LES SYSTEMES DE MEMOIRE OU DE CONNAISSANCE A LONG TERME Conception des systmes de mmoire: des types - PowerPoint PPT Presentation

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LES SYSTEMES DE MEMOIRE OU DE CONNAISSANCE A LONG TERME Conception des systmes de mmoire: des types

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Conception des syst mes de m moire: des types de connaissance diff rents sont ... Chacun de ces diff rents syst mes aurait un objectif diff rent et op rerait ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: LES SYSTEMES DE MEMOIRE OU DE CONNAISSANCE A LONG TERME Conception des systmes de mmoire: des types


1
LES SYSTEMES DE MEMOIRE OU DE CONNAISSANCE A LONG
TERME Conception des systèmes de mémoire des
types de connaissance différents sont stockés
dans des systèmes séparés Chacun de ces
différents systèmes aurait un objectif différent
et opérerait suivant des principes différentsLa
combinaison de ces systèmes fait ce que l'on
appelle la mémoireIls sont distincts mais pas
nécessairement indépendants
2
1. Connaissance (ou mémoire) sémantique et
épisodique.Distinction a été proposée par
TulvingCe sont deux formes de mémoire à long
termeAvant Tulving, ces deux formes de mémoire
avaient été considérées pendant longtemps de
manière indifférenciée comme étant de la mémoire
déclarative, explicite, ce qu'en effet elles sont
3
La mémoire sémantique se réfère à notre mémoire
décontextualisée des faits qui concernent des
entités et les relations entre entités, par
exemple que la rose est une fleur et qu'elle a
des pétalesElle comprendrait notre connaissance
du langage, c'est-à-dire des mots et des autres
symboles verbaux, de leurs référents et de leur
signification, des relations entre eux, des
règles, formules et algorithmes pour la
manipulation de ces symboles, des idées
abstraites ou concepts et des relations entre
concepts
4
  • Par contre, la mémoire épisodique se réfère à la
    connaissance d'épisodes et d'événements qui
    peuvent être datés, donc caractérisés par leur
    occurrence temporelle, et des relations entre
    événements
  • Ainsi, le souvenir d'une leçon de botanique où on
    m'aurait appris que les fleurs ont des pétales
    ferait partie de la mémoire épisodique
  • Evidemment, la mémoire épisodique a en général un
    caractère autobiographique, elle est importante
    pour la reconnaissance du passé, des gens et des
    lieux rencontrés
  • Cest à la mémoire épisodique que nous faisons
    appel lorsque nous nous rappelons la dernière
    fois que nous avons roulé à vélo
  • Cette forme de mémoire peut comprendre une
    importante composante imagée

5
Les mémoires sémantique et épisodique
différeraient non seulement par leurs contenus
mais aussi par leur susceptibilité à l'oubliLa
mémoire épisodique est en effet hautement
influençable par les changementsEn outre, elle
a une structure formelle beaucoup moins cohérente
et organisée que la mémoire sémantique
6
Toute notre connaissance acquise est dérivée
dévénements, de telle sorte que le rappel de la
signification disons dun mot peut entraîner le
rappel de lexpérience via laquelle sa
signification a été acquiseAvec le temps, la
signification du mot devient plus clairement
quelque chose qui relève exclusivement de la
mémoire sémantique, car nous ne nous souvenons
plus des conditions dans lesquelles nous lavons
appriseLa connaissance du monde se sépare de la
connaissance des événements personnels qui lui
ont donné naissance, permettant ainsi de réaliser
une économie de stockage importante
7
Pour Tulving, la mémoire épisodique est
relativement tardive dans l'évolution biologique
de l'espèce humaine (probablement limitée à notre
espèce) et dans le développement de
l'individu   The remembering of previous
experiences as experienced" a une tonalité
éminemment affective En revanche, la mémoire
sémantique serait présente aussi chez les autres
animaux permet d'acquérir et d'utiliser, au
présent, de la connaissance sur le monde, sans
référence au passéLa mémoire sémantique n'a pas
de caractère affectif
8
Les mémoires épisodique et sémantique seraient
amples et complexes, sensibles aux influences
multimodales et accessibles de manière flexible,
y compris par l'introspectionS'expriment
symboliquement et dépendent de l'intégrité du
lobe temporal médian et des structures du
diencéphaleLes différences sont tout aussi
remarquables la mémoire épisodique est le
"remembering" ou "recollection", un "mental
travel through subjective time", est
"self-knowing awareness" (conscience
"autonoétique"), alors que la mémoire sémantique
est "knowing awareness" (conscience "noétique")
et s'exprime par un sentiment de familiarité
9
La récupération de la connaissance épisodique
dépendrait surtout du cortex préfrontal droit
tandis que la récupération de la connaissance
sémantique dépendrait surtout du lobe frontal
gauche et des régions temporales Limpression
clinique laissée par lexamen de patients
amnésiques est que leur connaissance épisodique,
y compris des événements antérieurs à la perte de
mémoire, est très fortement perturbée, tandis que
leur connaissance sémantique le serait beaucoup
moinsCertaines études de reconnaissance ne
corroborent pas cette impression. Les
connaissances sémantiques sont, elles aussi,
perturbées, et ceci dautant plus que le moment
dacquisition de ces connaissances se rapproche
du moment dinstallation de lamnésie
10
PZ, professeur universitaire (Butters et Brandt,
1985) Ses habitudes alcooliques ont provoqué un
syndrome de Korsakoff, dont un des symptômes est
lamnésieAutobiographie connaissance de sa
carrière ont permis de vérifier la précision de
ses souvenirsPour les souvenirs de sa propre
vie courbe habituelle damnésie rétrogradeMais
sa connaissance des scientifiques de sa
discipline était affectée et dautant plus quils
étaient récents par rapport à son amnésie Ce cas
ne permet donc pas de soutenir lhypothèse de
deux systèmes séparés il pourrait sagir
dexpressions différentes dun même système
11
(No Transcript)
12
Cependant, données à la fois expérimentale et
neuropsychologique en faveur de deux systèmes
distinctsGardiner (1988) a manipulé le type de
traitement (associations sémantiques versus
jugement phonologique sur la rime) des mots
pendant la phase d'apprentissage de ce
matérielRésultats le type de traitement
n'influençait que les réponses jugées "remembered"
13
Autre expérience, sur l'effet de génération (le
fait que l'on se rappelle mieux les items qu'on a
soi-même générés que ceux que l'on a lus ou
entendus) gt effet de génération pour les
réponses "remembered , qui diminuait avec
l'intervalle de temps entre la première phase et
le rappel, alors que lintervalle n'affectait pas
les réponses "known"Dissociation entre "known"
et "remembered  aussi observée en comparant
amnésiques à sujets de contrôleTandis que chez
ceux-ci il y a une différence entre les deux
types de réponse, qui diminue avec l'intervalle,
chez les amnésiques il n'y en a pas
14
K.C. (Tulving, 1989) exemple clair de
dissociationA 30 ans accident de moto, devenu
incapable de se rappeler des événements quels
qu'ils soient ne connaissait pas son passé et ne
pouvait pas non plus anticiper l'avenir, savait
jouer aux échecs mais ne pouvait se rappeler
aucun match précis qu'il avait joué savait que
sa famille avait une maison de campagne et où
elle était située mais ne pouvait se rappeler
aucun des week-ends qu'il y avait passés savait
qu'il avait une voiture mais ne pouvait se
rappeler aucun voyage qu'il avait fait à bord de
sa voiture
15
2. Connaissance déclarative et procédurale.Disti
nction entre connaître quoi et connaître comment
(Ryle, 1949) Savoir qu'un vélo est un véhicule à
deux roues ou quon a roulé à vélo hier fait
partie de la connaissance déclarative, mais
savoir comment rouler à vélo fait partie de la
connaissance procédurale Recouvre largement la
distinction entre connaissance explicite et
implicite je sais ce quest un vélo mais très
peu sur les procédures que j'utilise pour rester
en équilibre sur lui néanmoins, certaines
connaissances procédurales peuvent être
conscientes (où pousser pour faire fonctionner un
appareil), d'autres deviennent implicites, ou
dispensent une récupération consciente, après
avoir été explicites (jouer un instrument de
musique)
16
Les patients amnésiques fournissent la meilleure
démonstration de la séparation fonctionnelle
entre la mémoire déclarative et la mémoire
procéduraleLes patients amnésiques ont en
général une bonne mémoire immédiate mais sont
pratiquement incapables dapprendre de manière
intentionnellePourtant, ils peuvent acquérir
des habiletés, alors quils sont incapables
dexprimer quoi que soit au sujet de ces
habiletés sous une forme déclarative et de se
rappeler quils avaient déjà été placés dans le
même type de situations
17
Nissen et Bullemer (1997) ont comparé des
amnésiques et des normaux dans une tâche de TR
sériel utilisant des séquences de 4 positions
spatiales éclairéesLes deux groupes ont appris
ces séquences (diminution du temps de réaction
le fait que, si les séquences étaient changées,
le temps de réaction remontait)Ce patron normal
de résultats a été observé chez les amnésiques
malgré leur incapacité à expliciter de manière
déclarative une connaissance à propos de la
régularité des séquences
18
(No Transcript)
19
Reber et Squire (1998) les amnésiques étaient
entraînés sur une séquence pendant 1200 essais,
tandis que les normaux ne recevaient aucun
entraînement mais devaient mémoriser la séquence
pendant 60 essais Résultats ensuite, les
normaux ont répondu mieux que les amnésiques à
des questions sur les séquences, tandis que les
amnésiques ont révélé une meilleure connaissance
non déclarative (TRs plus courts)
20
Cas célèbre HM, un jeune homme qui a subi en
1953 une lobectomie temporale bilatérale dans le
but de contrôler ses crises épileptiques. Le but
thérapeutique a été atteint, mais le patient est
devenu amnésiqueToujours vivant, il est
incapable de se rappeler quoi que ce soit de sa
vie ou des événements mondiaux des 50 dernières
années. En 1986 il croyait quil vivait toujours
avec sa mère, alors quelle était décédée en
1977. Il dit Chaque jour est unique, quelles que
soient la joie ou la peine que jai éprouvées.
Or, HM a montré une amélioration très importante
de sa performance à une tâche de dessin en
miroir, malgré son impression dy être soumis à
chaque fois pour la première fois
21
(No Transcript)
22
Le néostriatum semble être impliqué dans les
tâches de mémoire non déclarativeAinsi, les
malades de Parkinson et de Hutchinson, qui ont
une atteinte striatale, sont affectés dans
l'acquisition d'habiletés perceptivo-motrices
L'imagerie cérébrale a permis de révéler le
rôle du néostriatum notamment dans les tâches de
TR sériel
23
3. Connaissance explicite et implicite.Implicite
connaissance montrée de manière indirecte, soit
quon ne la demande pas dans la tâche, soit que
lon est incapable de sy référer de manière
intentionnelleJacoby et Dallas (1981) Phase
1 apprendre une liste de mots familiers en
répondant, pour chacun des mots, à une question
(sur des caractéristiques graphémiques (un L?),
phonologiques (rime?) ou sémantiques (meuble?)
Phase 2 tests de reconnaissance oui/non et
d'identification d'un mot présenté pendant 35 ms
Résultats identification (mémoire implicite)
pas affectée par type de traitement de la phase
1, mais reconnaissance passait de 50 (hasard) en
graphémique à 70 en phonologique et presque 100
sémantique
24
La mémoire explicite, mesurée par exemple par des
tests de rappel, est la seule qui se développe,
montrant une amélioration remarquable entre 3 et
20 ansEn revanche, la reconnaissance de dessins
dégradés représentant des objets qui avaient été
présentés au préalable, montre une performance
stable au travers des âges (Perruchet, Frazier
Lautrey, 1995 Meulemens, Van der Linden
Perruchet, 1998) Le même phénomène se vérifie
lorsqu'on regarde les effets du vieillissement
cognitif
25
Tulving et al. (1982) apprendre des listes de
mots rares plurisyllabiques tels que tobogan 1
heure ou 1 semaine après, deux types de tests de
mémoire reconnaissance oui-non et complétion de
fragments (mots incomplets tels que _O_O_A_ pour
remplissage des blancs) qui testait la mémoire
implicite gt effet de repetition
primingComment peut-on savoir quil ne
sagissait pas dun accès conscient plus facile
aux mots préalablement étudiés?Puisque chaque
cible était testée dans les 2 tâches, on a pu
calculer la probabilité de performance correcte
dans chaque tâche et on a constaté quil y avait
indépendance stochastique entre ces
performancesCes tâches mesuraient donc
différentes formes de mémoire
26
Indications électro-physiologiques de la présence
de connaissances implicitesVerfaellie et al
(1991) réactions de TR, un patient amnésique, à
un test de reconnaissance présenté après
lapprentissage dune liste de motsLa réponse
électrodermale (changement de conductance de la
peau) était augmentée autant chez TR que chez des
sujets de contrôle, lors de la présentation dune
cible par rapport à celle dun distracteur, alors
que la performance de reconnaissance était bien
plus faible chez TR
27
Reconnaissance et rappel affectés et effet de
priming intact fréquent chez amnésiques (Graf et
al., 1984)
28
Chez E.P., l'effet était très clair puisque sa
performance de reconnaissance était tout à fait
perturbée (Hamman Squire, 1997)E.P. a subi un
dommage bilatéral complet du lobe temporal médian
suite à une encéphalite herpétique. Performance
normale à 2 tests de priming (identification
perceptive de mots et complétion de fragments)
mais au niveau du hasard à 2 tests de
reconnaissance (choix forcé et oui/non). Donc,
incapable d'utiliser l'information obtenue via le
priming pour améliorer la reconnaissance
29
(No Transcript)
30
Autres phénomènes de connaissance implicite
Cryptomnésie la personne rapporte des
informations quelle ne pense pas avoir
stockéesBrown et Murphy (1989) ont demandé à un
groupe de 4 sujets de nommer, lun après lautre,
un item pour certaines catégories plus tard, ils
leur ont demandé de rappeler les items quils
avaient eux-mêmes fournis plus des nouveaux
itemsgt plagiat des réponses des autres
sujets, alors quils sujets avaient reçu comme
instruction de ne pas le faire Le plagiat était
plus fréquent par rapport aux sujets qui avaient
répondu immédiatement avant
31
Afin de déterminer si la mémoire explicite et
implicite constituent des systèmes de mémoire
distincts, il faut vérifier si elles sont
affectées différemment par les mêmes variables
expérimentales (principe de double
dissociation)Tulving et al. la reconnaissance
se détériorait après 1 semaine, alors que leffet
de répétition restait constantEn général, les
phénomènes de mémoire implicite sont peu affectés
par le décours temporel
32
(No Transcript)
33
Effets de répétition jusquà 16 mois (Sloman et
al., 1988) Kolers dans l'entraînement à la
lecture de textes dont la présentation comporte
des transformations par rapport à la présentation
habituelle Altman dans l'entraînement à la
reconnaissance de la parole présentée de manière
accélérée
34
Une tâche secondaire pendant lapprentissage
affecte la reconnaissance mais pas leffet de
mémoire impliciteLa représentation implicite se
formerait donc de manière automatique, au
contraire de la représentation explicite Dans
ce contexte, on peut signaler que la scopolamine,
une substance quinhibe les activités de mémoire
conscientes telles que le rappel, na pas deffet
sur leffet de facilitation en complétion
35
Patron de résultats opposé (la variable
expérimentale affecte la mémoire implicite mais
pas la mémoire explicite) dans la situation
didentification perceptive de Jacoby et Dallas
(1981) En présentation très brève,
lidentification saméliore avec le nombre de
répétitionsCet effet est réduit si les
différentes occurrences du même item se font dans
des modalités sensorielles différentes, alors que
le changement de modalité na pas deffet
lorsquon teste la mémoire expliciteDautres
expériences ont révélé que leffet de
facilitation en complétion est réduit par les
changements de modalité, contrairement à la
reconnaissance consciente
36
Question du niveau de traitement générateur des
représentations implicitesReprésentations data
driven (résultent dun traitement perceptif
essentiellement bottom-up, très peu ou pas du
tout influencé par les connaissances plus
générales) et représentations conceptually
driven (résultent de lintervention
prépondérante des connaissances centrales,
conceptuelles, sémantiques, dans lencodage des
stimuli) On pourrait caractériser les
représentations implicites comme essentiellement
perceptives, et les explicites comme résultant
dune élaboration plus profonde (Schachter et ses
collègues)
37
(No Transcript)
38
Etude de dessins dobjets (1/2 possibles, 1/2
impossibles) Mémoire explicite reconnaissance
oui-non implicite tâche de décision dobjet
(dire si le dessin, exposé pendant 50 msec,
représentait un objet possible)Meilleure
performance en décision dobjet pour les dessins
vus pendant lapprentissage par rapport aux
non-vus constituerait une indication de mémoire
implicite Résultats 1. Effet de facilitation
uniquement pour les possibles 2. Effet que si
lapprentissage exigeait lappréciation de la
structure 3D (par opposition à se concentrer sur
traits bidimensionnels nombre de verticaux ou
horizontaux)3. Leffet de facilitation était
réduit par les tentatives des sujets de faire des
descriptions sémantiques des objets4. Leffet de
facilitation était maintenu chez les amnésiques
39
Schachter les représentations implicites à
luvre dans ce type de tâche font partie dun
système de représentation perceptif (PRS) dont le
rôle est délaborer une description structurale
des objetsAinsi, il ny aurait pas deffet pour
les objets impossibles parce quils nont pas une
structure cohérenteDe même, lattention aux
traits bidimensionnels ne permettrait pas
dactiver une description structuraleQuant aux
propriétés sémantiques, elles ne seraient pas
encore représentées à ce niveau de traitement
40
Cependant, dautres études ont montré des effets
de facilitation de linformation
sémantiqueGardner et al. (1974) ont présenté à
des patients de Korsakoff des exemplaires
inhabituels de catégories (par exemple, fruit -
mangue). Alors que leur rappel subséquent de
ces mots était très pauvre, les patients avaient
tendance, dans une tâche de fluence verbale, à
produire à ces mots. Milberg et al. (1988) des
patients amnésiques peuvent apprendre des
formules mathématiques
41
On pourrait distinguer 2 types de priming
perceptif (peu affecté par le traitement
sémantique et dépendant ou spécifique de la
modalité de présentation) et conceptuel (le
patron de résultats opposé) Le priming visuel
de la tâche de complétion de fragments
s'accompagne de diminution du flux sanguin dans
certaines régions du cortex visuel (Squire et
al., 1992). Il serait donc dépendant d'un système
de représentations perceptives incluant des
régions postérieures impliquées dans l'analyse
perceptive (cf. Schachter). Par contre, le
priming conceptuel s'accompagne de diminution du
flux dans des régions du cortex frontal inférieur
gauche soccupant du traitement sémantique
42
Il faut aussi distinguer entre le priming et
l'apprentissage d'habiletés (skill
learning)Chez les patients Alzheimer, le
priming de complétion de fragments est affecté
mais il y a apprentissage normal d'habiletés
motrices, tandis que chez les malades
d'Huntington c'est l'inverse qui se produit
(Salmon Butters, 1995)
43
La notion de systèmes séparés nest pas soutenue
par tousRoediger (1990) question de
concordance ou non entre les processus de
récupération induits par le test et les
opérations dencodage qui ont lieu pendant
lapprentissage. La mémoire explicite dun
événement antérieur naurait lieu que lorsquil y
a suffisamment de recouvrement (transfert
approprié) entre les 2 processusLa
dissociation entre mémoire implicite et explicite
peut aussi être interprétée en termes de
dissociation (cf. Mandler) entre processus
d'élaboration (permettant de mettre en relation
ou en association différents items, comme en
reconnaissance) et d'intégration (permettant de
mettre ensemble différents aspects d'un même
item, comme en complétion de fragments)
44
L'apprentissage implicite peut en tout cas
concerner des structures hautement abstraites
Knowlton et Squire (1993) des amnésiques sont
capables de classer des items suivant des
catégories apprises, malgré leur déficit sévère
de reconnaissanceDans le même ordre d'idées, des
normaux auxquels on présente des patrons
aléatoires de points qui sont des distorsions
d'un patron prototypique ou central non présenté
tendent à le reconnaître comme ayant été présenté
et peuvent discriminer de nouvelles distorsions
de celui-ci d'autres patrons qui n'en dérivent
pas (Posner et Keele, 1968). Ceci en l'absence de
toute connaissance déclarative. Donc, la
connaissance de type catégoriel peut être acquise
sans passer par un "stade" déclaratif
45
(No Transcript)
46
Le format des représentations de connaissanceLa
connaissance peut être codée de manière
analogique ou imagée, ou au contraire
propositionnelle ou verbalisée
47
Les représentations analogiques sont des images
retenant certaines caractéristiques spécifiques
de la modalité sensorielle d'origine. Elles
peuvent donc être visuelles, auditives,
olfactives, gustatives, tactiles, kinétiques,
proprioceptives
48
Les représentations propositionnelles sont
abstraites peuvent représenter l'information
obtenue à travers n'importe quelle modalité
sensorielle sous une forme identique
Représentent des concepts et des relations entre
concepts sous une forme qui n'est pas spécifique
à une langue particulièreConstituent donc un
code fondamental, universel, amodal, le
"mentalais" ("mentalese")Utiliseraient les
règles d'un système logique appelé le calcul de
prédicats ( prédicats  relations ou les liens
entre entités, ces entités étant les "arguments"
des prédicats)
49
 Les étudiants sont dans lauditoire DANS
(ETUDIANTS, AUDITOIRE) FERMER
(AUDITOIRE)Utilisées dans la description de
réseaux sémantiques (cf. Collins Quillian, 1969)
50
La connaissance des significations serait
représentée en mémoire sous une forme
propositionnellegt analyse propositionnelle
51
 Les USA ont envoyé un signe menaçant à lIran,
qui ne veut pas céder sur le nucléaire ENVOYE
R (USA, SIGNE, IRAN, PASSE) MENACANT (SIGNE)
VOULOIR CEDER (IRAN, SUR LE NUCLEAIRE,
NEGATION)On peut exprimer ces mêmes assertions
par dautres phrases, la signification restant la
même
52
Est-ce que notre système mental réalise une
analyse propositionnelle des phrases que nous
écoutons ou lisons?Garrett, Fodor Bever
(1966) technique des clics sur des phrasesIn
her hope of marrying Anna was surely
impracticalYour hope of marrying Ana was sure
impractical(clic sur Anna)
53
Mémoire immédiateCaplan (1972)(1) whenever
one telephones at night, rates are lower (2)
make your calls after 6, because night rates are
lowerTâche décider le plus rapidement
possible si le mot night, présenté après la
phrase, y était contenu ou pas
54
Walker, Gourgh et Wall (1968)phrases suivies
par des stimuli test constitués de deux
motstâche dire le plus vite possible si oui ou
non tous les deux mots avaient fait partie de la
phrasethe scouts the indians saw killed a
bufalloscouts-killed vs indians-killed
55
La forme superficielle des phrases et des
propositions tend à être oubliée en détriment de
la signification sous-jacenteBransford et
Franks (1971) étudier 12 phrases, parmi
lesquelles les suivantesLes fourmis ont mangé
la gelée sucrée qui était sur la tableLe rocher
a dégringolé de la montagne et a écrasé la petite
hutteLes fourmis dans la cuisine ont mangé la
geléeLe rocher a dégringolé de la montagne et a
écrasé la hutte à coté du boisLes fourmis dans
la cuisine ont mangé la gelée qui était sur la
tableLa petite hutte était à coté du boisLa
gelée était sucrée
56
Deux ensembles de 4 propositions sous-jacentes
MANGER (FOURMIS,GELEE,PASSE), SUCREE (GELEE), SUR
(GELEE,TABLE,PASSE), DANS (FOURMIS,CUISINE,PASSE)
DEGRINGOLER (ROCHER,MONTAGNE,PASSE), ECRASER
(ROCHER,HUTTE,PASSE), A COTE DE
(HUTTE,BOIS,PASSE), PETITE (HUTTE)
57
Après l'étude de la séquence de 12 phrases, les
sujets recevaient des phrases déjà présentées
(par exemple Les fourmis dans la cuisine ont
mangé la gelée), des phrases nouvelles qui
n'ajoutaient pas d'information nouvelle (par
exemple Les fourmis ont mangé la gelée sucrée),
et des phrases nouvelles incompatibles avec
l'information ancienne (par exemple Les fourmis
ont mangé la gelée à côté du bois)
58
Les sujets étaient sûrs de ne pas avoir reçu les
phrases  nouvelles incompatibles , mais ils
acceptaient les deux autres autant l'une que
l'autreEn outre, ils n'étaient pas plus sûrs
davantage d'avoir reçu les phrases anciennes que
les  nouvelles compatibles  La phrase non
présentée qui contenait les 4 propositions
sous-jacentes ( Les fourmis dans la cuisine ont
mangé la gelée sucrée qui était sur la table )
était reconnue comme ayant été présentée sous
cette forme avec une très haute probabilité
59
Chaque proposition est représentée par une
ellipse et connectée par des flèches à son
prédicat et à ses argumentsProposition,
prédicat et arguments constituent les nuds du
réseau, et les flèches constituent les connexions
60
De nouvelles phrases, ou plus exactement leurs
significations sous-jacentes, peuvent être
rattachées à un réseau existant, les entités
changeant éventuellement de rôle (par exemple,
objet devenant agent, concept devenant mot, ajout
dune autre instance du même concept, etc) La
distinction entre instance et classe doit être
explicitée dans le réseau on peut créer des
nouveaux nuds pour les différentes instances,
ces nuds étant eux-mêmes rattachés à un nud
central par le prédicat "est un"
61
La présentation en réseau peut permettre de tenir
compte des résultats qui montrent que les sujets
ne font plus la distinction, en mémoire à long
terme, entre les propositions effectivement
présentées et celles qui ne lont pas étéAu
moment de la récupération en mémoire, le sujet se
référerait à la connaissance stockée dans le
réseau, quelle que soit son origine (réelle ou
inférée)
62
Problème de lincorporation dinférences dans la
compréhension et lencodage des phrases en
mémoireConnaissances générales et croyances
Winograd (1972) (1) the city council refused
the women a parade permit because they feared
violence (2) the city council refused the
women a parade permit because they advocated
violence
63
Offir (1973)Condition A (1) Mr. Smith ordered
the coffee (2) The coffee was ordered by Mr.
SmithCondition B (3) It was Mr. Smith who
ordered the coffee (4) It was the coffee that
Mr. Smith ordered(3) répond à la who ordered
the coffee? présuppose que quelquun a commandé
du café et spécifie qui(4) utilisée pour
répondre à what did Mr. Smith order?
présuppose que Mr. Smith a commandé quelque chose
et affirme que ce quil a commandé était du
café(3) et (4) ont des présuppositions
différentes et auraient lieu dans des
circonstances différentes, en tant que réponses à
des questions différentes par contre, (1) et (2)
ne diffèrent pas dans leurs présuppositions
64
Offir a utilisé un test de reconnaissance et
trouvé que ses sujets ne savaient plus très bien
si on leur avait présenté (1) ou (2), mais quils
étaient très bons pour dire sils avaient entendu
(3) ou (4)Ces deux dernières phrases nétaient
pas confondues lune avec lautreCeci suggère
que linformation dérivée des présuppositions des
phrases, cest-à-dire sur la situation probable
dans laquelle la phrase aurait eu lieu, a un
effet sur la façon dont la phrase est représentée
dans la mémoire de lauditeur
65
Lorganisation de la connaissance
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