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COMPENDIUM DES MALADIES PARASITAIRES

Description:

Le t nia chinocoque adulte est un petit cestode mesurant 3 4 mm de long. ... Le Taenia adulte vit dans l'intestin du chien qui est donc l'h te d finitif, ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: COMPENDIUM DES MALADIES PARASITAIRES


1
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Lhydatidose ou kyste hydatique est due au
développement chez un hôte de la larve du taenia
Echinocoque  Echinococcus granulosus.
2
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie 1
Définition
LADULTE Le tænia échinocoque adulte est un petit
cestode mesurant 3 à 4 mm de long. La tête ou
scolex porte 4 ventouses et 2 rangées de crochets
(30 à 38 crochets mesurant 25 à 40 µ) qui
assurent sa fixation à la muqueuse intestinale de
lhôte définitif (chien). Le cou est étiré et
fin. Le corps ou strobile est constitué de 3 à 4
anneaux dont seul le dernier, appelé segment
ovigère, arrive à maturité et renferme un utérus
rempli dufs mûrs ou embryophores. Les pores
génitaux sont alternes.   LES UFS Sont ovoïdes
30 à 40 µ et renferment un embryon hexacanthe.
Ils sont immédiatement infestants et le demeurent
longtemps  54 jours à -26C, 24h à 51, dans le
formol à 40 les ufs peuvent survivre 2
semaines.   LA LARVE OU HYDATIDE Se forme à
partir dun embryon qui ne mesure, à lorigine,
que 25 à 30µ et va, par vésiculisation et
croissance très progressive, constituer le plus
souvent dans le foie ou le poumon une masse
kystique quelquefois énorme, refoulant par
compression les tissus de lorgane parasité.
3
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie 2
Définition
  • Au terme de son évolution le kyste hydatique va
    se trouver constitué de lextérieur vers
    lintérieur par 
  • Une membrane  adventice  due à une réaction
    fibreuse péri-kystique variable selon les
    viscères et qui nappartient pas à lhydatide, ce
    nest pas une structure parasitaire. Elle est
    constituée par le parenchyme de lorgane hôte
    refoulé par la croissance de lhydatide, plus ou
    moins remanié et fibro-scléreux.
  • Une membrane cuticulaire (externe), anhyste
    jouant le rôle de filtre sélectif pour les
    échanges hôte-parasite. Cest une membrane
    blanche nacrée ou ivoire, quelquefois épaisse (1
    à 2 mm ) Constituée de couches concentriques
    dune substance proche de la chitine, elle ne
    contient pas de cellules.
  • Une membrane proligère (interne) qui représente
    lélément noble du parasite, cest la membrane
    fertile de lhydatide, elle est unicellulaire et
    granuleuse, fine, fragile, molle et très blanche.
  • A lintérieur de lhydatide on retrouve 
  • Le liquide hydatique sous tension, clair  eau de
    roche  renfermant des sels minéraux, sucres,
    lipides et proteines (notamment enzymes et
    déchets azotés), 2 proteines ont été définies
    chimiquement car elles comportent des antigènes
    majeurs, dimportance diagnostique  - une
    lipoproteine thermolabile, ou antigène A, plus
    connue sous le nom dantigène 5, et une
    lipoprotéine thermostable, lantigène B.
  • Les vésicules filles endogènes et exogènes qui
    bourgeonnent à partir de la face interne.
  • Les vésicules proligères qui naissent par
    bourgeonnement de la membrane proligère. Ce
    bourgeon se vésiculise, grandit et donne
    naissance à des scolex.

4
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Le Taenia adulte vit dans lintestin du chien qui
est donc lhôte définitif, dautres canidés
sauvages (loup, chacal, coyote) peuvent héberger
le taenia adulte. Parvenu à maturité le dernier
anneau se détache et est rejeté avec les
déjections du chien, puis lysé sur le sol,
libérant les embryophores qui sont hautement
résistants aux facteurs physiques et peuvent
rester longtemps infectieux. Le mouton (et plus
rarement un autre herbivore) se contamine en
broutant lherbe souillée. Lorsque luf arrive
dans lestomac de lanimal sa coque est dissoute
libérant ainsi lembryon hexacanthe. Ce dernier
grâce à ses crochets et ses sécrétions
enzymatiques va traverser la paroi du tube
digestif au niveau des premiers segments de
lintestin grêle, gagner le foie, plus rarement
dautres organes. A ce niveau, il se transforme
en larve hydatique qui natteint son complet
développement que quelques mois voire quelques
années après son installation dans
lorganisme. Le chien sinfeste en dévorant les
viscères hydatifères du mouton ou autre herbivore
contaminé. Les scolex ingérés donneront des
taenias adultes 6 semaines après la
contamination.   CYCLE CHEZ LHOMME , HOTE
ACCIDENTEL Lhomme se contamine directement en
ingérant des embryophores après avoir été en
contact avec un chien parasité. Linfestation du
chien entraîne chez ce dernier un prurit anal qui
oblige lanimal à lécher la zone irritée et par
là même disséminer les embryophores sur son
pelage. La contamination indirecte par
lintermédiaire deau, daliments souillés par
les déjections de chien parasité est également
possible. Lévolution larvaire est comparable à
celle observée chez le mouton. Luf éclôt dans
lestomac, libère un embryon hexacanthe qui
franchit la paroi intestinale et passe dans la
circulation porte qui le véhiculera jusquau foie
ou généralement il sarrête. Sil franchit ce
premier barrage viscéral, il poursuit sa
migration et par voie sanguine peut atteindre le
poumon ou nimporte quel organe, (cur, rate,
rein, os..). Lembryon hexacanthe se transforme
lentement en larve hydatique, qui en quelques
années peut atteindre une taille plus ou moins
considérable.
Cycle
5
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
CEST UNE AFFECTION COSMOPOLITE AVEC DES ZONES
PLUS TOUCHÉES  LHYDATIDOSE SUIT LE MOUTON COMME
SON OMBRE . Principaux foyers   Afrique 
Maghreb, Egypte, Kenya. En Algérie, la maladie
existe sur lensemble du territoire national,
plus particulièrement au niveau des hauts
plateaux, zone délevage traditionnel où
lincidence opératoire est élevée. Lindex
hydatique se situe à 7 pour 100 000 habitants,
laffection touche aussi bien lhomme que le
bétail occasionnant ainsi des dégâts
considérables devenant  un véritable fléau 
posant un grand problème de santé
publique. Europe  URSS, Yougoslavie, Grèce,
Sicile, Italie, Chypre, Espagne, Portugal et
France. Australie, Amérique du Sud (Argentine en
particulier).
6
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 1
Morphologie
Définition
  • Lhydatidose touche surtout les enfants et les
    personnels des professions exposées (bergers,
    bouchers..). Plusieurs tableaux cliniques peuvent
    se présenter selon la localisation.
  •  
  • KYSTE HYDATIQUE DU FOIE
  • Plusieurs aspects peuvent être rencontrés mais la
    symptomatologie est dominée par les relations du
    kyste avec les voies biliaires.
  • Les compressions dues au refoulement par le kyste
    entraînent une atrophie parenchymateuse, mais
    aussi lécrasement des canaux biliaires.
  • A la faveur dulcérations vont sétablir des
    communications entre le kyste et les voies
    biliaires. Il peut sagir de fissurations,
    souvent multiples, sur de fins canalicules,
    entraînant des infiltrations de la bile plus ou
    moins septiques dans le kyste et après
    intervention, lapparition dépanchements
    biliaires dans la cavité résiduelle. Inversement,
    elles permettent le déversement de produits du
    métabolisme du parasite dans lorganisme,
    entraînant des réactions anaphylactiques.
  • Les relations du kyste avec les vaisseaux
    comportent dabord lobturation des veinules
    périkystiques, par compression. A
    lappauvrissement vasculaire et à la stase
    succède latrophie irréversible dans le
    territoire correspondant. Louverture du kyste
    dans une veine est exceptionnelle, mais entraîne
    alors une échinococcose secondaire massive. Quand
    le kyste siège dans la région centrale
    inter-porto-sus-hépatique, la proximité des gros
    vaisseaux constitue un facteur de gravité au
    moment de lintervention chirurgicale.
  • Au total deux tableaux cliniques ont été
    individualisés 
  • La forme tumorale, où la découverte dune masse
    hépatique régulière, rénitente et plus ou moins
    sensible à la palpation attire lattention.
  • La forme biliaire avec dyspepsie post-prandiale,
    des algies profondes et des épisodes de rétention
    biliaire
  • Le plus souvent le diagnostic est évoqué à
    léchographie.

7
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 2
Morphologie
Définition
  • KYSTE HYDATIQUE DU POUMON
  • Peut se présenter sous divers aspects 
  • Kyste latent découvert fortuitement à la suite
    dun examen radiologique systématique  opacités
    rondes en boulet de canon .
  • Tableau de rupture avec vomique de liquide clair
     eau de roche  contenant des crochets et des
    scolex.
  • Hémoptysies, dyspnée et douleurs thoraciques.
  •  
  • AUTRES LOCALISATIONS
  • Les localisations les plus diverses ont été
    signalées cerveau, rein, rate, muscles, il,
    thyroïde, cur.
  • Les atteintes osseuses sont des localisations
    rares (1 à 2 ) de la maladie hydatique.
    Latteinte rachidienne est plus fréquente (44
    des atteintes osseuses) mais plus grave. La
    symptomatologie varie bien sûr en fonction de
    lorgane atteint.

8
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 1
Clinique
Morphologie
Définition
Les examens radiologiques (échographie, scanner,
I.R.M) sont dun grand apport diagnostique dans
cette pathologie. Lhémogramme au stade de kyste
avéré montre une éosinophilie de 7 à 15, qui est
augmentée lors des ruptures de kystes. Les tests
hépatiques peuvent être normaux. Les signes
dictère rétentionnel sobservent sil y a
compression biliaire. Le diagnostic immunologique
peut être basé sur la détection des réponses
immunitaires (humorales et cellulaires) de lhôte
vis à vis du parasite. Les réactions sérologiques
sont nombreuses, leur sensibilité et leur
spécificité dépendent de la valeur de lantigène
utilisé.   EXPLORATION DE LIMMUNITE
CELLULAIRE Intradermo-réaction de Casoni 
pratiquée pour la 1ére fois avec succès par
Casoni en 1912, elle nest plus utilisée de nos
jours car peu sensible et peu spécifique. Elle a
un intérêt du point de vue épidémiologique,
cependant elle présente des réactions faussement
négatives et ne permet pas de suivre lévolution
de la maladie. Le test de dégranulation des
basophiles (TDBH) est significatif lorsque
lindex de dégranulation des basophiles est gt à
35 , sensible et spécifique, il semble
intéressant dans les localisations pulmonaires où
la sérologie est parfois prise en
défaut.   EXPLORATION DE LIMMUNITE
HUMORALE REACTIONS UTILISANT DES ANTIGENES
SOLUBLES 1-La réaction de fixation du
complément  nest plus employée 2-Test à la
vapeur  simple sans appareillage, surtout dans
les dépistages (nest guère utilisé).
9
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 2
Clinique
Morphologie
Définition
  • 3-Les réactions dagglutination et
    dhémagglutination 
  • Agglutination des particules de latex recouvertes
    dantigène soluble, est simple mais manque de
    spécificité (seuil de positivité 1/4)
  • Hémagglutination indirecte utilise comme support
    des hématies formolées sur lesquelles lantigène
    soluble est fixé grâce à la glutaraldehyde.
    Préparation stable plusieurs mois à 4C. Bonne
    sensibilité mais doit être associée à dautres
    techniques sérologiques (seuil de positivité
    entre 1/160 et 1/320, selon les laboratoires).
  • 4-Les réactions de précipitations  diagnostic
    qualitatif
  • Double diffusion en gélose ou technique
    dOuchterlony
  • Immunoélectrophorèse ou IEP nécessite un
    générateur de courant. La mise en évidence de
    lantigène 5 et lantigène B, fractions majeures
    dEchinococcus granulosus (90 des localisations
    hépatiques, 70 des localisations pulmonaires),
    nécessite un délai de 5 jours.
  • Electrosynérèse ( E.S.) est équivalente à lIEP
    avec des arcs de précipitation, mais le délai est
    plus court (3 à 5 heures).
  • LELIFA (enzyme linked immunofiltration assay)
    technique permettant de préciser la classe des
    immunoglobulines impliquée dans la réaction  les
    IgA sont prépondérantes dans les localisations
    pulmonaires avec les IgG . Les IgM sont le reflet
    dune maladie évolutive ou dune fissuration du
    kyste.
  • LELISA (Enzyme Linked Immunosorbent Assay)
    utilise comme support une plaque de
    microtitration sur laquelle est fixé lantigène
    spécifique. La révélation du complexe immun formé
    se fait par addition dantiglobuline humaine
    couplée à lenzyme, la réaction est lu au
    spectrophotomètre. La valeur de la réaction est
    fonction de la qualité de lantigène employé.
  • WESTERN BLOT  technique dimmuno-transfert
    permet daméliorer la spécificité des réactions
    en éliminant les faux positifs.
  • Recherche dantigènes et de complexes immuns
    circulants par ELISA double sandwich.

10
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 3
Clinique
Morphologie
Définition
  • REACTIONS UTLISANT DES ANTIGENES FIGURES
  • Protoscolex entiers ou coupes à la congélation
    des scolex.
  • 1-Immunofluorescence indirecte ou IFI  est
    sensible et spécifique surtout dans les
    localisations hépatiques, le seuil de positivité
    est entre 1/20 et 1/40 , mais il existe des
    réactions croisées avec lechinococcose
    alvéolaire et la cysticercose.
  • 2-Réaction à limmuno-peroxydase même principe
    que lIFI seule la révélation change,
    limmunoglobuline est couplée à la peroxydase.
  •  
  • INTERETS ET LIMITES DU DIAGNOSTIC IMMUNOLOGIQUE
    DE LHYDATIDOSE
  • Destinée à préciser la nature hydatique dune
    masse kystique révélée par les investigations
    cliniques et radiologiques, la sérologie doit
    reposer sur au moins deux techniques
    complémentaires 
  • Lune quantitative (HAP, IFI, ELISA)
  • Lautre qualitative ( IEP, ES, ID...)
  • Ces associations permettent le diagnostic dans 80
    à 90 des hydatidoses hépatiques et 65 des
    hydatidoses pulmonaires.
  • Une sérologie négative ne permet donc pas
    dexclure le diagnostic de lhydatidose
    particulièrement dans le cas de kyste calcifié
    (manque de stimulation).
  • La présence danticorps circulants dépend
    largement du contact du parasite avec les tissus,
    et la nature même de ces tissus.
  • La positivité des réactions ne varie pas
    seulement avec la technique mais également avec
    la localisation et le stade évolutif du kyste.

11
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 4
Clinique
Morphologie
Définition
Les résultats sont en fonction de la localisation
du kyste  les meilleurs résultats sont rapportés
pour les localisations hépatiques isolées ou
associées (90 foie et 70 poumons). Les autres
localisations (rate , rein ,péricarde, cerveau et
os) peu nombreuses sont souvent sans traduction
sérologique. Les résultats sont fonctions aussi
de létat morphologique du kyste  bien isolé
dans son adventice, il pourra être muet
sérologiquement. Forte réponse sérologique, en
cas de kyste fissuré ou rompu, nulle dans les
kystes calcifiés, et même parfois rompu et
infecté ( ne contenant plus de matériel
parasitaire).   DIAGNOSTIC DE CERTITUDE Si la
ponction dun kyste hydatique est à proscrire,
lexamen parasitologique de la pièce opératoire
apportera la preuve formelle de laffection Le
kyste est de taille variable, constitué de
plusieurs membranes ,le liquide hydatique
contient des crochets ,des protoscolex et même
des vésicules filles, si le kyste est
fertile.   LA SURVEILLANCE SEROLOGIQUE DES
MALADES OPERES  La cinétique des anticorps
circulants montre une élévation des titres dans
les 4 à 6 semaines suivant une intervention
chirurgicale, puis une diminution durant les 12 à
18 mois suivants. La persistance dun titre élevé
des anticorps ou mieux une réascension dans les 6
à 12 mois après une intervention sont en faveur
dune échinococcose secondaire. Des négativations
sérologiques après 3,5 et 7 ans ont été rapportés
par certains auteurs. .
12
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement 1
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
  • TRAITEMENT
  • Des essais avec des Carbamates de
    Benzo-Imidazolés ont été intéressants.
  • Avec lAlbendazole (Zentel) administré per os en
    plusieurs cures 
  • Adulte 800mg par jour, 1 comprimé de 400mg deux
    fois par jour
  • Enfant 11mg/kg en prise unique le matin (au total
    6 cures de 28 jours chacune espacées de 15
    jours).
  • Des résultats favorables ont été obtenus , même
    si leffet est loin dêtre constant.
  • Parmi les éléments favorables jouent la jeunesse
    du kyste et sa localisation.
  • La tolérance de ces médicaments nest pas
    parfaite. Une surveillance clinique, biologique
    et radiologique hebdomadaire puis mensuelle,
    visant à évaluer lefficacité thérapeutique et à
    rechercher les signes éventuels de toxicité
    médicamenteuse est pratiquée.
  • EN FAIT LE TRAITEMENT DE LA MALADIE HYDATIQUE
    RESTE CHIRURGICAL.
  •  

13
HYDATIDOSE Echinococcus granulosus
Cycle
Répartition
Traitement 2
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
  • PROPHYLAXIE
  • Intervenir sur lun des nombreux maillons de la
    chaîne de transmission.
  • Au niveau du chien (et autres canidés)
  • Lui interdire laccès aux abattoirs.
  • Législation rigoureuse sur le chien (abattage des
    chiens errants et traitement des chiens
    parasités).
  • Au niveau du mouton ( ou autre herbivores).
  • Réglementation de labattage par création
    dabattoirs surveillés.
  • Saisie et destruction par incinération des
    viscères parasités.
  • Transformation du type délevage, favoriser
    lélevage en pâturage gardée par les clôtures et
    sans chiens.
  • Au niveau de lhomme
  • Léducation sanitaire doit jouer un grand rôle
    et doit commencer très tôt à lécole.
  • La prévention de lhydatidose reste une affaire
    de tous. Tous les secteurs de la vie publique
    doivent intervenir.
  • Sensibiliser les parents denfants à risque
  • Instaurer un programme de lutte et de
    surveillance contre lhydatidose.
  • Veiller à construire des abattoirs qui répondent
    aux normes sanitaires établies et lutter contre
    les abattoirs clandestins.

14
ECHINOCOCCOSES POLYKYSTIQUES
Définition
Strictement limitées au continent sud-américain,
elles sont dues à deux Echinocoques 
Echinococcus vogeli et Echinococcus
oligarthrus. Parasitoses rurales, daspect
polykystique, plus ou moins tolérées par lhomme
et beaucoup plus chroniques que léchinococcose
alvéolaire. La chirurgie palliative reste le
traitement le plus employé.
15
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Echinococcus multilocularis (Leuckart, 1863),
dont la larve est à lorigine de léchinococcose
alvéolaire humaine.
16
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
LADULTE Echinococcus multilocularis est un petit
cestode mesurant 1,2 à 3,7 mm de long et possède
3 à 5 anneaux. En plus de sa taille, il se
différencie dE.granulosus par  - La position
médiane du pore génital - Un nombre restreint de
testicules (20 à 30 pour E.multilocularis contre
40 à 50 pour E.granulosus). - Laspect globuleux
de son anneau mûr ( lutérus na pas de branches
latérales). - La taille et le nombre de crochets.
17
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Echinococcus .multilocularis vit à létat adulte
dans lintestin grêle du renard, du chien, du
chat ou de la belette. Les hôtes intermédiaires
habituels sont des rongeurs sauvages, campagnols
et autres, vivant dans les terriers profonds dans
les régions arctiques et montagneuses. Les hôtes
intermédiaires se contaminent en ingérant des
graines ou plantes souillées par les déjections
du renard contenant les embryophores. Lhomme
est un accident dans le cycle, il se contamine en
ingérant des fruits sauvages (fraises des bois,
myrtilles...) ou en dépeçant un renard. Le cycle
ressemble à celui dE.granulosus avec une
différence en ce qui concerne les hôtes
définitifs et intermédiaires.
18
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Léchinococcose alvéolaire est rencontrée en
Suisse, sud de lAllemagne, ouest de lAutriche
(Tyrol et Bavière), Bulgarie, Turquie. Elle a été
aussi signalée en Tchécoslovaquie, Grèce, nord de
lIran, Inde, URSS , Canada, Etats Unis et Japon.
19
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Affection gravissime qui se déclare après une
longue phase muette par un ictère de type
rétentionnel avec hépatomégalie, foie dur et
bosselé qui évoque un cancer secondaire du
foie. Latteinte hépatique est au 1er plan, avec
fièvre et métastases pulmonaires et
cérébrales. Le kyste émet des prolongements
racémeux dans toutes les directions et contient
une substance gélatineuse.
20
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Lhyperéosinophilie sanguine oriente la
diagnostic qui repose sur les tests
séro-immunologiques identiques à ceux du kyste
hydatique. Les réactions sérologiques sont
positives selon que lon utilise des antigènes
préparés à partir E.multilocularis ou
dE.granulosus (réactions croisées, antigènes de
groupe).
21
ECHINOCOCCUS MULTILOCULARIS
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
TRAITEMENT Il est chirurgical avec un pronostic
plus sombre que celui de léchinococcose
hydatique.   PROPHYLAXIE Elle est difficile, la
destruction des renards ne résout pas tous les
problèmes. La lutte contre les rongeurs sauvages
est dune efficacité relative. Lhomme doit 
- Eviter de consommer des baies sauvages crues.
- Prendre des précautions
lors de manipulations des cadavres de
renards. Il faut sensibiliser les chasseurs et
diffuser les mesures dhygiène dans les zones
dendémie.
22
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
La cénurose est linfestation de lhomme et de
nombreux mammifères sauvages et domestiques par
la larve (cénure) de taenidés (tænia Multiceps
multiceps (Leske, 1780), Multiceps serialis
(Gervais, 1847) Baillet, 1863.
23
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
LADULTE Le Taenia multiceps mesure 40 à 60 cm et
vit dans lintestin du chien. Sa larve appelée
 Cénure  est une vésicule mesurant 1 à 3 cm et
renfermant un liquide clair. La maladie est
exceptionnelle chez lhomme qui est un hôte
accidentel.
24
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Comme nous lavons écrit plus haut lhôte
définitif du Taenia Multiceps est le
chien. Lhôte intermédiaire habituel de la larve
est le mouton. Ce dernier est contaminé par
ingestion dufs très résistants dans le milieu
extérieur. Ils libèrent chez lhôte des
oncosphères qui traversent la paroi intestinale
et gagnent les tissus où se développe la forme
larvaire. Lhomme se contamine en absorbant des
aliments accidentellement souillés par un
chien. La larve de couleur blanchâtre se
développe le plus souvent au cerveau. Elle a une
paroi fine et contient un liquide blanchâtre dans
lequel baignent de nombreux scolex développés à
partir de la paroi kystique. Chaque scolex
possède une double couronne de crochets.
25
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Chez lhomme la cénurose est une affection rare,
quelques cas ont été décrits en Afrique Noire, en
Europe et en Amérique
26
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Elle est variable selon la localisation de la
larve  Sous-cutanée  elle se manifeste par un
nodule tendu, indolore et unique. Cérébrale 
elle se manifeste le plus souvent par des
céphalées, une obnubilation associée ou non à des
crises comitiales et parfois accompagnées
dhypertension intracrânienne. Cénurose
oculaire  la larve est habituellement située
dans la chambre postérieure, au sein de lhumeur
vitrée, au contact de la rétine et de la
choroïde, le kyste est visible au fond dil.
27
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Le diagnostic nest fait que lors de
lintervention chirurgicale. Le diagnostic peut
être orienté par la notion dun contage possible.
28
CENUROSE Taenia multiceps 
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
TRAITEMENT Il est chirurgical avec un pronostic
variable selon la localisation  relativement bon
pour les localisations de la convexité ou des
ventricules, toujours mauvais pour les
localisations de la base.   PROPHYLAXIE Consiste
à améliorer les conditions dhygiène alimentaire
et à éviter la promiscuité avec les chiens.
29
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Diphyllobothrium ou Spirometra mansoni est un
bothriocéphale du chien ou du chat. La
sparganose est due au développement dans
lorganisme humain dune larve de ce cestode.
30
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
LES LARVES Larves ou sparganums sont des vers
plats, daspect rubanné ou légérement
cylindriques, blanchâtres présentant à la partie
antérieure un renflement ou bothrium. Le corps
non segmenté possède une striation
transversale. Le sparganum de S.mansoni mesure
entre 8 et 36 mm de long sur 0,1 à 12 mm
dépaisseur (Brumpt).
31
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
D.mansoni a été observé chez les chats et les
chiens en Asie. Le premier hôte intermédiaire
est Cyclops leuckarti, le second hôte
intermédiaire est un têtard . Les grenouilles
sinfestent en mangeant les têtards, la larve
plérocercoïde (Sparganum) quitte alors le têtard
pour se réenkyster dans la cavité générale de la
grenouille. Lhomme se contamine  en absorbant
un cyclops infesté et prend la place du 2ème hôte
intermédiaire, ou par voie transcutanée dune
façon plus complexe lors de traitements indigènes
par des batraciens écorchés Pour traiter des
ophtalmies certains guérisseurs en Extrême Orient
utilisent des grenouilles fraîchement écorchées
quils appliquent au niveau de lil malade.
32
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Les cas les plus fréquents ont été rapportés
dExtrême Orient/ Japon, Chine, Corée, Inde
Thailande et Etats Unis. Quelques cas à
Madagascar, Amérique centrale et du sud.
33
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
La sparganose est une maladie assez rare, les
formes superficielles et surtout oculaires
correspondent à une contamination transcutanée,
alors que les autres localisations feraient suite
à une contamination orale. La sparganose
oculaire détermine des tuméfactions palpébrales,
conjonctivales et orbitales. La symptomatologie
des autres sparganoses est liée à la localisation
des larves
34
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Le diagnostic positif est le plus souvent porté
après intervention chirurgicale.
35
SPARGANOSE Diphyllobothrium mansoni
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
TRAITEMENT Il est chirurgical et consiste en
lextirpation de la tumeur.   PROPHYLAXIE Elle
reste basée sur léducation sanitaire.
36
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
  • Les schistosomoses ou schistosomiases ou
    bilharzioses sont dues au développement de vers
    appartenant aux plathelminthes (vers plats),
    classe des trématodes, famille des schistosomidae
    et au genre Schistosoma
  •  
  • Cinq espèces sont reconnues chez lhomme 
  • Schistosoma haematobium.
  • Schistosoma mansoni,
  • Schistosoma intercalatum.
  • Schistosoma japonicum.
  • Schistosoma mekongi.
  • Lespèce mekongi a été individualisée en Asie
    (Cambodge, Vietnam, Laos).
  • Cest en 1851 que Théodor Bilharz découvre
    (Distoma haematobium), ou Schistosoma haematobium
    dans les veines portes dun jeune fellah
    égyptien.
  • Les schistosomes au cours de leur développement,
    sont alternativement et obligatoirement parasites
    de vertébrés (mammifères) et dun invertébré
    (mollusque).

37
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
ADULTES Mâle et femelle possèdent deux ventouses.
Le mâle mesure 15 mm de long sur 1 mm de large,
bien que plat, le corps senroule naturellement
sur lui même pour former une gouttière le canal
gynécophore  dans lequel vient se loger la
femelle. Plus longue que le mâle (18 mm), la
femelle pond des ufs à éperon dont la position
diffère dune espèce à une autre, ce qui permet
un diagnostic parasitologique précis. LES
UFS Ils possèdent un éperon et contient un
miracidium mobile prêt à éclore. Il mesure 70 à
200µm de long, selon les espèces. LARVES Le
miracidium est une première forme larvaire
denviron 100µm. La cercaire, longue denviron
500µm (2ème forme larvaire), a une tête reliée à
une queue bifide (furcocercaire), queue qui
disparaît lors de la pénétration.
Figure
38
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle 1
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
  • LES SCHISTOSOMES VIVENT DANS LE SYSTÈME
    CIRCULATOIRE.
  • S. haematobium présente un tropisme pour les
    veines pelviennes (surtout vésicales) et
    quelquefois hémorroïdaires et rectales.
  • S. mansoni, S. japonicum, S. intercalatum, S.
    mekongi sinstallent préférentiellement dans les
    veines mésentériques supérieures ou inférieures.
  •  
  • Cet habitat nest pas obligatoire, des
    schistosomes ont été trouvés en dehors du système
    veineux porte, au cours dune migration
    erratique. Les schistosomes peuvent persister
    chez leurs hôtes 20 ans et plus (longévité
    moyenne 2-8 ans).
  • Le cycle est identique pour toutes les espèces,
    seuls changent les mollusques hôtes
    intermédiaires.
  • Les vers adultes, mâles et femelles saccouplent
    dans les vaisseaux sanguins drainant la
    circulation veineuse vésicale pour S.
    haematobium, intestinale pour S.mansoni, S.
    japonicum, S. intercalatum.
  •  
  • Les femelles, une fois fécondées, pondent des
    ufs dans les veinules périphériques. Grâce à
    leur équipement enzymatique cytolytique et aidés
    par laction mécanique de léperon, les ufs
    embryonnés à la ponte perforent lendothélium
    capillaire puis la paroi de lorgane creux, pour
    tomber dans lorgane, et être enfin éliminés
    dans le milieu extérieur 
  • Avec les urines pour S. haematobium.
  • Dans les selles pour les autres espèces (S.
    intercalatum, S.mansoni, S. japonicum et
    S.mekongi et quelques fois S.haematobium).

39
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle 2
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
Pour éclore luf doit être en contact avec leau
(température 2530C). Dans ces conditions, et
du fait même de lhypotonicité de cette eau,
luf éclôt et libère une forme larvaire ciliée
mobile  le miracidium qui meurt (max. 24h) sil
ne trouve pas dhôte intermédiaire.   Le
miracidium pénètre à travers les téguments du
mollusque, se transforme en sporocyste primaire
qui par bourgeonnement donne lieu à des
sporocystes dits de 2ème génération qui migrent
vers lhépato-pancréas où ils se transforment en
furcocercaire. Il y a ici un phénomène de
polyembryonnie  un miracidium peut donner des
milliers de furcocercaires. Ces furcocercaires
quittent le mollusque par effraction et tombent
dans leau. Longues de 500 µ (300µ pour la queue
bifide et 200µ pour le corps allongé), les
furcocercaires sécrètent des enzymes
protéolytiques qui leur permettent dassurer
linfestation de lhôte définitif (hommes) par
pénétration transcutanée, à loccasion dun bain
aux heures chaudes de la journée. Au moment de
ce passage, les furcocercaires perdent leur queue
et seule la partie antérieure gagne les
capillaires sanguins. Elles prennent le nom de
schistosomules. Ces schistosomules sont
entraînées par le courant sanguin jusquau cur
droit puis renvoyées dans la circulation jusquau
foie, elles achèvent leur développement dans les
vaisseaux intra-hépatiques et ne gagnent leur
habitat vasculaire définitif quune fois leur
maturation achevée.
40
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
  • Cest la présence ou labsence de mollusques
    gastéropodes, hôtes intermédiaires et les
    caractères bio-écologiques propres à chaque
    espèce de mollusque qui conditionnent pour une
    large part la répartition des différentes
    espèces. Ainsi 
  • S. mansoni sétend en Afrique tropicale et
    subtropicale, en Asie du Sud-Ouest, aux Antilles
    et en Amérique du Sud.
  • S. haematobium est installé sur le continent
    africain du Maghreb jusquà Madagascar. On le
    retrouve également au Proche et Moyen Orient.
  • EN ALGÉRIE  les foyers connus sont 
  • Nord  Khemis - El Kechna
  • Djidiouia
  • El Harrach
  • Gué de Constantine
  • Réghaia
  • Sud  Djanet
  • Iherir
  • Agdal
  • Tamadjert
  •  
  • S. japonicum se trouve en Extrême Orient.
  • S. mekongi en Thaïlande et au Laos.
  • S.intercalatum nest connu quen Afrique
    équatoriale et subéquatoriale.

41
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 1
Morphologie
Définition
  • Les premiers stades de la maladie, correspondant
    à la pénétration et à la migration du parasite
    sont communs aux différentes espèces de
    schistosomes. Par contre à la phase détat les
    manifestations cliniques varient en fonction de
    la localisation des schistosomes adultes.
  • MANIFESTATIONS CLINIQUES DE LA PHASE INITIALE
  • Réactions cutanées
  • La pénétration active de la peau par les
    furcocercaires déclenche dans les 15-30 minutes
    un érythème prurigineux ou une flambée
    durticaire.
  • Ces réactions cutanées constantes et très
    marquées dans les infections à S. japonicum, sont
    moins fréquentes dans la bilharziose à S.mansoni,
    et passent souvent inaperçues dans celle de S.
    haematobium.
  •  
  • Période dinvasion
  • Cest la phase de maturation ou de migration des
    vers.
  • Elle débute après une période de latence de 2 à 4
    semaines. Elle se caractérise par des troubles
    généraux et allergiques non pathognomoniques.
  • Asthénie, anorexie, céphalées, arthralgie, fièvre
    irrégulière, hépatomégalie en règle modérée.
  • La phase de migration des formes larvaires dans
    le parenchyme pulmonaire peut se manifester par
    une toux sèche, quinteuse, irritative.
  • On note également des manifestations allergiques
    (prurit, dèmes).
  • La N. F. S. (numération de la formule sanguine) à
    ce stade révèle une hyperleucocytose avec
    hyperéosinophilie élevée en phase toxémique.

42
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 2
Morphologie
Définition
Dans linfection par S. haematobium, les
manifestations cliniques de la phase dinvasion
sont, en général discrètes, mais peuvent
persister 6 mois et lévolution est favorable,
même sans traitement. Cependant ce stade
toxémique prend un aspect particulier décrit sous
le terme de maladie ou  fièvre de Katayama 
dans linfection à S.japonicum et  fièvre des
safaris  avec S.mansoni   A cette phase
dinvasion, le diagnostic est délicat, il est
orienté par la notion dun bain infestant et par
une éosinophilie. Le diagnostic parasitologique
direct est négatif, car la mise en évidence des
ufs dans les urines ou selles ne peut se faire
avant 6 à 12 semaines. Par contre les examens
immunologiques prennent toute leur
valeur.   MANIFESTATIONS CLINIQUES DE LA PHASE
DETAT LA SCHISTOSOMOSE URO-GÉNITALE La
localisation des vers adultes et la ponte massive
dufs dans la paroi de la vessie, de luretère
et des organes génitaux expliquent la
symptomatologie uro-génitale.   ATTEINTE
VÉSICALE Au stade où la muqueuse est facilement
perméable aux ufs, lhyperhémie de la paroi
vésicale est intense et lhématurie est
fréquente. Puis apparaissent des tubercules et
les polypes témoins du regroupement de formations
granulomateuses. Deux formes de bilharziose
vésicale sont décrites  une forme dite  aiguë 
et une forme dite  chronique . La bilharziose
vésicale aiguë est une forme essentiellement
hématurique. Lhématurie est habituellement
terminale, capricieuse, souvent peu importante et
intermittente. Dysurie, pollakiurie et douleurs
mictionnelles sus-pubiennes sont fréquentes. Ces
troubles cèdent à une thérapeutique symptomatique.
43
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 3
Morphologie
Définition
  • La bilharziose vésicale chronique ou  cystite
    bilharzienne chronique , correspond à
    linstallation du tissu fibroscléreux. Il y a
    diminution de lhématurie mais on note une
    augmentation de la dysurie, de la pollakiurie et
    des douleurs mictionnelles.
  • Cependant, quelque soit le stade de latteinte
    vésicale, un certain nombre de lésions ou de
    complications peuvent être observées 
  • La surinfection est particulièrement fréquente
    dans la bilharziose vésicale, surtout dans les
    formes chroniques.
  • La formation de calculs.
  • Calcifications vésicales, révélées par la
    radiographie elles correspondent à des amas
    dufs calcifiés.
  • Tumeurs granulomateuses ou bilharziomes dues à la
    confluence des granulomes. Ces tumeurs régressent
    sous traitement.
  • Les polypes fibro-calciques se rencontrent dans
    les formes chroniques.
  • Les papillomes bilharziens.
  • Le cancer de la vessie  est un phénomène connu
    en Egypte, mais ces observations ne sont pas
    confirmées dans dautres pays dAfrique.
  • ATTEINTE URÉTÉRALE ET PYÉLO-CALICIELLE
  • - Latteinte urétérale est habituellement
    bilatérale mais asymétrique (souvent à gauche)
    elle saccompagne de douleurs. Ces douleurs sont
    soit, sourdes le long du trajet des uretères,
    soit des douleurs de type coliques néphrétiques
    en cas dobstruction aiguë par un polype.
  • - Les lésions pyélo-calicielles correspondent à
    une dilatation lente et progressive secondaire
    aux lésions urétérales et vésicales.

44
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 4
Morphologie
Définition
  • ATTEINTE URÉTRALE
  • Ne se manifeste que chez les sujets hautement
    infestés  urétrite, rétrécissements urétraux,
    fistules urétro-périnéales ou scrotales.
  •  
  • ATTEINTE RÉNALE
  • Le rein peut être le siège de processus
    physiopathologiques distincts  dépôts dufs
    dans le parenchyme rénal ou le tissu
    muqueux, lésions de la voie excrétrice conduisant
    à des néphrites tubulo-intersticielles, de
    lhydronéphrose. On observe également des
    néphropathies glomérulaires.
  • Sans traitement, les lésions excrétrices
    aboutissant à linsuffisance rénale.
  •  
  • MANIFESTATIONS GÉNITALES
  • Chez lhomme
  • Latteinte des vésicules séminales est la lésion
    génitale la plus fréquente, elle sexprime soit
    par une hypertrophie massive, soit par une
    atrophie, soit par un développement
    pseudo-kystique.
  • La spermatocystite est cliniquement muette dans
    la majorité des cas et sera donc révélée par un
    examen clinique et radiologique.
  • Latteinte de lépididyme réalise également des
    formes nodulaires.
  • Le diagnostic différentiel avec lépididymite
    tuberculeuse est délicat.
  • La prostate est souvent le siège de dépôts
    dufs.

45
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 5
Morphologie
Définition
  • Chez la femme
  • Au niveau de la vulve, les papillomes
    bourgeonnants (bourrés dufs) sont les
    manifestations les plus caractéristiques.
  • Les lésions cervico-vaginales bourgeonnantes ou
    ulcératives provoquent ménométrorragies,
    leucorrhées et douleurs.
  • Le corps utérin peut être le siège dune
    infiltration scléreuse du myomètre pouvant
    évoluer jusquau pseudo-fibromyome.
  • Endométrites et cervico-urétrites avec polyposes
    ne sont pas exceptionnelles. Les salpingites
    bilharziennes sont des salpingites
    interstitielles chroniques. Enfin, laltération
    des fonctions ovariennes est peu fréquente bien
    que les ufs soient retrouvés dans les ovaires 4
    fois sur 5.
  • Toutes ces atteintes compromettent le pronostic
    obstétrical, la stérilité étant fréquente.
  •  
  • AUTRES LOCALISATIONS
  • Bien quasymptomatique, lenvahissement du rectum
    par les ufs de S. haematobium est à titre
    diagnostique un phénomène important
  • Les atteintes intestinales, hépatiques,
    spléniques, cardiaques, pulmonaires, nerveuses
    sont peu fréquentes, mais ont une expression
    clinique superposable à celle observée dans les
    infections à S.mansoni , S. japonicum.
  •  

46
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique 6
Morphologie
Définition
  • ASPECTS CLINIQUES DES AUTRES SCHISTOSOMOSES
  • MANIFESTATIONS DIGESTIVES
  • Chez lhomme, linstallation des vers adultes de
    S.mansoni, S. japonicum, S. intercalatum dans les
    vaisseaux sanguins drainant le tube digestif et
    organes annexes détermine une symptomatologie
    intestinale qui débute 3 mois après
    linfestation.
  • Latteinte colique revêt des expressions
    cliniques diverses, localisées ou diffuses 
  • Forme latente  troubles minimes, douleurs
    abdominales fréquentes sans altérations de létat
    général. Latteinte colique existe constamment
    avec épaississement du colon et hyperhémie du
    rectosigmoïde. Lévolution vers la papillomatose
    ou la forme ulcéreuse est possible.
  • Forme dysentérique  émission fréquente de selles
    enrobées de mucus abondant, douleurs abdominales,
    état général altéré.
  • Forme ulcéreuse chronique  survient à la suite
    dune fibrose intense et localisée qui, en
    comprimant les vaisseaux sanguins, provoque
    lapparition de zones ulcérées.
  • Complication hépatosplénique  dans toute
    bilharziose, existe une atteinte hépatique dés le
    début de linfection où prédominent les lésions
    inflammatoires chroniques (S. japonicum et
    S.mansoni), avec un pronostic souvent sombre
  • (risque dhémorragies digestives par rupture de
    varices oesophagiennes).

47
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 1
Clinique
Morphologie
Définition
Lhyperéosinophilie na dintérêt diagnostique
quà la phase toxémique. DIAGNOSTIC DIRECT Examen
des urines Les ufs de S. haematobium sont
recherchés dans le culot de centrifugation des
urines, recueillies après effort physique, de
préférence sur la première miction du matin. En
période hématurique, lexamen pourra être fait
directement ou par écrasement dun petit caillot
sanguin. Examen des selles La recherche des ufs
de S.mansoni, S.japonicum et de S.intercalatum se
fera par examen direct, par la méthode de Kato.
La découverte des ufs de S.haematobium est
possible, mais rare (1 des examens de selles).
Numération des ufs Cest la charge parasitaire
totale et la charge parasitaire moyenne, utile
avant traitement et pour les enquêtes
épidémiologiques. On utilise le Kato quantitatif
et le recueil dune quantité donnée durines
passée à travers un papier filtre. LES
TECHNIQUES IMMUNOLOGIQUES EIles sont utiles,
voire indispensables  - Après un examen
parasitologique direct négatif. - Dans la
surveillance épidémiologique. - Dans le suivi
dune thérapeutique.   En pratique, il est
possible dutiliser des antigènes hétérologues
S.mansoni ou S. bovis en raison des nombreuses
communautés antigéniques mais également en raison
de leurs meilleures adaptations aux rongeurs de
laboratoire.
48
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 2
Clinique
Morphologie
Définition
RÉACTIONS UTILISANT DES ANTIGÈNES FIGURÉS 1
-Antigènes figurés vivants Réaction de la
membrane de Vogel et Minning. Elle consiste en un
dédoublement de la cuticule des cercaires
vivantes sous laction des anticorps sériques du
malade. Cest une réaction spécifique du genre
schistosoma dapparition précoce (positive à la
phase dinvasion et se négative à la guérison),
de réalisation délicate, voire dangereuse car
risque de contamination   Réaction de
précipitation péri-ovulaire d Oliver Gonzales
(circum-ova). Cest la formation de précipités
autour dufs vivants en présence de sérum de
malade. Spécifique despèce, cette réaction se
positive seulement en période détat et se
négative longtemps après traitement.   2 - Coupe
à la congélation dantigènes figurés  pour
limmunofluorescence indirecte. Cette technique
est réalisée sur des coupes à la congélation de
cercaires ou de vers adultes, soit fixés
directement, soit après incorporation dans du
tissu cardiaque (de hamster par exemple). On
utilise des anticorps anti-Ig marqués à
lisothiocyanate de fluorescéine. Si le sérum du
malade contient des anticorps anti-schistosome,
il se forme un complexe fluorescent au contact de
lantigène fixé, et après addition danticorps
anti-Ig fluorescents.  
49
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic 3
Clinique
Morphologie
Définition
TECHNIQUES UTILISANT DES ANTIGÈNES SOLUBLES -
Réaction de fixation du complément Technique de
Kolmer utilise un antigène délipidé afin
d'éviter les fausses réactions. - Réaction de
précipitation en gel L'application de ces
réactions par Biguet et Capron a permis l'étude
des différents composants antigéniques de
schistosomes. - L'immunoélectrophorèse permet de
distinguer des fractions spécifiques de genre
(Arc 4) ou d'espèce (Arc 8 S. mansoni). -
L'électrosynérèse permet une révélation rapide
des anticorps, par présence darcs de
précipitations. - Réaction d'hémagglutination
passive. - ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent
Assay) - Radio-Immuno-Assay.  permet un
diagnostic plus spécifique, elle est utilisée
pour l'étude de nombreux paramètres de la réponse
humorale et cellulaire.   Toutes ces réactions
sérologiques sont fréquemment faiblement
positives, voire même négatives en phase
chronique, mais la montée des taux des anticorps
après traitement est un critère defficacité
thérapeutique.
50
SCHISTOSOMOSES BILHARZIOSES
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
TRAITEMENT Toute bilharziose évolutive doit être
traitée afin déviter les complications, on
utilise  Biltricide (Praziquantel)  40mg/kg
per os en 1 ou 3 prises en un seul jour chez
ladulte. Bonne tolérance, nécessite parfois une
2ème cure en cas déchec. Actif sur les 4
espèces. Oxamniquine Vansil  capsules dosées à
250 mg, sirop dosé à 50 mg/ml. 15mg/kg per os en
une ou deux prises, un ou deux jours de
traitement. La tolérance est bonne, seuls
quelques vertiges ont été constatés. Il est
seulement efficace sur S.mansoni et son activité
est 10 fois plus importante que celle du
Niridazole. Métrifonate est uniquement actif sur
S. haematobium, comprimé à 100 mg, il
sadministre à la posologie de 7,5 à 10mg/kg en
deux prises à 15 jours dintervalle. Niridazole
(Ambilhar ) a été retiré de la nomenclature
internationale à cause de ses effets secondaires.
Quelque soit le traitement utilisé, il est
nécessaire de faire un contrôle biologique, car
aucun traitement de la bilharziose nest
actuellement efficace à 100. Contrôler au bout
dun mois et demi après traitement, temps
nécessaire pour obtenir une négativation des
examens directs. PROPHYLAXIE - Education
sanitaire des malades - Traitement de masse des
populations exposées. - Lutte conter les
mollusques par  Moyens chimiques 
Molluscicides (Niclosamide, Pentacholorophénate
de Na, sulfate de cuivre, N-Trityl-morphine). Inco
nvénient  ce sont des produits toxiques pour la
faune et flore aquatiques. Moyens biologiques 
Asséchement des eaux, Destruction des végétaux
qui servent de support et de nutriments pour les
mollusques, Introduction de prédateurs 
poissons, Rupture de léquilibre biologique par
lapport dune faune de substitution (mollusque
non cible), mollusques compétiteur .
51
LES DISTOMATOSES
Définition
  • On regroupe sous le nom de distomatoses des
    infections dorigine parasitaire, dues à des
    douves ou distomes. Les distomatoses sont des
    maladies cosmopolites dues à des vers plats
    hermaphrodites à corps foliacé, non segmenté et
    pourvus de deux ventouses, avec un tube digestif
    dépourvu danus. Appartenant à la classe des
    trématodes, les douves se caractérisent suivant
    leur localisation et leur espèce en 
  • DISTOMATOSES HÉPATO-BILIAIRES
  • Grandes douves Fasciola hepatica
  • Fasciola gigantica 
  • Opisthorchidae Clonorchis sinensis
  • Opisthorchis viverrini
  • Opisthorchis felineus
  • Petite douve du foie Dicrocoelium dendriticum
  • DISTOMATOSES INTESTINALES
  • Fasciolopsis buski
  • Metagonimus yokogawai
  • Heterophyes heterophyes
  • DISTOMATOSES PULMONAIRES
  • Paragonimus ringeri ou westermani
  • Paragonimus kellicotti
  • Paragonimus africanus
  • DISTOMATOSES ERRATIQUES
  • Distomatose buccopharyngée (Halzoun)
  • Distomatose pancréatique  ce serait en fait une
    complication des distomatoses à Opisthorchidae

52
LA FASCIOLOSE à Fasciola hepatica
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
La fasciolose (fasciolase) ou distomatose à
Fasciola hepatica est une maladie cosmopolite des
pays délevage. Cest une affection rare due à
la présence dans les canaux biliaires
(distomatose hépato-biliaire), de grandes douves
après ingestion de végétaux (cresson sauvage)
hébergeant la forme infestante.
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LA FASCIOLOSE à Fasciola hepatica
Cycle
Répartition
Traitement
Diagnostic
Clinique
Morphologie
Définition
LADULTE Fasciola hepatica, est un ver long de 15
à 35 mm, large de 4 à 12 mm, non segmenté aplati
et foliacé, blanc au centre, plus foncé sur les
bords, plus large en avant quen arrière et
présente antérieurement un rétrécissement
brusque  le cône céphalique, portant la ventouse
buccale. Les ventouses jouent également le rôle
dorganes de locomotion en permettant des
mouvements de reptati
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