CH 1 LES FONDEMENTS THEORIQUES DES ECHANGES ET DES INVESTISSEMENTS INTERNATIONAUX - PowerPoint PPT Presentation

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CH 1 LES FONDEMENTS THEORIQUES DES ECHANGES ET DES INVESTISSEMENTS INTERNATIONAUX

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La th orie des avantages comparatifs de Ricardo montre que les pays ont int r t ... On traduit l'esprit de la d marche de Ricardo par la boutade suivante : un ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: CH 1 LES FONDEMENTS THEORIQUES DES ECHANGES ET DES INVESTISSEMENTS INTERNATIONAUX


1
CH 1 LES FONDEMENTS THEORIQUES DES ECHANGES ET
DES INVESTISSEMENTS INTERNATIONAUX
  • I LANALYSE TRADITIONNELLE DE LA SPECIALISATION
    INTERNATIONALE
  • 1.1 RICARDO ET LA THEORIE DES AVANTAGES
    COMPARATIFS
  • La théorie des avantages comparatifs de Ricardo
    montre que les pays ont intérêt à échanger dès
    lors que chacun se spécialise dans les
    productions où il possède des avantages de coûts
    relatifs (productivité du travail). On traduit
    lesprit de la démarche de Ricardo par la boutade
    suivante un médecin qui est meilleur jardinier
    que son jardinier a néanmoins intérêt à garder
    celui-ci, car il gagne plus, en consacrant une
    heure à la médecine, quen consacrant une heure
    au jardinage. On montrera ainsi que le gain dû à
    la spécialisation est assuré à partir du moment
    où léchelle des prix diffère dans les divers
    pays qui se spécialisent.
  • Critiques Faut-il considérer les avantages
    comparatifs comme un phénomène  naturel , avec
    lequel on ne peut que saccommoder, ou faut-il
    voir en eux le résultat (complexe) des choix
    passés et présents des Etats, choix qui ont pu
    porter sur léducation, la formation, la mise en
    place dinfrastructures et de secteurs dactivité
    aux multiples effets dentraînement, avec
    dimportantes externalités positives ? Tous ces
    facteurs sont aussi importants que la  nature 
    proprement dite. Les coûts comparatifs ne sont
    plus une variable explicative, mais une variable
    qui doit elle-même être expliquée.

2
I LANALYSE TRADITIONNELLE DE LA SPECIALISATION
INTERNATIONALE (suite)
  • 1.2 - LES DOTATIONS DE FACTEURS DETERMINANTS DES
    ECHANGES LE MODELE HOS (HECKSHER, OHLIN,
    SAMUELSON)
  • Pour ces trois auteurs, chaque pays a intérêt à
    se spécialiser dans les productions utilisant les
    facteurs (terre, travail, capital) quil possède
    en abondance par rapport à dautres pays, à
    exporter de telles productions, et à importer des
    biens et services  renfermant  des facteurs qui
    lui manquent. Les pays développés, riches en
    capital, en technologies avancées, en main
    duvre qualifiée, exporteront des produits
    élaborés. A linverse, les pays moins développés
    exporteront des marchandises incorporant leur
    facteur le plus abondant, le travail peu
    qualifié.
  • Au centre de lanalyse se trouve lidée de
    substitution du capital au travail (ou vice
    versa). Pour que cette substitution ne se
    poursuive pas jusquà ce que toute différence
    disparaisse entre les pays , le modèle HOS
    postule la fixité des facteurs de production (ou
    du moins leur insuffisante mobilité). Cest cette
    imperfection qui est à lorigine du commerce
    international.
  • Les analyses ricardienne et HOS ont leur  part
    de vérité , mais il faut les aménager en
    modifiant certaines de leurs hypothèses de base.
    La spécialisation internationale repose sur un
    avantage comparatif mais également sur la demande
    mondiale. Ces analyses traditionnelles doivent
    être renouvelées car la technologie se diffuse,
    les capitaux se transportent, les hommes
    émigrent.

3
II LE RENOUVELLEMENT DES THEORIES DU COMMERCE
INTERNATIONAL
  • 2.1 LA TECHNOLOGIE, FACTEUR DECHANGE
    INTERNATIONAL
  • 2.1.1 La thèse de lécart technologique
  • Posner en 1961 remarque que des pays à dotations
    relatives factorielles proches commercent
    néanmoins ensemble. Ceci apporte un démenti aux
    conclusions du modèle HOS et sexplique par
    linnovation.
  • En créant des procédés et/ou des produits
    nouveaux, certains pays peuvent devenir
    exportateurs, indépendamment de leurs avantages
    de dotations. Lavance technologique acquise dans
    un secteur confère un monopole dexportation pour
    les produits du secteur. Un commerce décart
    technologique naît si les consommateurs des pays
    étrangers expriment une demande pour les biens
    nouveaux, ce qui nécessite un certain délai. Il
    disparaît progressivement lorsque les producteurs
    des pays étrangers sengagent dans la fabrication
    des mêmes biens, ce qui demande aussi un certain
    délai. Dès que la nouvelle technologie est connue
    à létranger, une concurrence potentielle existe.
    Néanmoins, le monopole de linnovateur peut se
    maintenir si son avantage de coût est
    suffisamment net. Cet avantage peut être lié aux
    économies déchelle nées de lexistence dun
    vaste marché , le pays répondant seul à la
    demande interne ou externe.
  • Pour Krugman, le monopole technologique des pays
    développés est continuellement érodé par les
    transferts technologiques et ne peut être
    maintenu que par des innovations constantes dans
    de nouveaux produits.

4
2.1 LA TECHNOLOGIE, FACTEUR DECHANGE
INTERNATIONAL (suite)
  • 2.1.2 La concurrence internationale par
    linnovation
  • Pour apprécier le caractère explicatif de la
    thèse de lécart technologique, on peut mettre en
    relation lintensité en recherche/développement
    (R/D) par branche, avec un indice de performance
    à lexportation. Plusieurs études aux Etats-Unis
    ont montré que les branches industrielles les
    plus dynamiques à lexportation étaient celles
    qui embauchaient un nombre élevé de scientifiques
    et dingénieurs dans la R/D.
  • Lintensité de R/D suffit-elle à un pays pour lui
    garantir un excédent commercial ? Les Etats-Unis
    restent dans les années 1980 le pays qui investit
    le plus en dépenses de R/D (en niveau et en part
    de PNB). Ils connaissent cependant un déficit
    commercial industriel, y compris pour les
    produits de haute technologie.
  • Le niveau deffort technologique nest pas le
    seul élément à prendre en compte. Sa répartition
    sectorielle et sa capacité à se transformer en
    produits concurrentiels sont également à prendre
    en considération.

5
2.1 LA TECHNOLOGIE, FACTEUR DECHANGE
INTERNATIONAL (suite)
  • 2.1.3 La thèse du cycle du produit
  • Cette thèse formulée par Vernon (1966) prolonge
    la théorie de lécart technologique en analysant
    les causes de linnovation et les modalités de sa
    diffusion internationale. Pour Vernon la période
    dexistence dun produit peut être découpée en 4
    phases naissance, croissance, maturité, déclin
    (cf. Document 1, tableau 2.3).
  • Dans sa 1 ère phase, le produit est intensif en
    technologie puis son développement et sa
    production de masse nécessitent une forte
    intensité en capital (I) enfin les phases de
    maturité et de déclin correspondent à un produit
    banalisé, intensif en main duvre qualifiée et
    devenant peu à peu obsolète.
  • Chaque phase de la vie dun produit est associée
    à une phase déchange international (cf.
    graphiques du document 1).
  • La 1 ère phase du cycle nengendre pas de
    commerce international le produit est fabriqué
    et consommé dans le pays dorigine de
    linnovation.
  • Lors de la 2 ème phase, les exportations du pays
    innovateur vers ses partenaires développés
    apparaissent et se multiplient. Le produit se
    stabilise en termes technologiques les prix
    diminuant, le producteur va chercher à étendre
    son marché. La balance commerciale du pays
    innovateur, pour le nouveau produit , devient de
    plus en plus excédentaire celle des autres pays
    est fortement déficitaire.

6
2.1.3 La thèse du cycle du produit (suite)
  • Lors des 2 ème et 3 ème phase, les flux des
    échangent sinversent. Le pays innovateur devient
    importateur et les pays développés imitateurs
    deviennent exportateurs car le produit sest
    banalisé. La firme innovatrice labandonne
    progressivement pour se consacrer à de nouveaux
    produits la demande nationale devient saturée et
    la demande résiduelle est satisfaite par des
    importations, tandis que quune nouvelle demande
    pour des produits dune nouvelle génération
    apparaît. Le produit banalisé devient intensif en
    main duvre peu qualifiée et les coûts de
    production sont déterminants dans un marché
    globalisé et concurrentiel. Progressivement, la
    fabrication de ces produits va se délocaliser
    vers des pays en développement répondant à ces
    caractéristiques de coûts.
  • Le 1er tableau du document 2 montre que sur la
    période 1970-1985, le Japon et Singapour perdent
    leurs avantages comparatifs dans les produits
    intensifs en travail non qualifié, et les autres
    pays voient ces avantages régresser nettement.

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2.2 Echange international et économies déchelle
  • Des économies déchelle apparaissent lorsque
    laccroissement de la production réduit le coût
    unitaire de fabrication dun bien ou dun
    service.
  • 2.2.1 Economies déchelle externes et effets
    dagglomérations
  • Elles concernent les économies déchelle
    spécifiques à une branche plus la taille de la
    branche sera grande et plus les coûts se
    réduiront pour toutes les firmes appartenant à
    cette branche.
  • Si les pays partenaires sont identiques en termes
    de technologie et de dotations de facteurs, la
    différence de taille de leurs industries peut
    leur conférer des avantages comparatifs et les
    inciter à une spécialisation inter-industrielle.
    Cette explication (Graham) met en évidence les
    avantages géographiques liés à lagglomération
    des activités.
  • Les effets dagglomération correspondent aux
    explications que Marshall (1920) donnait à la
    concentration géographique pour une même
    industrie
  • ? La concentration de lactivité permet de créer
    un marché du travail spécialisé et  partagé .
  • ? Un site géographique peut développer des inputs
    spécialisés qui améliorent la productivité des
    entreprises et, ainsi, augmentent lattractivité
    territoriale (fourniture de biens publics,
    dinfrastructures de communication, achat en
    commun de machines onéreuses).
  • ? La concentration géographique dun secteur est
    susceptible dentraîner des effets de retombées
    technologiques et de diffusion des connaissances.

8
2.2.1 Economies déchelle externes et effets
dagglomérations(suite)
  • La spécialisation en fonction des économies
    déchelle externe peut provenir de deux sources
    principales
  • ? La demande locale liée à la taille du marché
    national et aux goûts locaux aura une importance
    particulière car les entreprises produiront
    dabord en grande quantité pour satisfaire la
    demande intérieure. En obtenant des économies
    déchelle, le pays obtiendra de surcroît un
    avantage comparatif ( Effet du marché
    national   de Linder).
  • ? Les effets dagglomération provoquent des
    économies déchelle. Lagglomération dune
    industrie dans un même site géographique (cf. la
    Silicon Valley) génère des externalités positives
    dans la mesure où cette concentration pourra
    améliorer la diffusion des connaissances,
    favoriser le marché du travail et le marché des
    inputs. Le pays qui réussit à générer des effets
    dagglomération (cf. les districts industriels)
    dans une branche peut obtenir des avantages
    comparatifs dans celle-ci.
  • Rappel sur les externalités (effets externes)
    La conséquence bénéfique pour un agent économique
    de laction dun autre agent. La conséquence
    défavorable ou nuisible est une désoconomie
    externe (le bruit, la pollution entraînent des
    dépenses médicales et dinsonorisation pour ceux
    qui en sont victimes). Marshall donne lexemple
    déconomies externes réciproques avec le cas du
    voisinage dun apiculteur et dun horticulteur.
    LEtat est un producteur volontaire déconomies
    externes (santé, défense nationale, sécurité,
    éducation ).

9
2.2.2 Léchange avec économies déchelle
internes et marchés contestables
  • Les économies déchelle internes existent lorsque
    le coût par unité dépend de la dimension des
    firmes individuelles mais pas nécessairement de
    la dimension de la branche. Plus la firme sera
    grande et produira en masse et plus son coût
    moyen baissera. Ex. Le doublement des machines
    engendre le triplement de la production.
  • La théorie des marchés contestables (Baumol,
    Panzar, Willig, 1982) a pour ambition de fournir
    un cadre danalyse des marchés pour lesquels il
    existe des concurrents potentiels susceptibles
    dentrer sans délai dans le marché (et den
    sortir), cela parce que les firmes établies nont
    pas davantages sur les entrants potentiels.
    Condition Il ne doit pas y avoir de coûts
    irrécupérables, cest à dire que les capitaux
    investis doivent pouvoir être redéployés dans une
    autre activité. Un marché est contestable quand
    les firmes entrantes potentielles peuvent venir
    contester les positions des firmes déjà
    installées.
  • La présence déconomies déchelle internes avec
    des marchés contestables, se traduit souvent par
    lémergence de monopoles au niveau mondial. Le
    monopole qui se maintient sur chaque marché étant
    celui qui possède le coût moyen le plus bas. A
    cause des économies déchelle, laccroissement de
    production du monopole qui se maintient engendre
    une diminution de prix dont bénéficient tous le
    consommateurs. A linverse, de nombreuses firmes
    sont contraintes de cesser leur activité.

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2.3 LES ECHANGES DE DIFFERENCIATION
  • Lorsque la spécialisation se fait selon le
    principe de lavantage comparatif, les produits
    sont homogènes. Dans la réalité, la concurrence
    est souvent imparfaite, les produits sont
    différents. Lexistence de produits différenciés
    engendre des courants déchanges internationaux,
    alors même que les pays peuvent être proches, en
    termes davantages comparatifs.
  • 2.3.1 Le commerce intrabranche
  • Léchange intrabranche est généralement défini
    comme le commerce croisé de grandeurs comparables
    (exportations et importations) de produits
    appartenant à une même branche. Léchange croisé
    de produits proches (mais différenciés comme des
    automobiles contre des automobiles) entre le pays
    et le reste du monde est un phénomène qui traduit
    la recherche de diversité, donc concerne
    davantage les pays développés où les besoins
    élémentaires sont satisfaits.
  • Léchange interbranche fondé sur lavantage
    comparatif porte sur des biens complémentaires,
    rendant des services non comparables, comme par
    ex. le blé et les automobiles.
  • Lindicateur le plus utilisé pour mesurer
    lintensité de léchange intrabranche est
    lindicateur de Grubel et Lloyd

11
2.3.1 Le commerce intrabranche (suite)
  • I Somme des valeurs absolues des soldes
    commerciaux par branches x 100
  • Exportations
    totales importations totales
  • Plus le ratio tend vers 100 (ou 1 sil nest pas
    exprimé en ) et plus le déchange intrabranche
    par rapport au commerce total est important. Le 2
    ème tableau du Document 2 montre que les nations
    européennes, en particulier la France et le
    Royaume-Uni, possèdent des indicateurs
    dintensité intrabranche nettement supérieurs à
    ceux des Etats-Unis et du Japon.
  • Le commerce intrabranche représente environ 50
    du commerce entre pays développés. Le phénomène
    qui sest fortement accru entre 1960 et la fin
    des années 1970 connaît une croissance moindre
    depuis.
  • La recherche par des consommateurs de pays
    différents de biens différenciés est considérée
    comme la caus principale de léchange
    intrabranche (cf. Linder)

12
2.3.2 La théorie de la demande représentative
de LINDER
  • Pour Linder (1961), léchange croisé de produits
    manufacturés entre pays développés ne sexplique
    pas par les dotations factorielles (modèle HOS)
    mais par les comportements de demande. Son
    approche sappuie sur 3 principes
  • ? Les conditions de production ne sont pas
    indépendantes des conditions de la demande. La
    production est dautant plus efficiente que la
    demande est grande.
  • ? Les conditions de la production domestique
    sont principalement influencées par la demande
    intérieure. Cest la demande domestique
    représentative qui est le support de la
    production et la  condition nécessaire mais non
    suffisante  pour quun bien devienne exportable.
  • ? Le marché extérieur nest que le prolongement
    du marché national et léchange international
    nest que lextension des échanges
    internationaux.
  • Linder montre que les ventes à létranger sont
    possibles et intenses dès lors que les pays
    importateurs ont des comportements de demande
    proches de ceux du pays producteur. Léchange
    croisé de biens manufacturés sera dautant plus
    fort que les pays auront des niveaux de
    développement comparables (Rev./hab. semblables).
  • Limite Il sattache plus à lexplication de
    lintensité des échanges croisés entre pays
    également développés quà la nature des biens
    échangés et à leurs caractéristiques
    intrinsèques. Lanalyse demeure imprécise pour
    expliquer lintérêt que les partenaires trouvent
    dans une diversification conduite à léchelle
    internationale plutôt quà léchelle nationale
    pour répondre à la demande de variété.

13
2.3.3 La concurrence monopolistique
  • Pour Chamberlin (1933), le commerce intrabranche
    apparaît comme un échange de produits similaires
    mais non identiques, cest à dire différenciés.
    Les différenciations sur des biens à peu près
    comparables vont permettre aux consommateurs de
    satisfaire une demande de différence pour
    reprendre une expression de Lassudrie-Duchêne.
  • La concurrence monopolistique est obtenue par la
  • différenciation réelle ou imaginaire

Différenciation du produit
Différenciation des conditions de vente
Qualité, modèle, couleur, style, forme, brevet,
marque, emballage, image du produit donné par la
publicité .
Commodité demplacement, réputation du vendeur,
liens personnels, conditions générales de
vente, conditions de paiement, de livraison, de
service après-vente
14
2.3.3 La concurrence monopolistique (suite)
  • Chaque entrepreneur détient le monopole dun
    produit (chemise Lacoste, dentifrice à rayure
    rouge ) et subit la concurrence dentrepreneurs
    qui fabrique des produits substituables.
  • Pour Chamberlin, la différenciation va engendrer
    léchange. Dans une 1 ère approche, les produits
    sont différenciés horizontalement, cest à dire
    essentiellement par la qualité. Pour les
    consommateurs, louverture à léchange sera
    motivée par la possibilité daugmenter le nombre
    de variétés et qualités possibles pour un même
    bien.
  • Dans une seconde approche, on considérera que
    chaque individu désire un seul type de produit
    différencié en fonction de ses goûts. Du fait de
    la grande diversité des goûts individuels et des
    préférences, une demande de variété pour les
    produits apparaît au niveau global. Cette demande
    sera également mieux satisfaite par louverture
    des frontières.

15
2.3.4 Concurrence oligopolistique et échange
intrabranche
  • Rappel Oligopole situation de marché avec un
    petit nombre doffreurs face à une multitude de
    demandeurs.
  • Pour Brander et Krugman (1983), le commerce
    intrabranche est perçu comme le résultat
    déchanges de biens strictement identiques.
  • Les échanges intrabranches seront appelés
    verticaux lorsque les importations et
    exportations concerneront des produits
    appartenant à une même industrie ou activité mais
    se situant à des stades différents du processus
    de production. Ex. la France importera des
    parties et pièces dAirbus dEspagne, de
    Grande-Bretagne et dAllemagne pour réexporter
    des Airbus assemblés.
  • Les échanges intrabranches seront appelés
    horizontaux lorsquil sagira de commerce de
    produits ayant atteint des stades de fabrication
    semblables comme produits finis (automobiles
    contre automobiles) ou intermédiaires
    (machines-outils contre machines-outils).
  • Pour les échanges intrabranches horizontaux, soit
    les produits ont à peu près la même valeur
    unitaire (ils sont donc relativement semblables
    mais différenciés par leur marque, couleur, forme
    ), soit les valeurs unitaires des produits
    importés et exportés sont très différents et
    alors il y a un commerce intrabranche horizontal
    de gamme (importation dautomobiles haut de gamme
    et bas de gamme).
  • Pour le commerce extérieur français, les échanges
    intrabranches représentent entre 55 et 65 du
    commerce total. Le tableau 3 du document 2 montre
    que les échanges intra-industriels étaient plus
    marqués par le commerce vertical quhorizontal.
    Par ailleurs, le commerce horizontal est
    constitué pour environ les ¾ par des échanges de
    gamme.

16
2.3.5 Echanges intrabranches et échanges
interbranches
  • On constate, en observant la structure réelle des
    échanges de marchandises que le commerce entre
    deux pays est constitué à la fois déchanges
    inter et intrabranches, du moins dans le cas de
    pays à niveau de développement assez proche.
  • Ceci montre que la thèse des dotations
    factorielles et les thèses fondées sur la
    recherche par les consommateurs de produits
    différenciés doivent être considérées comme
    complémentaires plutôt qualternatives.
  • Conclusion Les dotations relatives en facteurs
    primaires restent un élément important pour
    expliquer les échanges de biens complémentaires,
    tandis que les comportements de demande et les
    économies déchelle déterminent le commerce de
    produits différenciés.

17
III LES FONDEMENTS TRADITIONNELS DE LA
MULTINATIONALISATION DES FIRMES
  • Voir polycopié
  • 3.1 CONCURRENCE IMPARFAITE ET MULTINATIONALES

LA NOTION DAVANTAGE SPECIFIQUE TRANSFERABLE
LEXEMPLE DEURO DYSNEY
Courbe dapprentissage importante
Détention dune marque
Savoir-faire (Californie, Floride, Japon)
Politique gouvernementale favorable
Barrière à lentrée
Accès privilégié aux marchés des capitaux
Economies déchelle
18
3.2 Théorie de la firme et multinationalisation
  • La théorie de linternalisation a été exposée en
    premier par Coase, puis développée par lEcole de
    Reading ( Buckley, Casson, Dunning). Citons
    également Williamson, Caves, Rugman , voir
    Michalet.
  • Pourquoi lentreprise préfère-t-elle
    sinternaliser, cest à dire intégrer en son sein
    toutes les fonctions, de lapprovisionnement à la
    commercialisation ? Parce que le marché
    international des facteurs et des biens est
    imparfait, doù des coûts de transaction (coûts
    entraînés par les échanges économiques
    (acquisition dinformation, établissement de
    contrats, négociation )). Linternalisation
    permet de réduire, voire de supprimer ces
    inconvénients, cest à dire réduire ces coûts de
    transaction.
  • Si le coût de linternalisation est inférieur au
    coût de transaction, il y intérêt à créer un
    marché interne. La substitution dunités de
    production ou de commercialisation contrôlées par
    la firme à des unités indépendantes passe par le
    rachat dentreprises existantes, la prise de
    participation ou la création dunités nouvelles.
  • Problème Comment interpréter la tendance
    récente à lexternalisation (travail temporaire,
    sous-traitance, financements externes ) ?

19
3.3 Avantages comparatifs et firmes
multinationales
  • Voir polycopié

Pourquoi une firme veut-elle se multinationaliser
?
Recherche de meilleures conditions doffre
Recherche de meilleures conditions de demande
Recherche dune meilleure position concurrentielle
Diversification internationale
Réaction oligopolistique
Course techno- logique
Proximité des consommateurs
Recherche du moindre coût
Accès à la technologie
Inv. croisés, inv. intrabranches et oligopoles
Sécurité des approvisionnements
Contournement de barrières protectionnistes
20
IV NOUVELLES THEORIES ET NOUVELLES FORMES DE LA
MULTINATIONALISATION DES FIRMES
  • 4.1 LA THEORIE ECLECTIQUE
  • 4.1.1 Le paradigme O.L.I.
  • Dunning (1981) développe une analyse quil
    appelle la théorie éclectique qui reprend les
    initiales de trois grands types davantages à la
    multinationalisation

O Ownershiip advantages
L Localisation
I Internalisation
Ownership advantages avantages spécifiques
21
4.1.1 LE PARADIGME O.L.I. (suite)
  • Ownership Possession par lentreprise dactifs
    susceptibles dêtre exploités de manière rentable
    à une échelle relativement large (technologie,
    actifs incorporels (brevets, noms de marque),
    réseaux de commercialisation).
  • Localisation Existence dun avantage à utiliser
    ces actifs pour produire dans plusieurs pays
    plutôt que dexporter à partir dune production
    dans le seul pays dorigine. Il est surtout tenu
    compte des variables de coût (production,
    transport, distribution).
  • Internalisation Permet déviter les coûts
    associés aux transactions entre sociétés
    indépendantes, coûts liés à la passation des
    contrats et à la garantie de la qualité.
  • Cf. récapitulatif des avantages à la
    multinationalisation (Document 3)

22
4.1.2 LES DIFFERENTS MODES DE PENETRATION DES
MARCHES ETRANGERS
  • Dunning étudie ensuite les trois voies
    principales et alternatives de pénétration des
    marchés étrangers (investissement direct,
    exportation, licence). Linvestissement direct
    comme de pénétration du marché étranger est
    choisi lorsque la firme réunit simultanément lest
    rois types davantages O.L.I.
  • Paradigme O.L.I. et modes de pénétration des
    marchés étrangers (Document 3 )

23
4.1.3 LINFLUENCE DES VARIABLES STRUCTURELLES
SUR LA FORMATION DES AVANTAGES O.L.I.
  • Les variables O.L.I. vont être influencées par
    les caractéristiques structurelles des pays, des
    secteurs et de la firme.
  • Les politiques gouvernementales pourront
    favoriser lavantage spécifique (politique de
    protection des innovations, dépenses R/D,
    commandes de lEtat ), lavantage à
    linternalisation (taxation, intervention sur les
    marchés augmentent le coût de transaction) ou la
    localisation (aides aux IED, établissement de
    zone franche ).
  • La firme influencera la variable O par sa propre
    politique dinnovations (dépenses en R/D) , sa
    taille . Elle influencera la variable L par
    laptitude de ses dirigeants à saisir les
    opportunités de délocalisation et à les mener à
    bien, et la variable I par sa capacité à
    organiser son internalisation.
  • Le secteur interviendra sur les trois variables,
    par ex. sur O du fait de la nature des produits
    et des processus de production et des innovations
    sy rattachant, sur L par la nature des inputs
    nécessaires et leur répartition plus ou moins
    fixe dans le monde, et sur I par les coûts de
    transaction spécifiques aux marchés du secteur en
    question.

24
4.2 APPROCHE SYNTHETIQUE DE LENTREPRISE
MULTINATIONALE (EMN)
  • 4.2.1 Avantage compétitif et avantage
    comparatif
  • Les avantages spécifiques sont à rapprocher des
    avantages compétitifs des firmes qui, selon,
    Porter peuvent provenir de deux sources celles
    qui réduisent les coûts de production
    (innovations technologiques ou coûts des facteurs
    de production) et celles qui permettent la
    différenciation des produits (marques, publicité,
    concurrence monopolistique).
  • Les avantages à la localisation doivent être
    englobés dans les avantages comparatifs des pays
    pour prendre en compte les coûts comparés et les
    avantages comparés des tailles et des dynamiques
    des demandes nationale et étrangère.
  • 4.2.2 La combinaison des deux avantages
  • La firme offre des produits et demande des
    facteurs de production pour les fabriquer. Pour
    rester compétitive, elle les acquérir au coût le
    plus bas. Le pays offre des facteurs grâce à ses
    dotations et à leur productivité il demande
    également des produits par lintermédiaire des
    consommateurs.
  • Pour Mucchielli, cest la concordance ou la
    discordance entre les avantages compétitifs de
    firmes et les avantages comparatifs de pays qui
    va inciter la firme à exporter ou à se
    délocaliser.
  • Le 1er tableau du Document 4 reprend les
    situations praticables dans lesquelles la firme
    locale est soit pleinement compétitive ( et ),
    soit non compétitive (- et -).

25
4.2.2 La combinaison des deux avantages (suite)
  • LIED peut avoir lieu dabord lorsquil y a des
    situations de discordance totale (les deux signes
    de lavantage compétitif de la firme sont alors
    linverse de ceux de lavantage comparatif du
    pays). Cest le cas pour les situations 2 et 5.
    Dans le 1er cas, la firme nationale investit à
    létranger, dans la mesure où elle y trouvera à
    la fois des facteurs moins coûteux et des
    débouchés plus importants pour ses produits. Le
    second cas est linverse du 1er cest la firme
    étrangère qui investit dans le pays national.
  • Dans le cas n3, la firme nationale va chercher
    des facteurs à létranger pour revenir ensuite
    exploiter son propre marché intérieur cest une
    délocalisation pour réimportation. Le cas 7 est
    linverse du précédent une firme étrangère
    simplante sur le territoire national pour
    réexporter sa production vers son propre marché.
  • Les cas 4 et 6 sont des situation de commerce
    international, exportations ou importations, et
    les cas 1 et 8 sont des cas où les productions ne
    sont ni exportées ni délocalisées mais élaborées
    et écoulées sur place.

26
4.2.3 DECOMPOSITION DE LA PRODUCTION ET
DISCORDANCE PARTIELLE
  • La discordance ou concordance entre les deux
    types davantages nexiste pas obligatoirement
    tout au long du processus de production. Dans la
    mesure où le produit est décomposable et où les
    caractéristiques des composants sont différentes,
    chaque composant aura une situation particulière.
  • Lexemple du 2 ème tableau du Document
    correspond globalement au cas 3 du 1 er tableau
    (IDE/réimportation). Les firmes européennes, si
    elles veulent rester compétitives dans le
    textile, doivent se délocaliser ce produit
    banalisé est intensif en main duvre peu
    qualifiée et leur pays dorigine ne possède plus
    ce facteur en abondance. Cependant, la part la
    plus importante de la demande se trouvant dans
    leur pays, cette production délocalisée devra
    être réimportée.

27
4.3 COMPORTEMENTS STRATEGIQUES ET
MULTINATIONALISATION
  • 4.3.1 Larbitrage stratégique entre
    investissements directs et exportations
  • Pour une firme, le choix IED/Exportation se
    résume à comparer les coûts associés à ces
    différentes possibilités et la solution de lED
    sera dautant plus probable que lavantage
    spécifique de la firme est important et les coûts
    de transfert (coûts dimplantation,
    dinformation) et les coûts de contrôle sont
    faibles.
  • Ex. La firme Toyota devait-elle servir le
    marché français à partir de son usine anglaise ou
    implanter une filiale de production en France ?
  • Cette situation que lon peut associer à un jeu
    stratégique aboutit à 4 solutions alternatives
    selon que lEMN investit ou exporte et selon que
    la firme locale décide dentrer ou de ne pas
    enter sur son propre marché (cf. document 5).
  • F Coût fixe propre à chaque firme, G Coût
    fixe propre à chaque implantation.
  • Ces analyses font apparaître le caractère
    déterminant de la date dentrée des firmes, avec
    un avantage certain au 1 er entrant. Comme le
    souligne Mucchielli, cela peut donner lieu à des
    courses à linvestissement, le 1 er arrivé sur le
    marché emporte un avantage décisif sur les
    suiveurs.

28
4.3.2 AVANTAGES STRATEGIQUES ET ALLIANCES
STRATEGIQUES INTERNATIONALES
  • Les stratégies de coopération/concurrence dans un
    environnement mouvant prennent la forme de
    courses entre les différents concurrents. Ces
     courses stratégiques  peuvent être observées
    pour la R/D, la production, le marketing et
    ladoption de normes techniques tout au long du
    processus de production.
  • Dans les secteurs intensifs en technologie, la
    compétition au niveau de la R/D va être
    déterminante. La R/D est lun des principaux
    domaines de comportements stratégiques via les
    accords de coopération.
  • Le Document 6 montre que la forme principale de
    coopération est la joint venture, cest à dire un
    partenariat entre deux firmes.
  • Rappel Joint venture Filiale commune à deux
    ou plusieurs entreprises indépendantes et créée
    dun commun accord, sans quaucune ne la domine
    quel que soit le montant de sa participation. La
    principale motivation est technologique et elle
    est liée à des transferts ou a des
    complémentarités technologiques.

29
4.3.2 AVANTAGES STRATEGIQUES ET ALLIANCES
STRATEGIQUES INTERNATIONALES (suite)
  • Les alliances stratégiques peuvent permettre à la
    firme dobtenir plusieurs types de bénéfices
  • Des économies déchelle ou dapprentissage,
    puisque lactivité est centrée en un seul centre
    servant les deux firmes (ce qui permet
    datteindre une taille minimale pour des
    investissements efficients en R/D et déviter les
    programmes identiques au niveau de la recherche.
  • Un accès à la connaissance, ou la possibilité de
    mettre en route une activité dans laquelle il
    existe une complémentarité entre deux firmes et
    où des seuils defficacité empêchent les firmes
    trop petites dentrer dans des activités de R/D.
  • Un réduction du risque, notamment par sa mise en
    commun.
  • Une modification de la concurrence, dans la
    mesure où les coalitions influencent les bases de
    la compétition dans le secteur.
  • Un possibilité dévincer dautres concurrents.
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