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La sous-performance suivant le sexe : de quels gar

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Rapport de recherche du TDSB (2006) Grade 9 Cohort Study 2000-2005, Toronto. ... Ils ajoutent que ce ph nom ne a t accompagn d'une industrie de conseil ... – PowerPoint PPT presentation

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Title: La sous-performance suivant le sexe : de quels gar


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La sous-performance suivant le sexe de quels
garçons et filles parlons-nous?
  • Wayne Martino et Goli Rezai-Rashti
  • Faculty of Education
  • Université de Western Ontario

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Sources
  • AAUW (American Association of University Women)
    (2008) Where the girls are The facts about
    gender equity in education. Washington, DC.
  • http//www.aauw.org/research/whereGirlsAre.cfm
  • Rapport de recherche du TDSB (2006) Grade 9
    Cohort Study 2000-2005, Toronto.
  • http//www.tdsb.on.ca/wwwdocuments/about_us/exter
    nal_research_application/docs/grade9cohort2000-200
    5execsum.pdf
  • Mead, S. (2006) The truth about boys and girls.
    Washington, DC. Education Sector.
  • http//www.educationsector.org/research/research_
    show.htm?doc_id378705
  • Rapport du Ministère de l'Éducation, du Loisir et
    du Sport (2004) La réussite des garçons des
    constats à mettre en perspective.
  • http//www.mels.gouv.qc.ca/Stat/recherche/Reussite
    _garcons.pdf
  • Martino, W. Rezai-Rashti, G. (2006-2009)
    Investigating the influence of male elementary
    school teachers as role models in elementary
    schools. Projet 410-2006-1158 financé par le
    CRSH.

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Introduction Au-delà d'une idée fausse de
l'écart de rendement
  • Une meilleure compréhension étayée dinformation
    au sujet de la sousperformance des garçons que le
    tableau présenté par les médias populaires et les
    responsables de politiques quels groupes de
    garçons et quels groupes de filles sont le plus à
    risque?
  • La soi-disant crise que connaissent les garçons
    est également alimentée par un manque
    d'information solide. En dépit de l'existence
    d'une masse de statistiques sur le rendement des
    garçons et des filles à l'école, nous en savons
    très peu sur les raisons de lexistence de
    différences ou sur leur importance. (Citation
    traduite de Mead, 2006, p. 14).
  • Un grand nombre d'éléments, y compris des
    facteurs biologiques, développementaux, culturels
    et éducatifs, influencent la réussite des garçons
    et filles à l'école.Toutefois, il est
    incroyablement ardu de démêler ces diverses
    influences. (Citation traduite de Mead, 2006, p.
    14).
  • Le manque de preuves étayées par de solides
    recherches confirmant ou réfutant une hypothèse
    particulière a créé un terrain fertile pour
    toutes sortes de personnes qui se sont emparées
    de la crise chez les garçons pour attirer
    l'attention sur leurs dossiers favoris dans le
    domaine éducatif, culturel ou idéologique.
    (Citation traduite de Mead, 2006, p. 14).
  • Au lieu de considérer les garçons comme un groupe
    homogène, il faut désagréger les données selon
    de multiples caractéristiques qui se recoupent
    dont sexe, classe, race, sexualité, ethnicité
    et lieu géographique.

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Faits connus au sujet des garçons et des filles
qui sont sousperformants
  • Rapport 2008 de l'AAUW Situation actuelle des
    filles
  • Il n'existe pas de données disponibles
    désagrégées selon le sexe, la race/l'ethnicité et
    le revenu familial.
  • Les différences entre les sexes dans les
    résultats scolaires varient en fonction de la
    race/l'ethnicité et du niveau de revenu familial
    également... et elles ne peuvent être bien
    comprises sans prendre en considération la
    race/l'ethnicité, et le revenu familial.
  • L'écart dans le rendement associé à la race/au
    revenu est plus important que celui entre les
    sexes dans des évaluations normalisées comme la
    NAEP, le SAT et l'ACT, les enfants des familles
    avec le plus faible revenu obtiennent les
    résultats les plus faibles dans les tests en
    moyenne, et une augmentation graduelle du revenu
    familial est associée à une hausse des résultats
    de tests. La race/l'ethnicité sont aussi
    fortement associées aux résultats de tests avec
    des notes en moyenne plus basses chez les enfants
    afro-américains et hispaniques que chez les
    enfants de race blanche et asiatique
    américains.(Citation traduite, p.10)

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  • Rapport de recherche du TDSB
  • Le TDSB a suivi les résultats des élèves d'écoles
    secondaires de Toronto dans un nouveau programme
    d'études de quatre ans en Ontario selon la
    race/l'ethnicité et le revenu familial de la
    population d'élèves.
  • Les élèves qui ont été déteminés comme le plus à
    risque de décrochage sont ceux qui sont nés dans
    les Caraïbes de langue anglaise, en Amérique
    centrale et en Amérique du Sud/au Mexique et en
    Afrique de l'Est.
  • En particulier, les élèves qui parlent portugais,
    espagnol et somali présentent un risque élevé de
    décrochage.
  • Ces groupes d'élèves ont plus de probabilités
    d'échouer au test de compétences linguistiques de
    10e année, non les garçons de classe moyenne.
  • Le statut à risque était lié de près au revenu
    familial. À la fin des études secondaires, les
    élèves dans la catégorie la plus basse de revenu
    représentaient un taux de décrochage de
    trente-trois pour cent par rapport à onze pour
    cent des élèves appartenant à la classe de revenu
    la plus élevée.

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  • Mead, S. (2006) The truth about boys and girls.
  • Il n'existe pas de doute que quelques groupes de
    garçons, notamment les enfants hispaniques et
    ceux de couleur foncée appartenant à des familles
    à faible revenu, ont des problèmes réels. Ce
    n'est cependant pas le sexe, mais la race et la
    classe socioéconomique qui sont des facteurs
    déterminants pour eux. Pour les garçons pauvres
    et appartenant à des minorités, il serait bien
    plus utile de combler les écarts sur le plan
    racial et économique que de réduire les écarts
    entre les sexes de plus, concentrer toute
    l'attention sur les différences sexuelles
    pourrait détourner l'attention de problèmes plus
    importants qui confrontent ces enfants et
    adolescents. (p. 3).
  • Les éducateurs, les parents et les responsables
    de politiques devraient donc considérer avec un
    certain scepticisme des propositions simplistes
    qui ont pour objet de résoudre la crise menaçant
    les garçons, telles qu'un plus grand nombre
    d'écoles non mixtes, l'application de techniques
    d'enseignement selon le sexe de l'enfant, ou le
    financement de nouveaux programmes fédéraux
    destinés à améliorer la réussite des garçons. Le
    rapport étroit qui existe entre les difficultés
    confrontant certains garçons et des défis
    éducatifs complexes, comme des écarts de réussite
    selon des facteurs raciaux et économiques, la
    réforme d'écoles secondaires, et l'éducation de
    l'enfance en difficulté, semblerait indiquer que
    des solutions toutes prêtes ont peu de chances de
    résoudre les problèmes éprouvés par de nombreux
    garçons. Chacune de ces idées peut avoir un
    certain mérite, mais il existe peu de recherches
    ou de preuves solides en ce qui concerne leur
    efficacité (p. 18-19).

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  • Rapport du ministère de l'Éducation du Québec
    (2004)
  • Il est important d'éviter des généralisations
    la plus grande partie des garçons obtiennent de
    bons résultats à l'école.
  • Les garçons ne sont pas un groupe homogène le
    milieu joue un rôle important.
  • Il existe une forte corrélation entre l'adhésion
    à des stéréotypes sexuels et l'échec scolaire.
  • Dans certains conseils scolaires et dans
    certaines écoles, l'écart de réussite entre les
    sexes est très étroit ou négligeable.
  • Les conclusions tirées correspondent aux données
    statistiques rapportées par l'AAUW et le TDSB au
    sujet des écarts en matière de réussite suivant
    les lignes de la race/de l'ethnicité et de la
    classe.

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Besoin d'étude qualitative et de cadres
analytiques
  • L'analyse statistique doit être étayée par
    l'étude qualitative ainsi que par des cadres
    analytiques qui peuvent tenir compte
    d'interconnexions complexes de particularités
    telles que le sexe, la race, l'ethnicité, la
    sexualité, la classe sociale et leur effet cumulé
    pour des populations ciblées.
  • La base de recherche comporte des contradictions
    internes. En conséquence, il est facile d'y
    trouver un fondement superficiel pour une vaste
    gamme d'explications, mais il est difficile pour
    les médias et le public d'évaluer la qualité des
    preuves citées - ou s'il s'agit vraiment de faits
    appropriés - dont ils disposent pour tirer des
    conclusions fermes. Il existe donc une sorte de
    marché libre pour les théories sur les raisons
    pour lesquelles les garçons ont des résultats
    scolaires inférieurs aux filles, et les parents,
    les éducateurs, les médias et le public
    choisissent de croire aux explications présentées
    avec le marketing le plus convaincant et le plus
    en harmonie avec leurs préférences préalables
    (Traduction de citation de Mead, 2006, p. 14).
  • Alloway et autres (2002) soutiennent que
    l'engagement des garçons vis-à-vis de la
    littératie est souvent déterminé par la manière
    dont ils apprennent à établir des relations avec
    autrui et à comprendre leur nature, ce qui, en
    retour, est influencé par des questions de
    culture et d'identité qui ne peuvent se réduire à
    des différences biologiques dordre sexuel.

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Recherche sur le sexe du cerveau
  • La recherche sur le sexe du cerveau et les
    théories sur les différences biologiques entre
    garçons et filles a servi a soutenir des
    généralisation sans fondement et des
    simplifications abusives .
  • Le bon sens' et des notions tenues pour
    acquises au sujet des différences entre les
    garçons et les filles sont expliqués comme des
    caractères biologiques donnés sans aucun effort
    pour tenter d'expliquer le fait qu'il existe des
    différences entre les garçons en tant que groupe
    et que ces différences ne peuvent s'expliquer de
    manière suffisante par leur sexe physique.
  • Gilbert Gilbert (1998) La recherche sur le
    cerveau signale des différences dans certains
    traits comme la taille et la structure du cerveau
    chez les femmes et les hommes, en dépit du fait
    que cette conclusion est controversée et fondée
    sur des échantillons extrêmement limités. On a
    aussi des preuves que lorsque les hommes et les
    femmes accomplissent des tâches particulières, il
    existe des différences selon le sexe dans le
    domaine du cerveau concerné. Cependant des études
    importantes ont établi qu'il n'existait pas de
    différence notable de taille en fonction du sexe
    et que certaines parties du cerveau sont plus
    volumineuses chez les hommes tandis que d'autres
    le sont chez les femmes. Certaines suppositions
    préalables au sujet des différences relevant du
    sexe dans les structures du cerveau n'ont pas été
    confirmées par la recherche subséquente. De plus,
    l'assertion que le cerveau est connecté d'une
    manière particulière est propre à induire en
    erreur, comme si le cerveau fonctionnait de
    manière similaire à celle de dispositifs
    électroniques à raccordement fixe. Cela va à
    l'encontre de la souplesse et de l'interactivité
    du cerveau qui est démontrée, par exemple, par le
    fait que des fonctions particulières peuvent
    utiliser des parties différentes du cerveau selon
    le moment. (p. 38).

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  • Younger et Warrington (2005) soutiennent que des
    démarches non critiques et non réflexives dans
    l'application d'un programme d'études plus
    favorable aux garçons sont fondées sur des
    perspectives théoriques qui adhèrent à l'idée des
    différences dans les écoles en raison du sexe du
    cerveau. Ils ajoutent que ce phénomène a été
    accompagné d'une industrie de conseil associée à
    l'enseignement des garçons qui favorise des
    initiatives d'apprentissage fondées sur le
    cerveau et souligne le besoin de se plier aux
    styles d'apprentissage particuliers des garçons,
    en dépit de la base limitée de preuves. (p.
    75)
  • Il est notoirement difficile d'établir un lien
    de cause à effet entre des observations sur la
    structure du cerveau ou l'activité et le
    comportement humain, ce qui est un point que les
    scientifiques s'attachent souvent à souligner.
    Exactement comme la corrélation ne signifie pas
    toujours une causation en recherche en sciences
    sociales, la corrélation entre les différences de
    structures du cerveau et les différences
    observées dans le comportement masculin et
    féminin ne signifient pas nécessairement que le
    premier point implique le second. (Citation
    traduite de Mead, 2006, p 15)

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Le sexe de l'enseignant a-t-il de l'importance?
  • On croit communément que les enseignants
    masculins auront un effet appréciable sur
    l'apprentissage des garçons dans les écoles.
  • Après une étude fondée sur des entretiens avec
    soixante-dix enseignantes et enseignants, des
    inspections dans vingt classes d'enseignantes et
    enseignants et des entretiens/discussions
    officieux avec des élèves, nous avons découvert
    que le sexe d'un enseignant ne semblait pas avoir
    d'influence directe sur l'évaluation de
    l'efficacité de l'enseignant par les élèves. La
    qualité de l'enseignement et son efficacité ne
    peuvent être expliqués par le sexe de
    l'enseignant.
  • Les élèves décrivent les qualités d'un enseignant
    et son efficacité en ces termes la capacité de
    se montrer chaleureux et amical avec les élèves
    tout en sachant établir de fermes limites pour
    l'apprentissage et les rapports en classe de
    l'enthousiasme pour la matière et la capacité
    d'expliquer le matériel et de le présenter de
    manière intéressante par la résolution de
    problèmes et par des activités engageant leur
    participation la capacité d'établir un rapport
    entre le programme d'études et la vie quotidienne
    des élèves et leurs expériences.
  • On a trouvé des indications d'effets positifs
    dans le cas de l'affiliation ethnique ou raciale
    d'une enseignante ou enseignant avec des élèves
    venant de minorités. Ce fait semblait cependant
    plus en rapport avec une question de
    représentation étant donné la nature des groupes
    de minorités dans des écoles en milieu urbain
    défavorisé dans une ville telle que Toronto.

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CONCLUSION
  • La désagrégation et la diffusion des données
    concernant le rendement par le sexe, la
    race/lethnicité et le revenu familial
    constituent une démarche mieux informée sur
    l'approche à adopter au sujet de l'écart entre
    les sexes.
  • Une approche mieux informée en matière
    d'application de stratégies associées à une
    réforme sexuelle pour résoudre le problème de la
    sousperformance chez les garçons figure dans le
    rapport suivant
  • Il existe plus de différences d'un garçon à
    l'autre ou d'une fille à l'autre que de
    différences prises globalement quand on compare
    les groupes de garçons aux groupes de filles. On
    ne peut donc attribuer à un genre des
    caractéristiques qui apparaissent innées alors
    que nous sommes en face d'un groupe où
    l'hétérogénéité domine. (Ministère de
    l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec,
    2004, p. 16) Lorsque nous posons des questions et
    cherchons des solutions, nous ne devons pas
    recourir à des stratégies improvisées basées sur
    des renseignements non scientifiques ou adopter
    hâtivement des solutions radicales, mais au lieu
    de cela, nous devons nous fier à des expériences
    de contrôle et à des initiatives relevant d'une
    recherche solide. (Citation traduite de Mead,
    2006, p. 18)
  • Quelque aperçu de la manière dont la construction
    sociale de masculinité s'intersecte avec d'autres
    caractéristiques telles que la race, l'ethnicité,
    la sexualité et la classe sociale pour influencer
    les résultats des garçons et l'engagement
    vis-à-vis de l'école.
  • Les parents, les éducateurs et les responsables
    de politiques pourraient et devraient intervenir
    de plusieurs manières, mais la première priorité
    est de ne pas paniquer. Les résultats des garçons
    s'améliorent globalement, certains écarts entre
    les sexes sont moins importants que les rapports
    médiatiques ne le laissent entendre et de
    nombreux garçons réussissent à l'école en dépit
    des moyennes. (p. 18).
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