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Cours de croissance

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Title: Cours de croissance conomique L3 Micka l Cl venot Author: Mickael Last modified by: Mickael Created Date: 1/16/2012 8:48:16 PM Document presentation format – PowerPoint PPT presentation

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Title: Cours de croissance


1
Cours de croissance économique L3 Mickaël
Clévenot
  • Année 2011-2012

2
La croissance peut-être définie comme
laccroissant des biens et des services produits
sur un espace donné Cette définition pose
immédiatement la question de la comptabilité des
biens et des services produits. Habituellement,
leur somme est fournie par un indicateur
synthétique, le PIB. Mais techniquement cela
pose de nombreux problèmes car les produits et
les services évoluent à travers le temps.
Comment mesurer lévolution de la qualité ?
(prix hédoniques, arbitrage volume/prix, etc.
3
Quels sont les facteurs de la croissance et du
développement économique ? Habituellement dans
les fonctions de production on retient le facteur
travail, le facteur capital et un facteur de
progrès technique qui sapplique à lun des
facteurs précédents, ou à lensemble. Cest donc
la quantité et la qualité des facteurs des
productions qui a première vue permettent
dassurer une croissance régulière du
produit. Cette représentation simple cache de
nombreuses autres conditions pour autoriser
lavènement dun processus daccumulation
cumulatif comme en ont connu les pays occidentaux
depuis le milieu du XVIIIe siècle. Dailleurs
ce processus na pas eu lieu partout de la même
manière. De nombreux pays sont restés à lécart
de ce processus démergence économique. Ils
sont essentiellement localisée en Afrique
sub-saharienne, les PMA.
4
La Chine qui disposait dune niveau de
développement économique équivalent voire
supérieur à celui des pays occidents au XVIIIe a
connu une longue nuit. Son réveil depuis la fin
des années 70s modifie considérablement les
équilibres de léconomie mondiale. Par ailleurs,
dautres pays qui étaient  en retard  sont
inscrits dans une processus de rattrapage
accéléré depuis une vingtaine dannée. La Corée
du Sud est lexemple le plus significatif.
Enfin, les pays dominants léconomie mondiale
depuis le XVIIIe sont-ils assurés de maintenir
cette domination? Si on suit Fernand Braudel,
rien nest moins sûr. Les pôles du leadership de
léconomie mondiale se sont déplacés à travers
lhistoire. Pour autant, depuis lavènement du
capitalisme, la perte du leadership na pas
entraîné jusquà présente denlisement vers le
sous développement. Toutefois, à travers
lhistoire longue on note la disparition de
civilisations
5
Les perspectives de croissance à long terme
partent souvent dune perspective
doffre. Lidée sous-jacente est quà
long-terme, les ajustements de court terme ont eu
lieu et que seules les conditions de loffre
limitent la croissance. Cette perspective
classique est remise en cause par la perspective
keynésienne et kaleckienne. Pour les keynésiens
et plus particulièrement, les post-keynesiens le
long terme nexiste pas. A long terme on est
tous mort comme samusait à plaisanter Keynes.
Pour Kalecki, le long terme nest quune
succession de courts termes. Cest-à-dire que
les conditions de la demande interagissent en
permanence avec les conditions loffre. Pour
que la croissance puisse sétablir sur de longue
période, loffre doit être en adéquation avec la
demande tant sur les aspects quantitatifs que sur
des aspects qualitatifs.
6
Cette adéquation entre la norme de consommation
et la norme de production napparaît pas
spontanément. Contrairement à lidée dun marché
autorégulateur à la J-B. Say, les ajustements
entre loffre et la demande en fonction des prix
et des quantités peuvent ne pas suffire pour
ajuster les marchés. J-B. Say avec la loi des
débouchés décrit une économie déchanges et non
pas une économie monétaire de production. Cette
économie déchange constituer une représentation
satisfaisante de léconomie avant lémergence du
capitalisme moderne du XIX e siècle fondé sur le
machinisme et la division sociale entre salariés
et capitalistes. La loi des débouchés décrit des
situations de crise dancien régime. Ces crises
sont des crises de sous-production liée à la
faiblesse des capacités productives. Les pénuries
alimentaires entraînent régulière des hausses de
prix qui permettent dajuster loffre à la
demande. Mais les crises du capitalisme moderne
sont des crises de surproduction cumulative.

7
PIB Produit Intérieur Brut, le PIB est la somme
des valeurs ajoutées de toutes les entreprises
(nationales ou internationales) situées sur le
territoire. PNB (produit national brut), qui
comptabilise toutes les activités (biens et
services) produits sur un territoire. En terme
de développement économique, on peut également
retenir lindicateur du PIB par tête, lIDH ou
plus récemment lindice de bien être calculé par
lOCDE.
8
Rang Pays PIB 2010
1 États-Unis 14 624 3,6
2 Chine 5 745 15,3
3 Japon 5 391 6,4
4 Allemagne 3 306 -1,0
5 France 2 555 -3,8
6 Royaume Uni 2 259 3,7
7 Italie 2 037 -3,9
8 Brésil 2 024 28,6
9 Canada 1 564 17
10 Russie 1 477 19,9
11 Inde 1 430 15,6
12 Espagne 1 375 -6,3
13 Australie 1 220 22,7
14 Mexique 1 004 14,8
15 Corée du Sud 986 18,5
16 Pays-Bas 770 -3,3
17 Turquie 729 18,6
18 Indonésie 695 28,9
19 Suisse 522 6,2
20 Belgique 461 -2,3
9
Rang Pays PIB 2010 par habitant () Évolution
1 Qatar 88 233 12,7
2 Luxembourg 80 304 2,4
3 Singapour 57 238 14,1
4 Norvège 52239 0,5
5 Bruneï 47 200 -1,5
6 Etats-Unis 47 132 2,6
7 Hong Kong 45 277 6,2
8 Suisse 41 765 3,2
9 Pays-Bas 40 777 2,3
10 Australie 39 692 2,7
Rang Pays PIB 2010 par habitant () Évolution
11 Autriche 39 454 2,3
12 Canada 39 034 2,9
13 Irlande 38 816 0,3
14 Koweït 38 293 1,2
15 Suède 37 775 5,1
16 Emirats arabes unis 36 973 0,4
17 Danemark 36 764 2,6
18 Islande 36 681 -3,1
19 Belgique 36 275 2,1
20 Allemagne 35 930 4,5
Source FMI Source FMI Source FMI Source FMI
10
LIDH est un indice de mesure composite faisant
intervenir trois dimensions du développement
humain (SEN) 1 la longévité et la santé
(mesurées par lespérance de vie), 2)
linstruction (mesurée par lalphabétisation des
adultes et la scolarisation au niveau primaire,
secondaire et supérieur) 3 un niveau de vie
décent (mesuré par le revenu en parité de pouvoir
dachat PPA).
11
Classement par lIDH 2011 Classement par lIDH 2011
 Norvège 0.943  Australie 0.929  Pays-Bas 0.910  États-Unis 0.910  Nouvelle-Zélande 0.908  Canada 0.908  Irlande 0.908  Liechtenstein 0.905  Allemagne 0.905  Suède 0.904  Suisse 0.903  Japon 0.901  Hong Kong 0.898  Islande 0.898 15. Corée du Sud 0.897 16. Danemark 0.895 17. Israël 0.888 18. Belgique 0.886 19.Autriche 0.885 20. France 0.884 21. Slovénie 0.884 22. Finlande 0.882 23. Espagne 0.878 24. Italie 0.874 25. Luxembourg 0.867 26. Singapour 0.866
http//hdr.undp.org/fr/statistiques/
12
LIDH ne prétend nullement mesurer de manière
exhaustive le développement humain. En effet,
il ninclut pas, dindicateurs importants tels
que le respect des droits de lHomme, la
démocratie et légalité. L'indice de l'OCDE
(Stiglitz) permet de comparer le bien-être à
partir de onze critères logement, revenu,
travail, communauté, éducation, environnement,
gouvernance, santé, bien-être subjectif,
sécurité, et conciliation travail-vie privée.
13
La croissance est une préoccupation récente à
léchelle de lhistoire humaine qui remonte à la
fin du XVIII. Adam Smith, Recherches sur la
nature et les causes de la richesse des nations
(1776) Smith décrit une perspective assez
optimiste de la croissance qui aura globalement
était juste durant les deux siècles qui vont
suivent. Au contraire de ses successeurs D.
Ricardo qui prévoit un état stationnaire,
T.R.Maltus qui prévoit crises famine et guerres
ou Marx qui pronostique simple la crise
inéluctable du Capitalisme.
14
Au cours des cent dernières années, la plupart
des pays ont connu une croissance économique
significative en termes historiques. Une vision
rapide montre que le phénomène daccélération de
laccumulation remonte à environ deux
siècles. Un virage important avec le première
puis la seconde révolution industrielle. Même
si cest moins à la mode, la révolution des
technologies de linformation et de la
communication est à lœuvre. La loi de Moore,
iPhone, tablette, etc.
15
(No Transcript)
16
La révolution industrielle correspond à des
transformations importantes et rapides dans
lindustrie. Elle mêle à la fois une dimension
technique, la machinisme et socio-politique la
séparation entre les détenteurs du capital et les
salariés, prolétaires. a- De nouveaux moyens de
production. On passe de l'outil actionnée par la
main de l'homme à la machine, mécanisme
transformant la matière première, dont le
mouvement provient non plus de l'énergie
musculaire, mais dune machine motrice. Que ce
soit le moulin à eau ou la machine à vapeur.
Cest ce développement du machinisme qui
caractérise le plus nettement la révolution
industrielle comme l'a souligné Paul Mantoux. b-
De nouveaux lieux de production. L'usine qui se
met en place, la fabrique ou la factory du début
du 19e siècle se caractérise par la concentration
des moyens importants de production (machine et
au moins une machine motrice) et de travail.
C'est le passage notamment du système
domestique de la production qui est dispersée en
petits ateliers souvent ruraux au système de
production entre entreprises qui peu à peu se
réalise.
17
c- De nouveaux rapports sociaux. C'est le
développement du salariat, où les travailleurs ne
fournissent plus le produit de leur travail comme
les artisans qui possédaient au moins leurs
outils, mais les ouvriers mettent à la
disposition du propriétaire leurs capacités de
travail. Ce propriétaire possède non seulement
les matières premières, les outils et les
machines, les locaux de production et enfin les
produits du travail quil met en vente sur le
marché. Cest le capitaliste au sens
traditionnel du terme.
Eléments tiré de http//membres.multimania.fr/yann
ickperez/site/prepa20HEC20chapitre202202000-20
01.PDF
18
Cette croissance se manifeste par une
augmentation continuelle du revenu réel agrégé,
de la production, de la consommation de biens et
de services, non seulement en niveau, mais aussi
et surtout par habitant. A travers les
générations successives on sétait habitué à
accéder à un niveau de vie plus de en plus
élevé. Ces dernières années, la successions de
crises économiques et financières, ou encore les
questions écologiques ont jeté un doute sur le
possibilité de la poursuite de ce mouvement,
voire sur lintérêt même de ce mouvement. Doit-on
toujours posséder plus pour être plus heureux ?
Voir article de K. Rogoff en annexe. Si notre
bien être est relatif, il ne sert à rien de
vouloir accélérer le rythme de la
croissance. Toutefois, le rythme de la
croissance détermine le niveau demploi et donc
du taux de chômage pour un niveau de productivité
et de croissance de la population active donnée.
Par ailleurs, plus le gâteau est large et plus
il facile de le partager. La question de la
croissance, de la forme de laccumulation nest
pas uniquement liée à des phénomènes économiques,
mais également à des phénomènes politiques
sociaux et culturels, et institutionnels.
19
Selon Max Weber léthique protestante aurait
beaucoup joué sur lapparition du
Capitalisme. Cest du Capitalisme moderne que
nait cette dynamique daccumulation fondée sur le
profit, le calcul rationnel, lorganisation du
travail salarié au sein dentreprises gérée de
manière bureaucratique. Cette dynamique possède
également une origine technique,
lapprofondissement de la division du travail
définie par Adam Smith dans létude sur les
origines et les causes de la richesse des
nations. Les ateliers dont la taille saccroît
régulièrement permettent daméliorer lefficacité
productive grâce à la spécialisation des
travailleurs sur les tâches quils maîtrisent le
mieux. Ceci permet daccroître le revenu et
donc le niveau de dépenses. Ainsi la taille des
marchés augmente. Cette dynamique permet un
renforcement de la division du travail ce qui
génère une dynamique endogène de croissance.
Les conflits et leur industrialisation
progressive constitue également dimportants
accélérateurs de lhistoire économique en même
quils sont des sources de destructions
considérable. La guerre est la quintessence du
principe de destruction créatrice de Schumpeter.
La guerre est le plus puissant accélérateur du
progrès technique et social.
20
Les facteurs qui concourent au développement
économique autrement dit ceux qui permettent
dassurer une croissance régulière sur longue
période sont nombreux et souvent difficile à
réunir ensemble. Ceux-ci tiennent à des facteurs
techniques, sociaux, politiques et
institutionnel. La croissance sur longue
période, le développement économique nécessite
des transformations structurelles des relations
économiques. Pour favoriser ces transformations,
les institutions dun pays doivent être
solides. On parle dEtat développeur, ou dEtat
stratège. Mais cela ne signifie pas que lEtat
soit protecteur des libertés publiques, ou quil
soit favorable à la mise en œuvre de protections
sociales. Même le plus souvent durant le XIXe
siècle lEtat dans les pays occidentaux
intervient peu dans les relations économiques. Il
est néanmoins garant de la propriété privée et
assure le bon fonctionnement de la justice. Les
fonctions régaliennes. Mais progressivement les
tensions sociales et politiques vont conduire
lEtat à promulguer des lois sociales et à
assurer un développement des libertés publiques.
Mais la liaison entre démocratie et Capitalisme
nest pas obligatoire en tout cas de la phase
démergence, cf. Chine. Par ailleurs
21
Relation entre le log du PIB part tête et
lindicateur synthétique des institutions (score)
22
Le développement économique correspond
concrètement à lélévation du PIB par tête,
ainsi si la dynamique démographique est très
élevée malgré une croissance importante du PIB,
le PIB par tête peut stagner ou même
reculer. Cest la problématique malthusienne,
qui renvoie elle-même à des déterminants sociaux
culturels, religieux et économiques. Dans les
pays occidentaux, la révolution démographique où
lon observe une baisse du taux de mortalité
infantile associé à une réduction du taux
denfant par femme aura sans doute contribué à la
progression du PIB par tête en même temps quil
est lexpression dune amélioration générale des
conditions de vie. Mais le processus de
développement mobilise des phénomènes cumulatifs
si bien quil est difficile de savoir quel
facteur particulier se trouve à lorigine du
processus global. Dailleurs, il vaut mieux
évoquer une forme dalchimie où de nombreux
facteurs sont présents ensemble dans des
proportions variables en fonctions des pays, des
régions du monde. Il ne semble ne pas avoir de
recette miracle tant le processus de
développement est une mécanique complexe.
23
Dans ce cours nous tenterons néanmoins dévoquer
les facteurs qui contribuent pour certains pays
une converger vers des niveaux de développement
élevé. LE cas des pays de lOCDE. Parmi les
pays de lOCDE, les pays les plus riches au début
du 20ème siècle (Australie 1,4 par an entre
1900 et 1987, RU 1,4, EU 1,8, PB 1,7 et
B 1,6) ont une croissance du revenu par
habitant relativement plus faible que celle des
pays de lOCDE les moins riches au début du 20ème
siècle (Japon 3,1 par an entre 1900 et 1987,
Finlande 2,6, Norvège 2,6) les écarts
de revenu se sont réduits entre les pays de
lOCDE. Cette mécanique peut-être représenté
par le modèle Solow de convergence absolue et
surtout par le modèle de convergence relative
pour expliquer la présence de club de convergence
ou même labsence de convergence. Pourquoi,
certains autre pays sont dans le
sous-développement, les PMA
24
Certains pays sont devenus relativement plus
riches et semblent le rester alors que dautres
sont toujours pris dans des trappes à pauvreté.
Les inégalités de revenus entre les pays les plus
riches et les plus pauvres persistent. Cela
amène à définir la notion de club de
convergence pour désigner le phénomène de la
convergence des pays les plus riches (Baumol, W.
J. 1986) les pays membres de lOCDE font
partie des gagnants de la croissance
économique. choisir les pays membres de lOCDE
introduit ce que lon appelle un biais de
sélection on définit un groupe ou club de
pays en fonction de leurs bonnes performances
économiques. Pour éviter ce biais il faudrait
choisir les pays sur dautres critères que leurs
performances économiques. Pour une critique de
larticle de Baumol De Long, JB. 1988. Pour
approfondir cette notion de Club de convergence,
cf. le site de J. Bradford DeLong
http//www.j-bradford-delong.net/
25
Relation entre lIDH et lindicateur
synthétique des institutions (score)
26
Les secteurs institutionnels les plus
significatifs
  • Environnement des entreprises
  • Modalité dintervention de lÉtat
  • Institutions sociales et sociétales

27
Tableau retraçant la corrélation des variables à
laxe 1.
Items Dénomination des variables Corrélation à l'axe 1
A302 Corruption 89,2
A605 Règlement des différends économiques justice en matière commerciale 88,4
A305 Fonctionnement de l'Administration douanière 85,8
A510 Capacité des autorités politiques 85,7
A304 Efficacité de l'action publique système fiscal 84,6
D901 Mobilité sociale recrutement et promotion dans le secteur public et le privé 83,8
A904 Solidarité institutionnelle 83,7
A601 Sécurité des droits de propriété droits de propriété formels 83,0
A511 Aptitude de la société à l'adaptation et à l'innovation 82,3
A513 Stratégies des autorités 81,6
A303 Relations Etat / Citoyens 80,6
A606 Droit sur la faillite des entreprises 80,4
A905 Equité dans l'accès aux biens publics de base éducation, santé, eau, électricité 79,5
A300 Transparence de l'action publique dans le champ économique 78,9
A508 Coordination entre Ministères, au sein des Administrations 78,7
B702 Concurrence des entreprises dispositifs de régulation de la concurrence 77,2
B500 Environnement technologique, diffusion des technologies 75,7
C502 Assurances, fonds de pensions 75,3
B600 Information sur la situation des entreprises 75,3
A301 Lisibilité de la politique économique (politique budgétaire, fiscale, monétaire, de change) 73,6
A308 Qualité de l'offre de biens publics éducation et santé de base 71,0
A101 Libertés publiques et autonomie de la société civile 70,0
28
Dans le cours nous aborderons le modèle de
reproduction élargie de MARX comme réponse
critique à la loi des débouchés de J-B.Say Le
modèle Harrod Domar comme prolongation du modèle
de Marx le modèle Solow, les tentatives
dexplication des résidus du modèle de Solow, les
facteurs exogènes issus des travaux de
Maddison, Tendances et contre-tendances dans le
modèle marxien, la possibilité dune croissance
équilibrée les modèles post-keynésiens de Kaldor
et Pasinetti en économie fermée et ouverte.
Quels exemples de modèle de croissance endogène
Romer Puis nous évoquerons des problématiques
contemporains touchant à lactualité liée à la
croissance Conséquence des crises de la dette
dans la zone euro, conséquence de la
mondialisation sur la croissance. Quelles
solutions sont proposées pour rehausser le niveau
de la croissance potentielle française ?
Évocation des limites de la croissance, la
croissance pour quoi faire ?
29
Chapitre II Les représentations de la
croissance dans la pensée économique Introdu
ction A. Les bienfaits du progrès technique chez
A. Smith. B. La croissance pessimiste de Ricardo
et Malthus. C. La reproduction élargie de Marx
est-ce la croissance ? D.Linnovation
Schumpétérienne. E. La croissance globale après
la Théorie générale.
30
  • Thème central de louvrage Une enquête sur la
    nature et les causes de la richesse des
  • nations (1776) est le développement économique
    étudie les facteurs de longue période qui
  • gouvernent la croissance de la richesse des
    nations. Richesse flux au sens de revenu.
  • Analyse qui a fait la renommée de Smith, fil
    conducteur de son principal ouvrage. Pose les
    principes de la pensée économique du 19ème
    siècle, du moins ceux par rapport auxquels les
    économistes prendront position.
  • Le rôle de du capital
  • Croissance est le résultat de variables exogènes
    et endogènes.
  • Variables exogènes - Les institutions
    permettent la sécurité des échanges, assurent
    sécurité des individus.
  • Baissent les coûts de transaction donc des
    échanges.
  • Les individus ne peuvent les influencer
  • Les ressources naturelles.
  • Données géologiques, météorologiques, etc.
    influencent la richesse des individus mais les
    individus ne peuvent les modifier.

http//www.cerdi.org/uploads/sfCmsBlog/html/29/mac
rodynamique20091020intro.pdf
31
  • Environnement politique, naturel variables
    exogènes.
  • Variables endogènes
  • La population, la main doeuvre dépendent du
    capital. Les salaires sont du capital avancé
    par les capitalistes aux salariés ( capital
    circulant ). Salaires du marché gravitent
    autour du salaire naturel i.e. le salaire de
    subsistance qui est exogène
  • Laccumulation du capital est le moteur du
    progrès économique. Le capital, dont
    laccroissement est déterminé par lépargne.
    Lépargne est nécessairement égale à
    linvestissement (loi des débouchés),
  • pas de sous-consommation i.e. dinsuffisance de
    la demande. Épargne dépend du rendement des
    capitaux investis, le taux de profit. Existence
    dun taux naturel de profit. SI taux du marché
    supérieur au taux naturel alors investissement
    net positif et accroissement de capital et
    inversement sannule quand taux de profit
    égaux. Taux de profit diminue avec stock de
    capital donc tendance à la stagnation
  • A LT Stock de capital naugmente plus de même
    que la population qui est stationnaire.

32
B. La division du travail lopulence naît de
la division du travail Tendance à la
stagnation nest cependant pas inéluctable
aucun pays nest parvenu au degré dopulence
qui rend inévitable létat stationnaire. Existenc
e mécanisme qui propulse léconomie vers la
croissance repose sur la division du
travail. Exemple de la fabrique dépingles la
division du travail permet de réaliser des gains
de productivité. Habileté à travailler gt
économie de temps doù progrès technique.
Division du travail cependant limitée par la
taille du marché rien dautre ne limite
lextension de la spécialisation sinon le volume
de la production qui peut être écoulé, sinon le
revenu
33
La division du travail est la conséquence de
léchange. Individus ont un penchant naturel
à échanger . Le penchant à échanger pousse à
dadonner à une activité particulière et dy
exploiter ses aptitudes particulières afin de
dégager un surplus qui pourra être échangé
(concept davantage comparatif décliné sur le
plan individuel). La croissance qui accroît le
revenu favorise donc lextension du marché qui
stimule la division du travail. Tendance à la
réduction de lauto-production et réciproquement
accroissement des échanges marchands. Les
gains de productivité réalisés par la division du
travail permettent un accroissement des revenus
et donc la croissance. Existence mécanisme pour
une croissance auto-entretenue fondé sur le
triptyque, marché, prix, main invisible
34
La division du travail limitée par létendue du
marché La faculté déchanger qui donne lieu à la
division du travail, mais laccroissement de
cette division est limitée par létendue de la
faculté déchanger, ou, en dautres termes, par
létendue du marché. Si le marché est très
petit, personne ne sera encouragé à sadonner
entièrement à une seule occupation, faute de
pouvoir trouver à échanger tout le surplus du
produit de son travail qui excédera sa propre
consommation, contre un pareil surplus du produit
du travail dautrui quil voudrait se procurer.
Source Smith, A. 1776, Livre I, chapitre
III La division travail permet un accroissement
de la productivité qui incorpore du progrès
technique. Laccroissement de la productivité
augmente les gains à léchange donc les revenus.
Laccroissement de la productivité accroît les
échanges (marchands). Elle favorise donc
lextension de la sphère marchande qui elle-même
est génératrice dune division accrue du
travail. Le processus de croissance se
caractérise donc par accroissement du capital, un
accroissement du revenu et du progrès technique.
35
Modèle de croissance Smith
Le modèle croissance de Ricardo est moins
optimiste. Son questionnement est lié à des
problèmes de répartition des revenus et leurs
conséquences sur le niveau daccumulation du
capital. Cest la question du libre échange qui
est posée. La croissance bute sur la limite des
facteurs de production disponibles. On retrouve
ici une idée de Maltus. Laugmentation de la
croissance nécessite une augmentation des
facteurs de production et particulièrement du
travail. Les salaires gravitent habituellement
autour du niveau de salaire de subsistance qui
permet tout juste la reproduction de la force de
travail.
36
David Ricardo est né à Londres le 19 avril 1772.
Il vit dans une famille dorigine séfarade
portugaise. Son père, courtier en valeurs et
marchandises linitie très tôt à léconomie
pratique et DR travaille dans ce secteur à 14
ans. Intégré à la société anglaise, il se marie
avec une protestante ce qui le conduit à rompre
avec sa famille attachée aux traditions
hébraïques. Il doit alors sétablir à son compte
et faire fortune par son aptitude à mener des
opérations boursières. A vingt-cinq ans, il a
assez dargent pour se retirer des affaires il
faut attendre 1809 pour quil publie. En 1815,
avec la parution de son Essai sur linfluence du
bas prix du blé sur les profits on constate que
Ricardo a étendu sa réflexion économique à la
plupart des grands problèmes du capitalisme
anglais. En 1817, Ricardo va enfin écrire et
publier son chef dœuvre danalyse économique
Principes de léconomie politique et de limpôt.
Dans ce texte, il développe une théorie originale
de la rente et des échanges internationaux. Il
prend parti pour la valeur travail qui est le
socle de sa théorie. Le travail est, comme
toute marchandise, mesuré par son prix de
revient. La valeur du travail varient à court
terme (en fonction de loffre et de la demande)
elle constitue donc une aussi mauvaise mesure que
le blé. A long termes elle varie en fonction des
biens achetés par les salaires.
37
Laugmentation des besoins de main dœuvre
nécessite de mobiliser de plus en plus de terres
pour produire les biens salariaux. Mais les
terres mobilisées en premier sont a priori les
terres les plus productives. Plus la masse des
salaires augmentent et plus les terres à cultiver
sont mauvaises, de rendements plus
faibles. Cest le principe de la baisse de la
productivité marginale qui simpose ici. Le
rendement factoriel du facteur variable, le
travail, est décroissant. Les progrès dans
lagriculture ne sont pas sensés permettre
daller à lencontre de cette réduction
tendancielle des gains de productivité et des
profits. La réduction de la fertilité des
terres misent en culture accroît la rente
foncière et réduit les profits. Le motif
daccumulation étant motivée par le profit,
laccumulation ne progresse plus, la croissance
cesse. Cest létat stationnaire! Le libre
échange peut temporairement remettre en cause
létat stationnaire en réduisant le prix des
biens alimentaires qui entrent dans la
composition du prix du salaire de subsistance.
38
Cest pour cette raison que Ricardo est favorable
à la libéralisation des échanges commerciaux sur
le blé. Les Corns laws. (1846) Lidée est de
réduire le prix des biens salariaux de façon à
favoriser lémergence dun avantage comparatif
dans le secteur industriel En réduisant les
protections octroyées au secteur agricole.
Comme les rendements décroissants (en
agriculture) rendent plus coûteux la production
dune unité supplémentaire de produit. Et que le
prix des produits agricoles dépendent des
conditions de production les moins favorables.
Les prix produits agricoles doivent augmenter.
Les propriétaires des terres les plus fertiles
perçoivent donc une rente . Cest-à-dire la
différence entre leur produit moyen et le produit
marginal. Plus le prix des produits agricoles
est élevé, et plus la rente est importante.
Hypothèses de Ricardo, les productivités
marginale Pm et moyenne PM sont linéaires
positives et décroissantes
39
  • Travailleurs reçoivent des salaires (de
    subsistance) consommés intégralement
  • - Propriétaires fonciers perçoivent la rente
    foncière consommée intégralement
  • Capitalistes qui détiennent le capital constitué
    davances nécessaires à la subsistance des
    travailleurs pendant la période production.
  • Ils retirent un profit de leurs activités de
    production qui est réinvesti. Doù limportance
    du taux de profit pour laccumulation et la
    croissance.
  • Produit exprimé en blé (numéraire), salaire
    exprimé en blé (OW) blé capital circulant,
    bien de consommation, est à la fois intrant et
    produit.
  • Intrant composite est du capital et travail
    car combinés en proportions fixes.
  • Demande de travail dépend du stock de capital
    constitué notamment davances pour les salaires.
    Celles-ci constituent le capital circulant.
  • Le salaire naturel de subsistance est exprimé en
    termes de blé.

40
(No Transcript)
41
A mesure que la productivité marginale décroît,
la rente augmente. La Rente dépend de lécart
entre les productivités moyenne et marginale,
Plus la décroissance des rendements est rapide,
plus la rente foncière augmente. Conclusion
ricardienne importante qui fonde léconomie
politique, la répartition des revenus entre les
classes sociales modifie le rythme daccumulation
du capital.
42
Activité de production donne un produit réparti
entre salaires, rentes et profits.
Produit OEAM OCDM Rente AEB ou ABCD
Salaires OM.OW Profit OM.(AM-KM).
43
Capital et travail combinés en proportions fixes
intrant) laugmentation des outils entraîne
une augmentation de la demande travail (capital
circulant) dans la même proportion. Les
Outils disparaissent au cours de la période de
production capital capital circulant. Doù le
taux de profit défini comme le rapport profit /
salaire (avances en salaires) Tant que r
supérieur à 0 (ou à une quantité strictement
positive représentant la rémunération minimale
des capitaux investis acceptée par les
capitalistes) les capitalistes accumulent puisque
toute lépargne est investie (pas de
thésaurisation). Toute accumulation de capital
représente une augmentation de la demande de
travail donc OM augmente. Accumulation entraîne
augmentation rente (rendements décroissants),
donc baisse profit. Ainsi il arrive un moment où
les profits atteignent un niveau jugé minimum par
les capitalistes qui ne les incite plus à
investir on finit par avoir AM KM SM, taux
de profit nul. Laccumulation cesse, léconomie
est à létat stationnaire, contrainte par la
disponibilité des ressources.
44
A lorigine du phénomène se trouve lopposition
entre deux mouvements qui apparaissent
inéluctables et incontrôlables à lépoque dune
part, la croissance démographique et, dautre
part, les rendements décroissants de la
terre. Laccroissement de la production provoque
une hausse de la demande de travail, qui implique
une hausse des salaires. Cette amélioration des
conditions de vie conduit à une croissance de la
population. Celle-ci implique une hausse de la
demande de produits agricoles. La production
agricole augmente. Toutefois, les terres mises en
culture pour augmenter la production se heurtent
à des rendements décroissants. Le coût de
production et donc le prix des denrées agricoles
augmentent. Il en résulte que les propriétaires
des terres les plus fertiles bénéficient de
rentes en revanche, les profits des industriels
diminuent, la part des salaires restant constante
dans le revenu national. Les profits diminuent,
linvestissement baisse bloquant la croissance.
Le commerce international et le libre échange
peuvent retarder léchéance mais cette solution
ne peut-être que de court terme
45
Travail direct, travail indirect. La valeur
déchange des marchandises produites est
proportionnelle au travail consacré à leur
production non pas uniquement à leur production
immédiate, mais à la production de tous les
instruments ou machines nécessaires pour mettre
en action le travail particulier auquel ils sont
appliqués  p.63 Ricardo Cest la différence
entre travail direct et indirect. Le capital est
produit par du travail passé (indirect) qui est
redonné en parti aux produit en formation. Cest
lamortissement du capital. Le travail direct
met en œuvre le capital dans la production de
produits. La valeur déchange dune marchandise
reflète sa difficulté de production, et il faut
pour la déterminer, prendre en compte les
marchandises qui servent à la produire. Cette
difficulté est exprimée par la quantité de
travail direct et indirect que cette production
requiert
46
  • Vi l0i l(-1)i l(-2)i l(-t) i
  • La valeur dune marchandise va donc être composée
    du travail direct L01 et de travail indirect
    porté par les matières premières et le capital
    que du travail passé à contribué à produire.
  • La valeur de la production V
  • Cest la somme des quantités des
  • X biens multipliés par leur valeur déchange (v)
    de ces X biens
  • Y représente la valeur créée par le travail
    (direct) de la période courante
  • C représente la valeur transmise par le travail
    passé incorporé

47
C constitue la partie du revenu qui ne peut être
distribué car il sagit de lamortissement qui
permet la reconstitution du capital pour
enclencher un nouveau cycle de production. Le
revenu national peut être divisé en trois en
fonction des classes sociales salaires (W),
profits (?) et rente (T). Comme la dernière
terre mise en culture est la moins productive
vi li quantité de travail direct et indirecte
la plus élevée. La rente globale va être égale à
L0 quantité totale de travail direct
48
De (5) et (6) on tire TY-L0 À partir de
(4) (7) W?L0 Après déduction de la rente
globale, le revenu national divisé en salaires et
profits est égal à la quantité total de travail
direct employé dans léconomie Celle-ci étant
une grandeur donnée, la répartition est une
relation inverse entre salaires et profits Les
capitalistes et les travailleurs salariés sont
deux classes fondamentales (les propriétaires
fonciers sont en position dérivée) Leurs intérêts
sont opposés
49
La détermination des salaires Les salaires sont
déterminés en premier. Les profits constituent un
reliquat. Elle dépend de la quantité de travail
employé L0 et du salaire annuel par travailleur
(w) Donc la masse des salaires W L0w À
partir de léquation 7 on peut réécrire (9) ?
L0(1-w) Pour une quantité donné de travail
employé dans léconomie la masse des profits
varie en raison inverse du taux de salaire.
Celui-ci dépend des quantités de biens de
subsistance qui constitue la consommation des
salariés et de sa famille De la valeur déchange
de ces biens Le salaire correspond à la quantité
des biens salaires (q) multiplié par leur valeur
déchange
50
  le taux de profit ne peux jamais croître, si
ce nest sous leffet dune baisse des salaires,
et que lon ne peut avoir de baisse durables des
salaires, si ce nest à la suite dune baisse des
prix des biens nécessaires dans lesquels les
salaires sont dépensés p.151 Ricardo Comme les
prix des biens salaires évoluent en fonction de
leur difficulté de production. Les profits
évoluent en sens inverse des difficultés de
production. Les profits accumulés servent à
accroitre la production, mais laugmentation de
la production tend à réduire les profits car elle
suppose une augmentation des travailleurs
employés. Ceci nécessite la mise en culture de
plus de terre de moins bonne productivité Ce qui
accroît le prix des biens salaires, qui réduit
les profits et donc laccumulation, puisque cest
le profit qui motive laccumulation capitaliste.

51
Si on suppose un amortissement linéaire du
capital (c) La valeur du capital est égale à
K C(1/c) Les avances en capital porte sur les
salaires et le capital le taux de profit vaut
donc (11) r ?/(WK) Le taux de profit ne
dépend au final que de lévolution respective des
salaires et du profit c est un paramètre fixe et
K est donné. Le taux de profit dépend du
taux de salaire et de K/L0 qui mesure lintensité
capitalistique. Plus on emploi de capital et de
matière premère par rapport à K et plus K/L0
sera élevé.
52
Le taux de profit dépend donc de lintensité
capitalistique et du taux salaire. Si K/L0
diminue, lévolution de r est indéterminée Si
K/L0 augmente, le taux de profit diminue Mais
pour Ricardo le progrès technique ne saurait
contre-balancer leffet de laugmentation des
prix des biens salariaux. Létat de croissance
stationnaire bien que lointain et inévitable, le
commerce international et le progrès techniques
ne peuvent ralentir sont avènement que de manière
temporaire.
53
Malthus Malthus est né en 1766 à Roockery, marqué
par linfluence de son père, disciple de
Condorcet de Godwin (1756-1836) et de J.-J.
Rousseau. Homme déglise, Malthus est chargé de
laide aux pauvres dans sa commune les
mauvaises récoltes de 1794 à 1800 engendrent
misère et détresse, et frappent son imagination.
Il écrit, en 1796, un opuscule La crise qui
prend position en faveur de la justice sociale et
propose de développer le système dassistance
publique aux pauvres, loi de Speenhamland poor
law En 1798, paraît un pamphlet Essai sur le
principe de population et comment il intéresse
lamélioration future de la société. Malthus y
développe sous une plume anonyme les principaux
arguments de ce quon appellera plus tard le
malthusianisme. Il affirme que les subsistances
ont tendance à croître moins vite que la
population et quen conséquence les lois sur les
pauvres et lassistance sont condamnées à
léchec, car elles favorisent la multiplication
des plus pauvres. Sa rencontre Avec David
Ricardo pousse Malthus à faire oeuvre de
théoricien.
54
(1756-1836)
55
Ses talents en ce domaine vont se révéler en 1820
dans les Principes déconomie politique
considérés dans le rapport de leur application
pratique. Cet ouvrage élabore une théorie de la
croissance et du déséquilibre qui annonce celle
de Keynes qui en 1933 dans un essai de biographie
de Malthus le réhabilite. Malthus représente le
fondateur de léconomie positive, car il réunit
des statistiques et tente de fonder ses analyses
sur lobservation des faits. Lanalyse
malthusienne est fondée sur lidée des rendements
décroissants de la terre, cest une analyse
marginaliste. Malthus est assez pessimiste sur
la possibilité daugmenter par le progrès
technique les quantités de nourriture
disponibles. Le contrôle des naissances devient
donc une condition nécessaire pour assurer le
minimum de subsistance. Il en résulte une
vision déterministe et sombre de léconomie
secourir les pauvres cest en fait accroître la
pauvreté. Malthus défend lécole gratuite et
obligatoire, car cest pour lui le meilleur moyen
de lutter contre la pauvreté, on retrouve les
racines philosophiques de Rousseau.
56
Maltus et Ricardo ont la même vision de létat
stationnaire provoqué par la baisse des
rendements dans lagriculture. Pour autant ils
sopposent sur la question du libre échange.
Pour Ricardo, celui-ci doit permettre de
ralentir lavènement de létat stationnaire,
cest linverse pour Maltus. Comme pour Maltus,
laugmentation de la production conduit à se
rapprocher de létat stationnaire. Et que la
montée des prix agricoles ralentie la production
globale car les rentiers naccroissent pas la
production, ils ne font que dépenser. Le
maintien des barrières douanières en favorisant
la montée des prix agricoles ralentie
laccumulation du capital. Les capitalistes ont
des profits plus faibles. Comme une partie des
profits est épargnée pour laccumulation. Ceci
conduit à limiter la dynamique daccumulation du
capital Cest laccumulation du capital qui
entraîne une augmentation de la production de
biens. La limitation des profits est donc une
bonne chose.
57
Par ailleurs, pour Maltus plus loffre est
importante et plus elle aura de mal à trouver de
débouchés. Finalement, laugmentation des
rentes permet déquilibrer loffre et la demande.
Le rôle social des rentiers est donc de
permettre labsorption de la production en
évitant les crises de surproduction. Les
corns law permettent de maintenir le prix du blé
à des niveaux élevés, Ceci gonfle les rentes et
limite les profits. On évite également les
mises en jachères des terres les moins
fertiles Malthus souligne le risque de crise,
combat la loi de Say reprise par Ricardo et
affirme que lexcès dépargne peut engendrer des
crises. Il soutient limpact du facteur humain
(éducation et habilité haussent le salaire réel)
et affirme que la demande stimule loffre.
58
La loi de Say est acceptée par Ricardo pas par
Maltus La loi de Say loffre globale de
produits se décompose en revenus qui sont
intégralement dépensés et suscite une demande
globale de valeur équivalente. Loffre crée sa
propre demande. Temporairement, des
déséquilibres sectoriels peuvent apparaître mais
là où le demande est insuffisante, laccumulation
sera réduite en raison de la baisse du taux de
profit. Réciproquement, là où la demande est
plus forte, les prix seront supérieurs aux prix
de léquilibre naturel. La hausse des profits
dans ce secteur va entraîner un surcroît
dinvestissement qui va contribuer à rétablir
léquilibre. Laiguillon de la concurrence et
des profits doit permettre aux marchés de
retrouver son équilibre global. Ainsi, le
rôle de consommateur en dernier ressort des
rentiers na pas de sens alors que le libre
échange permet de contrecarrer la baisse
tendancielle du taux de profit.
59
Pour autant la dynamique de suraccumulation
décrite par Maltus va être reprises par Marx et
endossée par Keynes avec la notion de demande
effective. Le débat entre Ricardo et Maltus
marque une étape importante de lanalyse
macroéconomique. En effet, en dépit des concepts
désuets comme le salaires du subsistance ou la
baisse des rendements de la terre. Cest la
controverse entre une dynamique économique fondée
sur loffre du côté de Ricardo ou du côté de la
demande pour Maltus qui va structurer la débat
macroéconomique moderne. Finalement, cest
Ricardo qui va lemporter pour des raisons
théoriques/techniques et politiques. Il y a une
cohérence dans le système ricardien plus forte
que dans la représentation de Maltus. Par
ailleurs, les industriels prennent lascendant
sur les propriétaires fonciers en cette période
dindustrialisation du RU. En cette période le
pouvoir salarial est encre loin de pouvoir
simposer, cest donc les théories de loffre qui
simposent.
60
Il soutient limpact du facteur humain
(éducation et habilité haussent le salaire réel)
et affirme que la demande stimule loffre. Pour
Malthus, il est évident que laccroissement de la
population ne peut suffire pour provoquer la
croissance économique. La multiplication des
besoins nentraîne pas la production dun plus
grand nombre de biens. Condition première
pour que le travailleur demande des produits,
encore faut-il que quelquun demande le
travailleur. Malthus pense ainsi que
laugmentation de la population correspond à
laugmentation de la demande effective, qui dans
lesprit de Malthus est égale à une augmentation
de lemploi. On peut dire que Malthus fait de
la quantité demploi dont une nation dispose, la
source de sa richesse et de son développement.
61
Sur lépargne, en opposition à Ricardo, Malthus a
développé son idée fondamentale laugmentation
des produits obtenue avec un plus grand nombre
douvriers productifs provoque une augmentation
des prix, qui a pour résultat de diminuer
lépargne. Laccumulation et lépargne ne
peuvent être les seuls facteurs de la croissance
économique parce que, dune certaine façon, à
partir dun certain moment, lépargne se détruit
elle-même. Malthus reconnaît le rôle de
linnovation machines et inventions favorisent
le progrès économique, mais Malthus na pas une
foi sans limites dans les machines. Il
considère que sans extension de débouchés, les
machines ne sont pas utiles. Lemploi des
machines est avantageux seulement dans la mesure
où la baisse du prix des produits est telle que
la demande augmente et que la valeur de la masse
des produits est plus grande que la valeur de la
masse des produits avant lintroduction des
machines. Léconomie de main-doeuvre due aux
machines serait compensée par laugmentation de
la demande (phénomène de déversement).
62
Pour le progrès, le raisonnement de Malthus est
le suivant cest laccroissement des
subsistances qui détermine le bonheur des hommes.
Malthus reconnaît que dans le cas de
laugmentation de la richesse par laccroissement
des produits industriels, les salaires
augmenteront, mais si les salaires augmentent, le
prix des denrées croîtra dans la même proportion
et le bonheur des hommes ne sera donc pas
amélioré. En bref, le bonheur des ouvriers
augmente lorsque les produits saccroissent dans
lagriculture, mais celui-ci naugmente pas
lorsque les produits connaissent une hausse
uniquement dans lindustrie. La thèse
malthusienne repose sur lidée dune richesse
nationale croissant à des rythmes divers suivant
les pays. " Chez la nation qui se serait vouée à
lagriculture, le pauvre vivrait avec plus
daisance et la population croîtrait rapidement
chez celle qui se serait adonnée au commerce,
les pauvres auraient fort peu amélioré leur sort
et en conséquence, la population resterait
stationnaire ou croîtrait fort lentement ".
63
Il y a ainsi aussi au sein dun pays des
antagonismes entre les groupes il existe une
opposition entre les entrepreneurs et les
ouvriers. En période de croissance économique,
la condition des ouvriers ne saméliore pas ce
sont les entrepreneurs qui tirent avantage de la
croissance économique, car leurs profits
augmentent. Malthus insiste avec force sur
limportance de la distribution des échanges.
Léchange doit élever la valeur de tout produit
en permettant de céder un bien dont on a moins
besoin contre un autre dont on a un plus grand
besoin. Le commerce intérieur a donc pour effet
daugmenter la valeur des produits et Malthus
pense que cest un bien car la baisse de la
valeur cest-à-dire la baisse des prix
entraînerait le chômage. Malthus est favorable
au commerce intérieur et extérieur, non seulement
parce que le commerce permet daccroître les
quantités, mais encore parce que le commerce
permet daccroître la valeur échangeable des
produits. Cest pour cette raison quil est
opposé au commerce international
64
Chez Malthus une interaction entre un bien rare
et lévolution des techniques est à lorigine de
la dynamique économique. On peut donc penser
que Malthus a été à lorigine des notions de
pilotage de la croissance, suivant la logique
laugmentation de la population impose la mise
en valeur de nouvelles terres et lexploitation
plus efficace de celles qui sont déjà en culture,
ce besoin peut induire une recherche dinnovation
dans les techniques agricoles. Ceci peut donc
créer un cercle vertueux tant que linnovation
sera encouragée par le soutien à terme dune plus
forte demande. De fait, cette analyse est très
proche des théories modernes de la
macro-économie. Thomas-Robert Malthus est
clairvoyant, comme Adam Smith, il essaie de
décrire les stimulants de la croissance
économique, mais il est plus systématique quA.
Smith car il possède un schéma dynamique le
principe de la population.
65
Le trait le plus original est de mettre laccent
sur la demande effective dans lanalyse de la
croissance dune part. La demande effective
 une demande faite par ceux qui ont les moyens
et la volonté den donner un prix suffisant 
. Insuffisante pour assurer l'écoulement des
biens produits. Epargne excessive gt sous
consommation Possibilité dinvestissement de
lépargne mais besoin dune demande suffisante
sur les biens produits. Recommandations ?
Morceler la propriété foncière au profit d'un
grand nombre de propriétaires et l'entretien de
consommateurs improductifs ?Lapprobation des
dépenses somptuaires des rentiers. Demande
rôle essentiel dans la détermination du niveau
demploi Les considérations que Malthus
développe au sujet de la sous-consommation des
riches propriétaires fonciers annoncent
incontestablement l'analyse keynésienne de la
propension marginale à consommer, fonction
décroissante du revenu.
66
Surtout, le principe keynésien de la demande
effective est clairement pressenti. ? Niveau de
lemploi fixé au point où le prix de demande
anticipé par les entrepreneurs pour leur
production est égal à leur prix d'offre gt
remboursement des frais profit Malthus
explique que les manufacturiers et les fermiers
ne sont encouragés à produire que pour autant
qu'il existe des consommateurs prêts à payer
Ils doivent en avoir les moyens et la volonté,
un prix suffisant, c'est-à-dire un prix qui
assure aux producteurs le remboursement de leurs
frais et le paiement d'un profit. Principe de
subsidiarité Pour Malthus cest aux paroisses
daider les pauvres, pas à lEtat car ça aggrave
les problèmes. Dailleurs laide est
proportionnelle au nombre denfants, donc ça les
encourage à se reproduire. Pour Malthus il faut
casser ce lien et éduquer les gens Lintervention
de lEtat est condamnable car elle vient den
haut, cest le problème des paroisses. Malthus
est partisan du protectionnisme qui est réclamé
par des acteurs de terrain.
67
Malthus a vu que la croissance ne peut être
continue sans quil y ait un accroissement de la
demande il a aussi souligné et cela est plus
fondamental encore, que cet accroissement de la
demande nest pas spontané. La première chose
dont on a besoin cest la demande effective des
produits. Pour produire, il faut constater une
demande. La demande précède la production. Ce
qui détermine la productivité agricole ce nest
pas que la fertilité du sol. Les producteurs ne
peuvent pas manger de manière infinie. La demande
alimentaire détermine la production. Quest ce
qui détermine le niveau de cette demande ? ? La
division de la propriété foncière (la répartition
de la propriété du sol). ? Le commerce intérieur
et extérieur. ? Lentretien du consommateur
improductif Le facteur déterminant cest la
demande.
http//ensd1.hautetfort.com/media/02/00/917223916.
pdf
68
L'analyse de Malthus connaît un regain
d'actualité au XXe siècle quand les pays en
développement entrent dans la première phase de
leur transition démographique. Le concept de
trappe malthusienne est alors développé par
l'économiste Harvey Leibenstein dans les années
50 la croissance de la population bute sur la
contrainte des subsistances dans les pays les
moins avancés, qui ne parviennent pas, la ration
alimentaire étant trop faible, à sortir du
sous-développement en raison d'une épargne et
d'une productivité du travail insuffisantes. Este
r Boserup lui oppose la thèse de la "pression
créatrice", où la forte densité de population
joue un rôle majeur dans le progrès technique
69
Lactualité du malthusianisme La croissance de
la population mondiale devrait conduire à une
recrudescence des tensions politiques et
sociales, voire des guerres en raison de la
montée des prix des matières premières
70
Index 10 ( ( log10(01) log10(02)
log10(CC / 22.046) log10(HG) log10(C2)
log10(06) log10((30 1.2) 10)
log10(LH 100) log10(09) log10(10)
log10(11) log10(12 100) log10(13)
log10(BO) log10(57 100) log10(LC
100) log10(17 100) log10(18)
log10(54 - 40) log10( (MW KW) / 2 )
log10(22) log10(23) 2.99087 ) / 22 )
01 Burlap 02 Butter CC Cocoa HG Copper
Scrap C2 Corn 06 Cotton 30 Hides LH Hogs
09 Lard 10 Lead Scrap 11 Print Cloth 12
Rosin 13 Rubber BO Soybean Oil 57 Steel
Scrap LC Steers 17 Sugar 18 Tallow 54 Tin
MW Minneapolis Wheat KW Kansas City Wheat 22
Wool 23 Zinc
71
(No Transcript)
72
Ce que perçoit Mathus cest la transition
démographique sans bien se rendre compte quil
sagit dune transition et non pas dun état
stable dexplosion démographique
73
La version dynamique de la loi de population
Selon ce schéma la société évoluerait entre
périodes de prospérité et périodes de misère avec
une régulation  naturelle  Par les guerres,
les famines et les épidémies qui rétablissent la
dynamique de population en dessous de la
dynamique productive des biens de consommation.
74
Le printemps arabe peut être perçu comme une
manifestation de ces mécanismes où une population
jeune nombreuse indiquant une dynamique
démographique fait face à la montée du prix des
matières premières conduit à des explosions
sociales. Beaucoup dautres facteurs entrent en
lignes de compte, facteurs politiques
vieillissement des élites, etc. Néanmoins on
peut reconnaître un facteur déclenchant dans
lexplication malthusienne, la hausse des prix
des denrées alimentaires La révolution
française elle-même répond à certains de ces
mécanismes avec les mauvaises récoltes de 1788.
Si des mécanismes du type des crise dancien
régime, des crises en lien avec les facteurs
doffre, des crises de sous-production
apparaissent régulièrement. La caractérisation
principale des économies développée nen demeure
pas moins les crises de surproduction. Maltus ce
place dailleurs du côté de la demande pour
expliquer les conditions de loffre. Jusquà
présent aucune crise en lien avec des facteurs
doffre (choc pétroliers, hausse du prix des
matières premières) na définitivement remis en
cause la dynamique daccumulation du Capitalisme.

75
Des menaces apparaissent, réchauffement
climatiques, rareté sur les matières premières
mais jusquà présent ces tensions ont donné lieu
soit à des changements de comportements soit
à des innovations technologiques qui ont permises
de surmontée ces difficultés. Les scénarios à la
Mad Max sont demeurés jusquà présent de la
science fiction Pour Malthus au nombre des
causes fondamentales nécessaires qui influent sur
la richesse des nations il faut incontestablement
mettre au premier rang celle qui ont un rapport
à la politique et à la morale De ce point de
vue, on peut parler déconomie chrétienne puisque
ici cest la théologie qui guide la morale.
LEssai sur la population a été critiqué par
Marx qui reprochait à louvrage de conforter la
bourgeoisie anglaise à sopposer à lamélioration
de la législation sociale.
76
Marx de linstabilité de courte à la crise à long
terme
La reproduction simple caractérise la situation
économique des pays occidentaux jusquau tournant
du XVIIIe siècle. En dépit dun progrès
séculaire dans lagriculture, celui-ci nentraîne
pas de modifications majeures du fonctionnement
de lactivité économique. Représenter le
fonctionnement de léconomie comme un perpétuel
recommencement peut donc apparaître comme
raisonnable. Cest la reproduction simple, ou
lépargne accumulée dans le cycle de production
précédent sert juste à financer lamortissement
du capital. Il ny a pas daccumulation
supplémentaire mais reproduction simple. Avec la
première révolution industrielle, puis les
révolutions institutionnelles, le monde change
qualitativement. Léconomie dégage un surplus
qui permet daccroitre rapidement les capacités
de production.
77
On entre dans lère de la croissance. Cest de
cette transformation que va rendre compte Marx à
travers la reproduction élargie et des
difficultés quelle
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