Un pluriliguisme pragmatique face au mythe de l'anglais lingua franca de l'enseignement suprieur - PowerPoint PPT Presentation

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Un pluriliguisme pragmatique face au mythe de l'anglais lingua franca de l'enseignement suprieur

Description:

Le master en management UNIL-HEC: tous les cours obligatoires sont en anglais ... mais de montrer comment il peut tr s bien s'int grer dans un enseignement ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: Un pluriliguisme pragmatique face au mythe de l'anglais lingua franca de l'enseignement suprieur


1
"Un pluriliguisme pragmatique face au mythe de
l'anglais lingua franca de l'enseignement
supérieur"
  • Colloque  Les enjeux du plurilinguisme pour la
    construction des savoirs 
  • Jean-Claude Usunier, Université de Lausanne (HEC)
  • Jeudi 12 et Vendredi 13 novembre 2009, ASSH,
    Zentrum Plaul Klee, Berne

2
Le master en management à UNIL-HEC tous les
cours obligatoires sont en anglais
  • 2005-2006 je négocie un sursis et continue mon
    cours (marketing international) en français avec
    des cas en anglais et une proposition de soutien
    aux 3 étudiantes (sur 60 une Iranienne, une
    Brésilienne et une Polonaise).
  • Les supports du cours sont en français et en
    anglais et joffre de répondre aux questions en
    anglais. La donnée dexamen est en français et en
    anglais. Les étudiants peuvent composer dans la
    langue de leur choix.
  • 2006-2007 devant le désaccord persistant entre
    le Rectorat (qui veut des masters bilingues avec
    cours obligatoires offerts en français également)
    et le Décanat dHEC (qui veut des masters tout en
    anglais en tolérant une exception sur les cours
    optionnels), joffre un cours bilingue.
  • 2007-2008 et 2009-2010 renonciation au cours
    bilingue en faveur dun cours tout en anglais
    (pas très gênant puisque mon livre de base est en
    anglais).

3
5 Major Exporters of ES (Educational Services),
US million and as a of total exports in
Services
Source Larsen et al. (2002) OECD/CERI (2002),
et Csend
4
Une solution monolingue radicale sous-tend
implicitement les mécanismes en cours de
marchandisation de l'enseignement supérieur
  • GATS (AGCS) General Agreement on Trade in
    Services de 1995 (accord WTO/OMC)
  • Lenseignement (Educational Services) fait partie
    des services visés. Il ny a pas de distinction
    claire entre service privé et service public.
    Lenseignement supérieur est directement
    concerné.
  • La langue nest pas prise en compte. Elle
    nexiste pas a priori mais réapparaît
    potentiellement en tant que restriction déguisée
    au commerce dès quun Etat impose sa langue
    locale dans différents niveaux denseignement, ou
    subventionne ses acteurs locaux (y compris
    publics) de manière discriminatoire.
  • A terme les acteurs anglophones du marché global
    de lenseigne-ment (y compris supérieur)
    simposeront en demandant les mêmes ressources et
    subsides publics que les acteurs locaux pour des
    programmes en anglais.
  • Le processus est très lent, mais inévitable. Il
    sappuie sur le mythe de langlais, lingua franca
    de lenseignement supérieur.

5
Le mythe de langlais lingua franca de
lenseignement supérieur (1)
  • Langlais serait un véhicule de communication
    idéale, un incomparable instrument de
    transmission des connaissances dans un monde
    global. Il permettrait à des étudiants
    parfaitement mobiles de venir étudier partout
    dans des formats entièrement transmissibles.
  • FAUX beaucoup de nos étudiants étrangers
    anglophones comprennent mal langlais, le
    parlent encore plus mal, et sexpriment de façon
    parfois incompréhensible par écrit. La correction
    des examens suppose parfois de déchiffrer à deux
    correcteurs ce qua bien pu vouloir dire
    létudiant(e).
  • Le fait de partager une langue (ou plusieurs)
    entre enseignant et enseignés est une condition
    sine-qua-non dune bonne transmission des
    connaissances. Une mauvaise appropriation du
    savoir peut aboutir à léchec dun(e)
    étudiant(e).

6
Le mythe de langlais lingua franca de
lenseignement supérieur (2)
  • Langlais est la langue de la recherche, donc de
    la connaissance. Le savoir DOIT être transmis
    dans SA langue.
  • FAUX-1 (argument théorique) la connaissance est
    au minimum  contextualisée  par lemploi dun
    idiome. Linfluence va en fait bien plus loin
    (cf. hypothèse Whorf-Sapir). La connaissance est
    au moins en partie language-bound et non pas
    language-free.
  • FAUX-2 (argument positif) dans de nombreux
    domaines (le droit en particulier), dautres
    langues, en particulier lallemand, le français,
    et litalien, restent des langues de création et
    de transmission de savoir à part entière. La
    solution  tout en anglais  qui se se dessine
    pour le management et les sciences de lingénieur
    ne doit pas être imposée.
  • FAUX-3 (argument pragmatique) dans un monde
    global, lemploi de langlais comme instrument
    unique de création et de communication de savoir,
    va résulter en une perte de sens forte, un
    amoindrissement de la qualité du savoir et une
    dégradation de la transmission des connaissances.

7
Le mythe de langlais lingua franca de
lenseignement supérieur (3) le plus
pernicieux, de loin.
  •  Il faut attirer les meilleurs étudiants du
    monde entier . Comme il est hors de question
    dimposer à ces talents exceptionnels venus
    dailleurs notre pauvre petit idiome local, la
    solution  tout en anglais  simpose.
  • Sous-entendu (à peine implicite en fait) les
    meilleurs sont ailleurs, les moins bons sont ici.
    Le manque de talents locaux est ressenti comme
    une grave menace pour la  compétitivité
    internationale .
  • Après quatre ans, mon impression est que nos
    candidats locaux (les  nuls  issus des
    Bachelors des universités suisses) sont très
    nettement meilleurs que nos recrues  géniales 
    (issues de partout ailleurs). En outre, presque
    aucun étudiant(e) nest réllement anglophone et
    une majorité dentre eux vient de pays dont
    lenseignement supérieur est de faible qualité
    (euphémisme).
  • Comme il fait beau  ailleurs , nos étudiant(e)s
    locaux sen vont massivement en échange en
    deuxième année de Master

8
Le  tout en anglais  une voie problématique
  • Saynète 1 Un professeur dHEC a invité un
    collègue de lEPFL qui donne un cours de deux
    heures avec des transparents en anglais. Tout le
    monde, en début de séance, étant francophone, il
    fait le cours en français. Quelques minutes plus
    tard, arrive, en retard, un étudiant qui savère
    non francophone. Le cours continue en anglais,
    nécessairement avec une communication moins
    claire. Pour un retardataire
  • Saynète 2 Un matin, je rencontre un jeune
    collègue professeur assistant. Je lui demande
    comment il va. Il mexplique quil na pas fermé
    lil de la nuit. Il a reçu des messages
    contradictoires sur la langue dans laquelle il
    devait enseigner son cours. Il doit préparer des
    transparents en anglais pour sa séance de 10H00,
    car le dernière instruction de la veille penche
    pour langlais

9
Le monolinguisme fondé sur langlaisUne
entreprise de déculturation à grande échelle
  • Ceux dont léducation sest faite dans les
    contextes linguistiques dEurope continentale,
    doivent oublier, gommer, amender, contenir,
    rééduquer ce qui fait le fonds de leur mode de
    pensée (mindset).
  • Ce qui nous est demandé est de désapprendre
    (unlearn) notre culture européenne pour nous
    américaniser, pour imposer un  one best way  à
    coups dawards, dexcellence, de stars, de
    ranking, etc. Alors même que nos cultures se
    méfients du vedettariat et respectent la
    diversité des voies personnelles.
  • Souligner que cela est réductionniste et
    simpliste est peu dire. Cest carrément brutal,
    stupide et discriminatoire. La connaissance de la
    langue locale, qui est normalement un avantage
    dans lemploi (pour lenseignant) et pous les
    études (pour les enseignés), devient un
    inconvénient, une marque de faible niveau (à
    linstar des étudiants francophones).

10
Des solutions pragmatiques plurilingues dans le
respect de la langue locale
  • La deuxième partie de la communication offre des
    solutions pragmatiques pour réintégrer l'anglais
    (qui reste complètement essentiel) aux langues
    locales (qui doivent rester un véhicule
    prédominant de transmission des savoirs)
  • Mon but est non pas d'adopter une position
    défensive face à l'anglais mais de montrer
    comment il peut très bien s'intégrer dans un
    enseignement plurilingue qui assume pleinement,
    en tant que ressource et non pas en tant que
    contrainte, la diversité linguistique du monde
    global.

11
Solutions plurilingues pragmatiques
  • Le règlement détudes (en langue locale pour des
    raisons légales, mais expliqué - inofficiellement
    en anglais),
  • le matériel pédagogique (cas, articles, exercices
    en anglais, avec discussion en langue locale et
    remise des travaux en langue locale ou en
    anglais)
  • les interactions apprenants-enseignant (questions
    dans une langue, réponses dans une autre,
    utilisation des compétences linguistiques du
    groupe)
  • le contrôle des connaissances (droit à composer
    en langue locale, même si la donnée dexamen est
    en anglais).

12
De toute façon la connaissance de la langue
locale reste un atout compétitif majeur, ce qui
se saura à terme
  • Lapprentissage en anglais détudiants
    non-anglophones dans des pays étrangers et
    non-anglophones (ex. La Suisse pour un Ouzbek) se
    fait souvent dans de mauvaises conditions de
    transmission des connaissance, de validation des
    savoirs, et dintégration au sein de
    linstitution denseignement et du pays de
    séjour.
  • Les analyses réalisées montreront à terme que la
    qualité des formations  mobiles ,
     Erasmus-isées , avec des groupes globaux
    complètement hétérogènes, nest pas à la hauteur
    des attentes créées par le mythe dune mobilité
    étudiante source de tous les avantages.
  • Les étudiant(e)s et (leurs parents) ont des
    contraintes budgétaires et apprécient
    luniversité publique de proximité qui restera
    inévitablement le modèle dominant de
    lenseignement supérieur global, avec un
    compromis pragmatique entre langue locale et
    anglais.
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