rodoxes Alain JM. BERNARD, UTC Introduction: C est avec la notion ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: Economies d


1
Economies dagglomération Externalités
  • Du point de vue néoclassique
  • aux points de vue hétérodoxes
  • Alain JM. BERNARD, UTC

2
Introduction
  • Cest avec la notion de  force agglomérative 
    quévoque Alfred Weber pour expliquer les
    localisations industrielles en 1909, qua émergé
    au début du XX e siècle, une première définition
    et explication de lobjet ville

3
Position du problème 1
  • Une des caractéristiques des activités
    économiques est leur tendance à former des
     spatial clusters .
  • On posera donc la définition suivante
  • Agglomération  i) le processus de concentration
    de constructions, dactivités ou de population
    sur un espace restreint, et ii) le résultat de ce
    processus  Denise PUMAIN in Dictionnaire La
    Ville et lurbain, Economica, 2006

4
Position du problème 2
  •   But the process of clustering itself offers
    further economies of a particular kind to those
    who take part in it .
  • On posera donc une seconde définition
  • Les économies daglomération sont toutes les
    économies externes   expériences by a productive
    unit and derived from its particular locational
    association with a large scale spatial cluster of
    economic activities  Brian GOODALL, Dictionary
    of Human Geography, Penguin Books, 1987

5
Lagglomération
  • Section 1.

6
Section 1. Lagglomération
  • Si un producteur observe que les autres firmes
    sont  clusted  en une localisation
    particulière, il peut être enclin à choisir la
    même localisation en se fondant sur
    largumentaire suivant
  • si les firmes survivent ici, cest que les
    conditions sont satisfaisantes.
  • Cest dautant plus vrai si les firmes desservent
    un marché particulier.
  • Conclusion lagglomération permet de réduire
    lincertitude ( WEBBER, 1972).

7
Démonstration paradoxale le jeu des 2 marchands
de glace
  • Les règles du jeu des 2 marchands de glace (
    Harold HOTELLING)
  • Soit une portion de route le long de laquelle se
    distribuent les consommateurs potentiels de hot
    dog (ie une bande de plage, route de bord de
    mer)
  • Chaque consommateur est prêt à acheter un hot dog
    indépendamment de son prix. Mais chacun achètera
    au vendeur proposant le prix le plus bas ( le
    mieux disant)
  • Chaque hot dog coûte 1 au point de vente. Doit
    sy ajouter le coût de transport du consommateur
    jusquau point de vente.
  • Les deux vendeurs de hot dog sont mobiles
    spatialement ils peuvent se déplacer sans coût.
    Ils ont le choix entre 5 localisations également
    espacées a, b, c, d, e.

8
  • Qui gagne ?
  • Le gagnant est le vendeur qui aura un avantage
    sur lautre.
  • Commentaire Les vendeurs sont en compétition
    pour la localisation qui leur assurera le plus
    grand volume de ventes.
  • Les localisations sont interdépendantes.

9
  • Localisations a, b,c,d,e
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • Soit 10 les unités de demande et de distance
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • 10 10 10 10

10
  • Période T 1. Supposons que le vendeur V1 est le
    plus rapide. Cest le premier entrant sur le
    marché
  • V1 se localise en a, et vend 40 hot dogs
  • V1
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • 10 10 10 10

11
existence
  • Période T2. Le vendeur 2 pense que étant
    donnée la localisation de V1 en a, il détient un
    avantage comparatif en se localisant en b. La
    localisation en b lui assure le contrôle de la
    bande b-e, plus la moitié de a-b que V2 doit
    partager avec V1.
  • V1 V2
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • 10 10 10
    10
  • Résultat V1 5 lt V2 510101035

12
  • Période T3. La perte financière est sévère pour
    V1. Donc V1 se déplace en c.
  • V1 V2 V1bis
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • 10 10 10
    10
  • Résultats
  • Gain de V1 il contrôle c-d (10) d-e(10)la
    moitié de b-c(5)
  • Gain de V2 il contrôle a-b (10) et la moitié de
    b-c (5)
  • Donc V1 ( 25) gt V2 ( 15). V1 convertit sa perte
    de 30 en un avantage de 10

13
l
  • Période T4. Le déplacement de V1 oblige V2 a
    reconsidérer sa localisation. V2 vient se
    localiser en c.
  • Résultats
  • V1 vend c-e
  • V2 vend a-b. Chacun vend le même volume.
  • V2bis-V1bis
  • a_____ b_____ c_____ d_____ e
  • 10 10 10
    10

14
  • Conclusions du jeu
  • la compétition entre vendeurs aboutit à un
    équilibre aucun des vendeurs na davantage
  • La compétition pour la desserte du marché aboutit
    à lagglomération.
  • NB. Dans le cadre néoclassique

15
Lagglomération comme économies déchelle
externes localisées
  • Section 2.

16
Section 2. Les économies déchelle externes
localisées
  • On connaît les économies déchelle internes à la
    firme qui proviennent de laugmentation des
    volumes de production, de la taille de la firme
  • Maintenant, il sagit déconomies déchelles
    externes à la firme qu une unité ou firme tirent
    de ses connexions avec dautres usines ou firmes.
  • Un postulat la proximité géographique permet ces
    économies externes   One source of such
    external economies is explicitly spatial 
  • Une conséquence  localized external economies
    of scale  (manuel de Peter DICKEN, Peter E.
    Lloyd, 1990).

17
Historique 2 auteurs / 2 courants
  • La notion déconomie dagglomération résulte
    historiquement de la convergence de deux types d
    analyses
  • 1. En économie industrielle et micro économie,
    Alfred Marshall ( 1906) est à lorigine de la
    notion  déconomie externe  à propos du
    district industriel
  • 2. Dans le cadre de la théorie de la localisation
    en économie spatiale, Alfred WEBER (über der
    Standort der Industien 1909) a introduit la
    notion  déconomies dagglomération  avec
    lexpression de  force agglomérative .
  • A. WEBER retient pour déterminer la localisation
    optimale dune unité de production i) la
    minimisation des coûts de transport des matières
    premières et du produit fabriqué ii) les
    économies qui peuvent retirer en matières de
    matière de main dœuvre et de lagglomération
    spatiale
  • La distinction entre économies déchelle
    Internes/externes a été formalisée par W. ISARD
    ( 1956) après OHLIN (1933) et HOOVER ( 1948).

18
Fondements de lagglomération
  • Quand A. WEBER parle de force agglomérative de
    la ville, il faut éviter les tautologies.
  • Les économies dagglomération trouvent leurs
    origines dans les liens ou connections entre
    activités économiques au sein dune aire
    géographique restreinte.
  • En effet, chaque firme est une partie dune
    chaîne complexe de production tenue par des
    liens directs et indirects entre firmes  
    series of transactions / series of firmes .
  • Les économies externes se transmettent à la firme
    individuelle via le réseau dinterconnections
    entre les éléments du système

19
  • Ces liaisons peuvent être dordres divers entre
    les firmes
  • Les auteurs anglo-saxons distinguent 3 types
  • Les liens de production/ production linkages
  • Les liens de service/service linkages
  • Les liens de vente / marketing linkages

20
  • Major functional linkages of a
    firm (P. DICKEN)
  • Suppliers of production
  • Inputs ( materials components, etc)

Purchases of plant As products
Plant A
  • Providers of services
  • Financial
  • Technical
  • Mainenance, etc

21
  • Pour un français, cette typologie renvoie à deux
    notions
  • 1. La notion de filière
  • ou
  • 2. la notion de chaîne de valeur

22
Notion 1 la filière industrielle
  • Définition de la filière Cest   lensemble
    des éléments dun processus de production allant
    de la mise en œuvre des matières premières
    jusquà la fabrication  ( C. MANZAGOL, 1980)
  • On distingue
  • les filières de transformation dune matière
    première ( fer, fonte,acier, profilés,..)
    linéaires et spécialisées
  • Des filières de fabrication qui associent des
    produits dorigines variées pour fabriquer un
    bien composite ( automobile, électronique,..) (P.
    AYDALOT, 1985)

23
Notion 2 la Chaîne de valeur
  • La chaîne de valeur ( Michael PORTER)
  •  La valeur est la somme que les clients sont
    prêt à payer pour obtenir le produit qui leur est
    offert .
  •  Cette valeur résulte de différentes activités
    réalisées par les fournisseurs, la firme et les
    circuits de distribution que ceux-ci soient
    intégrées ou non à la firme 

24
(No Transcript)
25
Typologie
  • Depuis la contribution de HOOVER ( 1937), on
    distingue 2 sortes d économies dagglomération
  • Type 1. Les économies de localisation
     localization economies 
  • Type 2. Les économies durbanisation
  •  urbanization economies 
  • E. HOOVER (1937), Location theory and the shoe
    and leather industries, Harvard University Press

26
1.Les économies de localisation
  • Définition  Economies externes à la firme mais
    interne à lindustrie localisée dans une
    agglomération donnée  ( M. CATIN, 1994)
  •  Localization economies are gained by firms in a
    single industry ( or a set of closely related
    industries) at a single location and accrue to
    the individual production units through the
    overall enlarged output of the industry as a
    whole at that location  ( P. DICKEN, Location in
    Space, 1990)
  • Autrement dit si les économies déchelle
    dépendent du niveau de la production de la firme,
    les économies de localisation proviennent de
    loutput de lindustrie au sein de
    lagglomération ( noter le parrallélisme)

27
Les économies de localisation
  • Exemples industriels le partage
  • dun bassin demploi qualifié,
  • déquipements et de maintenance
  • de découvertes de chercheurs
  • Exemple dans le commerce de détail le partage de
    parking, dimages
  • Lexemple classique valable pour les
    consommateurs comme les commerces est celui de
    lagglomération de commerces de mêmes types (
    alimentation, ou équipements de la personne-
    chaussures, vêtements). Les ventes de chaque
    commerce augmente en raison des facilités de
    transport et de parking quassure le
    regroupements des commerces dans les centres
  • NB. Exemples personnels bassins de retention (
    lois sur leau à Thourotte), Parkings Eglise de
    la Source/intermarché à Compiègne

28
Les economies de localisation
  • Plus largement, les économies de localisation
    reflètent les économies des économies liées
  • - À la spécialisation intra-industrielle
  • À la formation dune main dœuvre spécialement
    requise par les firmes de lindustrie, et à sa
    rotation
  • - À lémulation et aux facilités de transmission
    des informations tenant aux innovations

29
Exemples
  • De nombreuses études empiriques se sont attachées
    à cette question
  • - Dans les années 40 Létude de la bijouterie
    montrait la fine division du travail au sein
    dune myriade de petites entreprises de
    Birmingham ( 1948)
  • La redécouverte des économies dagglomération
  • - Dans les années 60 et 70, les études ont
    montré que seules un petit nombre dentreprises
    pouvaient être dénommées  locales 
  • Dans les années 80, les travaux de AJ SCOTT sur
    lindustrie électronique, lhabillement, les
    industries culturelles ont rappelé limportance
    des  economies of spatial clustering ,
    particulièrement pour les très petites
    entreprises qui manifestent une forte
    interdépendance organisationnelle.
  • NB. La redécouverte du local des années 80
    jusquaux nouveaux processus de la décennie 2000.

30
Dalton en Géorgie
  • 64 de la valeur du  carpet manufacturing 
    sont réalisés dans un rayon de 50 miles autour de
    la petite ville de Dalton ( 20000 habitants) en
    Géorgie.
  • Les études ont fait ressortir 7 facteurs de
    localisation
  • - 1. La qualité des services des fournisseurs
    de matières premières
  • 2. Laccès à un bassin demploi qualifié
  • 3. La proximité des fournisseurs
  • 4. La proximité dautres usines
  • 5. Laccès à la fabrication de machines
  • 6. La proximité de loffre de matériel auxiliaire
  • 7. La proximité du centre de lindustrie textile
  • Source Billie J. Walters, James O. WHEELER,
     Localization Economies in the American Carpet
    Industry , in Geographical Review 74, April
    1984, pp 183-191

31
2. Les économies durbanisation
  • Définition Ce sont les économies externes à la
    firme et externes à lindustrie à laquelle
    appartient la firme  ( M. CATIN, 1994)
  •  Urbanization economies apply to all firms in
    all industries at a single location and reflect
    external economies passed to enterprises as a
    result of savings from the large scale operation
    of the agglomeration as a whole . ( P. DICKEN,
    1990)
  • NB les économies durbanisation dépendent de la
    production totale de lagglomération ( comme pour
    les économies déchelle pour la totalité de la
    firme)

32
Les économies durbanisation
  • Ces économies résultent de la taille de
    lagglomération, de la concentration de la
    population (densité) présence
    dinfrastructures, des services aux entreprises.
  • Doù les indicateurs pour ce type deffet nombre
    total détablissements, poids des services.
  • Il sagit déconomie déchelle à léchelle de la
    cité ou du système. Elles sapparentent aux
    économies déchelle recherchées par un producteur
    individuel.

33
Les déséconomies dagglomération
  • Certains auteurs ont tenté de dégager lexistence
    de déséconomies dagglomération ( congestion
    urbaine, pollutions). Weber parlait de
     deglomerative tendencies 
  • Ce qui pose la question dune taille urbaine
    optimale.
  • W. ISARD (1956) sest intéressé aux transports
    urbains, à lalimentation en eau, aux centrales
    électriques.

34
(No Transcript)
35
  • W. Isard a cherché a calculé la différence
    économies/déséconomies. Il a été confronté à des
    problèmes de pondération, et aux interdépendances
    entre variables ( par exemple entre économies
    énergétiques et économies de transport).

36
Conclusion section 2.
  • Intérêt des notions. Des modèles historiques de
    localisation et dindustrialisation ont mis
    laccent sur le rôle des économies
    dagglomération dans lémergence des valleys (
    Arthur 1988).
  • Limites. La différenciation empirique entre
    économies dagglomération est souvent difficile à
    établir.

37
  • Ambiguités A-t-on réellement des effets
    externes ?  délimités par labsence de contrôle
    direct dun agent récepteur sur une variable qui
    affecte son résultat dactivité et donc sur la
    décision de lagent qui en est lémetteur  ?
  • La plupart des économies dagglomération sont
    internalisées par les firmes à travers les
    mécanismes de marché
  • Elles sont même endogénéisées par les décisions
    publiques et le fonctionnement dorganisations de
    décisions collectives.

38
  • Pour approfondir
  • le concept marshallien
  • deffets externes technologiques,
  • Convoquons dautres concepts.

39
Externalités / Spillovers
  • Section 3

40
Définitions des externalités
  •  Lexternalité est leffet de valorisation ou de
    dévalorisation dun bien sur son environnement,
    ou à linverse, la valorisation quil tire ou la
    dévalorisation quil subit de son environnement 

41
Définitions des externalités
  • Les externalités ou effets externes caractérisent
    des situations économiques dans lesquelles
    existent, entre des fonctions de production ou de
    consommation relatives à des agents économiques
    distincts, des liaisons directes non traduites
    par des relations marchandes.
  • Des interdépendances non marchandes entre agents
    indépendants (A.JM.Bernard)
  • Des transferts de valeur non comptabilisées dans
    les relations de marché ( L. Davezies)

42
Exemples canoniques
  • Lexemple canonique des externalités positives de
    production (James MEAD, 1952)
  • Les abeilles, le miel et lapiculteur
  • Les arbres fruitiers, larboriculteur
  • NB.  La société pollen 
  • (Yann Moullier-Boutang Daniel Cohn-Bendit)
  • Lexemple canonique des externalités négatives de
    production (Arthur C. PIGOUL, 1920)
  • Une tannerie pollue lamont dune rivière
  • Le pêcheur en aval est pénalisé
  • Le marché ne définit pas de prix spontanément
    pour la nuisance car le coût social est différent
    du coût privé.

43
Les externalités marshalliennes
  • De la lecture d A. Marshall et de ses
    observations sur les districts industriels,
    ressortent 3 types dexternalités ( P. Krugman)
  • La mise en commun du marché du travail
  • La disponibilité de fournisseurs spécialisés
  • Lexistence deffets dentraînement
    technologiques

44
Une nouvelle problématique les externalités de
connaissance
  • Les Spillovers Transferts et débordements de
    connaissance entre les différents acteurs
    économiques
  • Les externalités de connaissance sont
    particulières K. ARROW dans  The implication of
    the learning by doing , distingue 3 propriétés
    de la connaissance qui en font un bien économique
    particulier
  • Les 3 propriétés de la connaissance selon K.
    ARROW
  • - Elle est non contrôlable une personne qui
    diffuse sa connaissance en est dépossédée sans
    quelle soit rétribuée alors que dautres peuvent
    lutiliser. Le prix dune connaissance ne peut
    être fixée. Son cout marginal est nul elle
    devient un bien public
  • Elle est non rivale une connaissance ne se
    détruit pas dans lusage. Au contraire, elle
    prend de la valeur dans sa diffusion.
  • Elle est cumulative plus mon savoir est
    important, plus je suis capable de créer de
    nouvelles connaissances.

45
Que recouvre le changement de problématique ?
  • La littérature sur les spillovers se distingue
    en deux groupes
  • lampleur des débordements de connaissance entre
    les acteurs, les secteurs institutionnels engagés
    dans le processus dinnovation
  • Limpact de la composition de lactivité
    économique locale sur lémergence des
    externalités et par là sur la croissance.
  • On semble alors revenir à la distinction
    classique sans trancher
  • externalités durbanisation associées à la
    diversité des activités
  • externalités de localisation induites par la
    spécialisation ( A. LOSCH, 1954)

46
  • Mais la problématique a changé il sagit
    danalyser simultanément la formation des villes
    et leur croissance.
  •   Les villes constituent les principales
    institutions grâce auxquelles les innovations
    technologiques et sociales se développent au
    travers dinteractions transitant ou non par le
    marché  ( FUJITA THISSE, 1997, p39)
  • On est passé dune simple typologie des formes
    dexternalités statiques ( localisation,
    urbanisaiton) à un débat théorique sur les
    implications dynamiques de ces externalités

47
Nouvelle typologie
  • E. GLAESER (1992) à propos des spillovers
    distingue 3 types dexternalités
  • 1. les externalités MAR Marshall (1890)-Arrow
    (1962)-Romer ( 1986)
  • 2. les externalités JACOBS (1969)
  • 3. les externalités Porter ( 1990)
  • GLAESER E., KALLAL H., SCHEINKAM J, SHLEIFER A.,
    1992, Growth in cities, in The Journal of
    Political Economy, vol 100, pp 1126-1152
  • ROMER P.,1986,  Increasing returns and long-run
    growth , in The Journal of Politicla Economy,
    Vol 94, pp 1002-1037
  • JACOBS J.,1969, The economy of cities,Vintage,
    New York
  • PORTER M.,1990, The competitive advantage of
    nations, free Press, New York

48
1.Les externalités MAR
  • Les externalités MAR sont supposées émerger
    dans un contexte de proximité spatiale de firmes
    actives dans une industrie donnée.
  • NB.
  • i) Les présentations de Arrow (1962) et Romer
    (1986) sont considérées comme les fondements de
    cette approche en terme déconomie de la
    connaissance.
  • Ii) Les travaux de Marshall ( 1890) décrivent
    lapplication à lanalyse des agglomérations

49
1. Les externalités MAR
  • Résumé de la thèse
  • Les débordements de connaissances trouvent leur
    origine dans les interactions des agents
    économiques qui partagent leurs connaissances et
    compétences en un savoir commun.
  • La concentration dune industrie dans une ville
    facilite les interactions entre individus
    répondant à des préoccupations communes et
    disposant de compétences similaires
  • Conséquence la concentration favorise la
    croissance de cette industrie et de cette ville (
    exe la silicon valley par Saxenian)

50
1. Les externalités MAR
  • Deux hypothèses sont sousjacentes
  • Seules les entreprises de ce même domaine
    dactivité peuvent internaliser ces externalités
    ( proximité cognitive AJMB)
  • Les innovateurs ne peuvent capter lentièreté
    des retours de leurs efforts de RD. Ce problème
    dappropriation conduit au refus de la
    concurrence ( le monopole local), et à un
    investissement en RD sous-optimal

51
2.Les externalités Porter
  • Point commun avec MAR la spécialisation.
  • Les firmes appartiennent à une même industrie.
  • Porter (1990) appuie lidée que les externalités
    technologiques se développent essentiellement au
    sein dune même industrie et que donc la
    spécialisation est bonne pour la croissance, à la
    fois de lindustrie et de la ville.

52
2. Les externalités Porter
  • Différence avec MAR la concurrence.
  • La concurrence incite à innover, et à adopter
    rapidement les avancées technologiques
  • Bien quun environnement concurrentiel soit
    susceptible de réduire le return de linnovation
    dune firme, Porter argumente que la perte est
    largement compensée par la plus grande pression à
    linnovation quinduit la concurrence.

53
3. Les externalités Jacobs
  • Différence avec MAR et Porter les fertilisations
    croisées entre compétences diverses.
  • Les externalités de connaissances
    inter-industrielles sont la source principale de
    la création de connaissances et de la croissance.
    La fertilisation croisée,la recombinaison de
    connaissance diverses génèrent de nouvelles
    connaissances
  • Point commun avec Porter la concurrence des
    entreprises.

54
Conclusion
  • La distinction économies de localisation /
    urbanisation met laccent sur les phénomènes
    marchands partage dinputs ( éco de
    localisation) ou externalités pécuniaires liées
    aux relations marchandes entre industries
    complémentaires ( éco durbanisation)
  • La distinction MAR/PORTER/ JACOBS met laccent
    sur la croissance endogène fondées sur des
    relations non-marchandes sources dexternalités.

55
  • Croissance et flux de connaissances sont
    localisées, géographiquement circonscrits.
  • Doù la question empirique
  • les externalités liées à la diffusion des
    connaissances sont-elles plutôt intra ou
    intersectorielles?

56
Vérification empiriqueSynthèse de MASSARD-RIOU
  • Leur survey de 2007 conduit aux conclusions
    suivantes
  • Les externalités de connaissance sont locales et
    à court terme ( moins de 8 ans)
  • Les effets bénéfiques de la diversité sont
    souvent mis en avant, notamment pour les
    activités high tech
  • Les effets de la spécialisation apparaissent
    difficiles à cerner aujourdhui

57
Etudes empiriques USA/Europe
  • Aux Etats-Unis
  • Glaeser valide la thèse des Externalités Jacobs
  • Henderson(1995) privilégie les externalités MAR
    et Jacobs pour les industries high tech les MAR
    influençant positivement les industries matures.
  • En Europe, dans les régions métropolitaines
  • L. Greunz ( 2005) Jacobs pour lensemble des
    secteurs manufacturiers quelque soit leur
    intensité technologique.
  • Mais MAR défavorables aux secteurs de hautes
    technologies/ favorables aux secteurs à intensité
    technologique faible.

58
Conclusions
  • Les résultats conduisent à des implications
    importantes en termes de politique économique
    avec la question
  • Faut-il discréminer les secteurs dactivité et
    les technologies ?
  • Quid des clusters, DI et SPL qui sont spécialisés

59
  • Réponse de Lydia Greunz
  •  Les résultats suggèrent que quelque soit le
    contexte, il est préférable de stimuler la
    diversité des activités, laquelle dans lensemble
    des cas investigués se révèle nettement plus
    favorable pour linnovation que la
    spécialisation. Potentiellement, la diversité
    permet une flexibilité accrue et offre la
    possibilité dun ajustement rapide aux
    changements exogènes. Pour cette raison, les
    régions dotées dune matrice de production
    diversifiée sont nettement plus aptes à prevenir
    une trajectoire conduisant à une situation de
     lock-in . Dès lors, la préoccupation première
    de toute politique économique devrait consister à
    identifier et à activer les leviers qui stimule
    une diversité accrue .
  • Lydiaz Greunz,   Limpact sur linnovation des
    économies dagglomération , Revue dEconomie
  • Régionale et urbaine, N 5, pp 613-634.

60
Bibliographie
  • Nadine MASSARD Stéphane RIOU, Le débat sur la
    nature des agglomérations innovantes éclairages
    théoriques et empiriques,
  • in Alain RALLET et André TORRE eds, Quelles
    proximité pour innover? Lharmattan, 2007, pp151
    à 173

61
Je vous remercie pour votre attention
  • Professeur
  • Alain JM. BERNARD
  • UTC
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